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Commu­niqué de Ensemble!- Sur la situa­tion en Irak

 

Le Moyen Orient connaît une nouvelle catas­trophe avec l’of­fen­sive mili­taire de « L’État Isla­mique » visant aujourd’­hui le Kurdis­tan irakien, qu’ac­com­pagne son cortège de massacres et de persé­cu­tions dont sont victimes chré­tiens irakiens, yézi­dis, chiites de la région et sunnites oppo­sés à ce projet.

Notre soli­da­rité va aux forces qui résistent aux pratiques crimi­nelles et au projet réac­tion­naire de « L’État Isla­mique » : les forces kurdes dans le Kurdis­tan irakien et syrien, les révo­lu­tion­naires syriens. Ce sont ces forces qu’il faut soute­nir.

Ce sont d’armes, de rensei­gne­ments, de soutien aérien et logis­tique, d’aide huma­ni­taire dont ont besoin les Kurdes et les Syriens. Il convient que ceux qui en disposent les leur four­nissent.

Si des initia­tives exté­rieures s’im­posent, qui devraient se faire sous mandat de l’ONU, cela ne doit pas empê­cher de contes­ter l’en­semble de la poli­tique menée de longue date dans la région par les diffé­rents gouver­ne­ments occi­den­taux, en colla­bo­ra­tion avec certains régimes moyens-orien­taux réac­tion­naires et corrom­pus. Poli­tique qui porte une grande respon­sa­bi­lité dans la situa­tion actuelle.Il s’agit, au premier chef, des guerres menées par les États-Unis, qui au-delà du renver­se­ment de Saddam Hussein ont œuvré à la désta­bi­li­sa­tion de l’Irak. Celle-ci étant depuis aggra­vée par la poli­tique dicta­to­riale et sectaire du gouver­ne­ment Maliki mis en place et soutenu par l’Ad­mi­nis­tra­tion améri­caine.

A quoi il faut ajou­ter le choix de lais­ser isolée et sans soutien effec­tif la révo­lu­tion syrienne, qui se trouve confron­tée à la double barba­rie du régime al-Assad, qui mène une guerre féroce contre son peuple, et des menées sauvages de « l’État Isla­mique ».

Aujourd’­hui encore, en soute­nant le gouver­ne­ment israé­lien qui mène une guerre crimi­nelle contre la popu­la­tion de Gaza, et vise à empê­cher toute possi­bi­lité de paix juste avec le peuple pales­ti­nien, ces mêmes régimes, ne font qu’at­ti­ser les tensions dans l’en­semble de la région.

La gravité de la situa­tion doit invi­ter à enga­ger une poli­tique radi­ca­le­ment oppo­sée à celle menée jusque-là, de rupture avec les diffé­rents régimes dicta­to­riaux, de soutien aux révo­lu­tion­naires et démo­crates syriens, d’aide massive aux popu­la­tions, d’ap­pui au peuple kurde dans sa lutte pour impo­ser ses droits, pour un projet soli­daire de déve­lop­pe­ment de la démo­cra­tie et de l’éco­no­mie pour l’en­semble de la région.

Paris, le 11 août 2014.

 

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