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La CGT appelle à une mani­fes­ta­tion le 12 septembre contre la Nouvelle Loi Travail de Macron

Réforme du droit du travail : le double jeu du gouver­ne­ment

Le gouver­ne­ment a engagé des rencontres avec les orga­ni­sa­tions syndi­cales et patro­nales sur la réforme du droit du travail. Chaque orga­ni­sa­tion est reçue indi­vi­duel­le­ment, en tout et pour tout six fois une heure, pour 120 ans d’his­toire sociale ! La CGT a décidé de parti­ci­per à ces réunions avec un double objec­tif :
-  avoir une légis­la­tion du travail renforçant les droits de l’en­semble du monde du travail (sala­riés et non-sala­riés) ;
-  dénon­cer l’idée selon laquelle les droits collec­tifs seraient respon­sables du chômage. 
Sur la base d’un docu­ment de 15 pages, la CGT a mis sur la table des propo­si­tions allant dans ce sens. Personne ne peut donc évoquer la déser­tion et le refus de discu­ter de la CGT dans ce proces­sus.


Où en est-on à ce jour ?
D’un côté, les syndi­cats sont reçus sans que le minis­tère ne dévoile préci­sé­ment ses inten­tions. De l’autre, il faut lire la presse pour décou­vrir les prin­ci­pales mesures du futur projet de loi. 
On y apprend, par exemple, qu’un CDI de « projet », dans la droite ligne du CPE (Contrat Première Embauche) rejeté par la rue en 2006, serait créé pour allon­ger dans le temps la préca­rité et pour suppri­mer toutes contraintes finan­cières pour les employeurs. Ce n’est ni plus ni moins qu’une vieille reven­di­ca­tion du Medef. 
On y apprend égale­ment qu’il serait laissé la possi­bi­lité de licen­cier des sala­riés qui refu­se­raient d’adap­ter leur contrat de travail à un accord d’en­tre­prise, même mino­ri­taire. Dès lors, un sala­rié refu­sant une baisse de son salaire prévu dans un accord serait licen­cié sans possi­bi­lité de recours.
Et la liste est longue…


Alors que 70% de l’opi­nion publique et une majo­rité de syndi­cats ont rejeté la loi dite El Khomri, ce gouver­ne­ment veut écrire une loi pire que la précé­dente !
La CGT refuse de servir d’alibi ou de faire-valoir dans le cadre d’un dialogue social pipé d’avance. 
Nous refu­sons d’ores et déjà d’en­tendre dire fin septembre que les ordon­nances, présen­tées par le gouver­ne­ment, auraient été co-élabo­rées avec les syndi­cats. C’est pourquoi notre orga­ni­sa­tion a lancé une campagne d’in­for­ma­tion, de débat mais aussi de mobi­li­sa­tion dans les services, les entre­prises et les terri­toires, dans le public comme dans le privé. Ces initia­tives se prolon­ge­ront tout l’été car il n’est pas ques­tion d’ac­cep­ter ce marché de dupes.
La CGT consi­dère que la mobi­li­sa­tion doit s’am­pli­fier, s’an­crer sur tous les lieux de travail, dans un cadre unitaire le plus large possible. La rentrée de septembre doit être la traduc­tion des résis­tances, du mécon­ten­te­ment et d’une volonté de chan­ge­ment en matière écono­mique et sociale. 
C’est pourquoi elle propose de faire du 12 septembre, une jour­née d’ac­tion et de grève dans toutes les entre­prises et services.

DÉCLARATION DE LA COMMISSION EXÉCUTIVE CONFÉDÉRALE

Montreuil, le 27 juin 2017

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