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Un rassem­ble­ment pour la Pales­tine réussi

Un public plus nombreux qu’à l’ha­bi­tude pour écou­ter la lecture de poèmes de Mahmud Darwish, le slam de Wolve­riMe, la décl­ra­tion du collec­tif Pales­tine et enfin le lâcher de colombes pour la paix en Pales­tine

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Inter­ven­tion au nom du Collec­tif Pales­tine

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15 novembre 2014 Place du Palais de Justice Poitiers

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Chers amis de l’in­di­gna­tion, de la justice et de la mémoire,

Après 51 jours de déluge de fer, de feu, de sang sur la Bande de Gaza, les forces sionistes n’ont pas réussi à faire plier la résis­tance pales­ti­nienne cet été. Lais­sant derrière elles un champ de ruines et de morts, elles ont du se replier, aban­don­nant aux puis­sances occi­den­tales et arabes la charge de payer les dégâts qu’elles ont commis.
Mais pendant que les ballets diplo­ma­tiques reprennent de plus belle, en coulisse, les plans israé­liens de conquête de toute la Pales­tine n’ont pas changé. Dès le lende­main du cessez-le-feu du 26 août dernier Israël a volé 400 hectares de terres dans le gouver­no­rat de Beth­léem, et annoncé depuis la construc­tion de centaines de loge­ments à Jéru­sa­lem. Aujourd’­hui, c’est la branche reli­gieuse extré­miste qui est mise en avant par l’oc­cu­pant pour s’ac­ca­pa­rer l’Es­pla­nade des Mosquées avec la volonté de détour­ner le conflit colo­nial vers un conflit reli­gieux.
Mais alors que d’autres conflits dans le monde suscitent des réac­tions et condam­na­tions immé­diates, les carnages et destruc­tions commis par Israël béné­fi­cient d’une impu­nité qui accré­dite l’idée de l’ac­cep­ta­tion de la version israé­lienne de légi­time défense. Tout sens critique dispa­rait si l’on n’en revient pas toujours au contexte idéo­lo­gique et histo­rique du conflit à savoir une poli­tique géno­ci­daire israé­lienne toujours plus massive. Cette poli­tique est moins le produit d’une inten­tion inhu­maine de la part d’Is­raël que le résul­tat inévi­table de sa stra­té­gie globale envers non seule­ment la Pales­tine mais envers toutes les régions occu­pées.
Il est essen­tiel de rappe­ler ce contexte car la machine de propa­gande israé­lienne essaie encore et encore de présen­ter sa poli­tique hors de tout contexte et de faire du prétexte qu’elle trouve pour chaque nouvelle vague de destruc­tions, la justi­fi­ca­tion d’une nouvelle série de massacres. Or cette stra­té­gie israé­lienne, qui désigne sa poli­tique brutale comme une réponse adéquate à telle ou telle action pales­ti­nienne est aussi vieille que la présence sioniste en Pales­tine. Elle a été utili­sée à maintes reprises pour concré­ti­ser la vision sioniste d’un Israël qui couvre entiè­re­ment la Pales­tine histo­rique avec le moins possible de Pales­ti­niens natifs, voir aucun. Les moyens changent mais l’objec­tif reste le même.
Pour faire taire ceux qui comme nous critiquent et condamnent cette poli­tique natio­na­liste, raciste et ségré­ga­tion­niste, la propa­gande sioniste cherche à détour­ner notre atten­tion vers d’autres faits horribles qui se passent ailleurs dans le monde.
« Allez donc voir en Irak ou en Syrie » nous dit-on souvent. Comme si le chaos qui règne dans tout le Proche Orient était sans rapport avec l’ac­ti­visme inter­na­tio­nal d’Is­raël. Oui, ce qui se passe en Irak et en Syrie est horrible. Mais il y a une diffé­rence énorme entre ces pays et la bruta­lité israé­lienne : les premiers sont condam­nés comme barbares et inhu­mains dans le monde entier pendant que les atro­ci­tés commises par Israël sont toujours publique­ment auto­ri­sées et approu­vées par le Président des États-Unis, les diri­geants de l’Union euro­péenne et d’autres amis d’Is­raël dans le monde.
Pour sortir de cette situa­tion catas­tro­phique, nous n’avons guère d’autre issue que de fonder notre action sur la défense de droits humains et de droits civils qui ne fait aucune distinc­tion entre une viola­tion et une autre, et qui iden­ti­fie clai­re­ment la victime et les agres­seurs. L’im­por­tant n’est pas l’iden­tité reli­gieuse de ceux qui commettent les atro­ci­tés et au nom de quelle reli­gion ils prétendent parler. Ils doivent tous être trai­tés de la même manière.
Un monde qui cesse­rait son deux poids deux mesures dans ses rela­tions avec Israël est un monde qui pour­rait être plus effi­cace dans ses réponses aux crimes de guerre perpé­trés ailleurs dans le monde. Arrê­ter le géno­cide incré­men­tiel dans Gaza et resti­tuer aux Pales­ti­niens leurs droits humains et civils fonda­men­taux, où qu’ils soient, donc y compris le droit au retour, sont le seul moyen d’ou­vrir de nouvelles pers­pec­tives pour une inter­ven­tion inter­na­tio­nale effi­cace pour l’en­semble du Moyen-Orient.
Nous, Collec­tif Pales­tine, consti­tué suite à l’agres­sion israé­lienne de cet été contre la Bande de Gaza, avons décidé de main­te­nir la perma­nence d’ac­tions pour rappe­ler que rien n’est réglé sur place comme le démontre malheu­reu­se­ment et tris­te­ment l’ac­tua­lité, et pour être l’écho de la résis­tance pales­ti­nienne et de sa volonté poli­tique : la libé­ra­tion de la Pales­tine.
La paix ne peut pas passer par la capi­tu­la­tion du peuple pales­ti­nien, elle passe par la libé­ra­tion natio­nale.
Le siège inhu­main et illé­gal de Gaza ne peut pas être négo­cié avec Israël, la liberté des Pales­ti­niens n’est pas négo­ciable.
Les crimes de guerre ne peuvent pas faire l’objet de discus­sion. Ils doivent être condam­nés et punis.
Il est temps que ces prin­cipes univer­sels ne tombent pas sous les bombes israé­liennes comme les morts pales­ti­niens.
A ce titre, cette action aujourd’­hui devant le Palais de Justice est double­ment symbo­lique. D’abord, parce que le lieu rappelle que sans justice il ne peut y avoir de liberté et de paix. Ensuite, parce que l’en­vol des colombes, oiseaux dont la parti­cu­la­rité est de retour­ner sur leur lieu d’ori­gine, est une méta­phore du droit au retour des Pales­ti­niens, droit déclaré inalié­nable par l’ONU et par les Conven­tions inter­na­tio­nales. Ainsi les colombes, symbole de la paix, nous rappelle que la paix passe par le retour.
Mais nous dispo­sons égale­ment d’autres armes, et en parti­cu­lier de celle du boycott, comme nous le  demandent avec force les Pales­ti­niens depuis 2005 et come ils l’ont réaf­firmé avec force le 5 septembre dernier en ces termes : « Nous vous exhor­tons à soute­nir le peuple pales­ti­nien dans son ensemble et à exiger qu’Is­raël soit tenu respon­sable pour les crimes de guerre et crimes contre l’hu­ma­nité qu’il a commis et conti­nue de commettre contre le peuple pales­ti­nien partout. Nous vous exhor­tons à inten­si­fier les campagnes de boycott, désin­ves­tis­se­ment et sanc­tions (BDS) pour isoler davan­tage Israël sur les plans écono­mique, mili­taire, cultu­rel et acadé­mique. »
A l’inexis­tence de pres­sions exer­cées par les Etats membres de l’ONU, substi­tuons une pres­sion exer­cée par les peuples pour qu’Is­raël en revienne au droit commun. Nous ne récla­mons pas une excep­tion­na­lité pour Israël, mais le droit commun, rien que le droit commun.

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Dès main­te­nant, soyez atten­tifs aux prochaines actions que nous pour­rons vous propo­sez.

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Pour que la paix et la justice triomphent enfin de la barba­rie,

  • Vive la soli­da­rité inter­na­tio­nale avec la Pales­tine !
  • La Pales­tine vivra, la Pales­tine vain­cra !
  • Vive la résis­tance pales­ti­nienne ! Vive la Pales­tine !

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