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Des camps dans la Vienne (1939–1945) – L’in­ter­ne­ment des civils : contrô­ler, persé­cu­ter, exclure

Quand :
19 janvier 2016 – 22 avril 2016 Jour entier
2016-01-19T00:00:00+01:00
2016-04-23T00:00:00+02:00
Où :
Archives départementales de la Vienne
30 Rue des Champs Balais
86000 Poitiers
France
Contact :
Archives départementales 86
05 49 03 04 05
Des camps dans la Vienne (1939-1945) – L’internement des civils : contrôler, persécuter, exclure @ Archives départementales de la Vienne  | Poitiers | Poitou-Charentes | France

Entre 1939 et 1945, les auto­ri­tés françaises ont ouvert et fait fonc­tion­ner dans la Vienne plusieurs camps d’in­ter­ne­ment admi­nis­tra­tifs pour civils : camp de la route de Limoges, camp de Rouillé, camp de la Chau­vi­ne­rie… A des périodes diffé­rentes, pour des durées diffé­rentes, selon des logiques diffé­rentes, et avec des destins diffé­rents, plus de 11 000 personnes sont ainsi passées dans ces camps : réfu­giés espa­gnols, Tsiganes, Juifs, inter­nés poli­tiques, déte­nus de droit commun, etc. A la Libé­ra­tion, Mili­ciens, colla­bo­ra­teurs, suspects en tout genre, civils alle­mands rattra­pés par l’avan­cée des Alliés, connaissent à leur tour l’in­ter­ne­ment.

Sauf excep­tion, cet inter­ne­ment ne résulte pas d’une procé­dure judi­ciaire et les insti­tu­tions admi­nis­tra­tives – du ministre au préfet et à leurs services – en assurent la respon­sa­bi­lité mais il obéit à des logiques diffé­rentes, conjonc­tu­relles ou longue­ment réflé­chies, qui traduisent des ruptures poli­tiques évidentes : logique de contrôle social sous la IIIe Répu­blique finis­sante, logique d’ex­clu­sion systé­ma­tique qui fonde le régime de Vichy dès sa créa­tion puis utili­sa­tion de l’in­ter­ne­ment comme une étape préa­lable vers la dépor­ta­tion et l’ex­ter­mi­na­tion. L’uti­li­sa­tion des camps à la Libé­ra­tion obéit en partie à une autre logique liée à l’épu­ra­tion.


Camps d’in­ter­ne­ment de la Vienne – Expo­si­tion archives dépar­te­men­tales

Heures d’ou­ver­tures : pendant les heures d’ou­ver­ture des Archives dépar­te­men­tales (le lundi de 13h30 à 17h30, du mardi au jeudi de 9h à 17h30 et le vendredi de 9h à 16h30).

Ouver­tures excep­tion­nelles : les 26 janvier, 17 février, 22 mars et 5 avril jusqu’à 20h et le premier dimanche du mois de 14h à 17h (7 février, 6 mars, 3 avril)

De nombreuses infor­ma­tions accom­pagnent l’ex­po­si­tion sur le site inter­net des Archives de la Vienne.

4 réflexions au sujet de « Des camps dans la Vienne (1939–1945) – L’in­ter­ne­ment des civils : contrô­ler, persé­cu­ter, exclure »

  1. Géron Jean dit :

    Je me permets de signaler que le Comité de quartier Autour du Pont Neuf   avait organisé il y a deux une conférence sur le Camp de Rouillé avec Véronique Cheminée, actuelle maire du village et présidente de l’ADEL qui a fait un travail remarquable sur le camp de Rouillé, et l’an dernier une conférence sur le Camp de la Route de Limoges, avec la projection du film de R. Pilosio et animée par L.-Ch. Morillon de WRID-mémorial. Le succès a été intéressant parmi les habitants du quartier…mais les « politiques » n’étaient guère présents…

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  2. J. Le Goff dit :

    C’est une très bonne idée d’avoir suggéré la visite de cette exposition, les archives et les photos redonnent vie à ces personnes qui se sont retrouvées derrière les barbelés et qui ont été envoyées vers la mort …Il y a eu 11 000 personnes internées  dans la Vienne pendant ces années de guerre.

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    • rédaction dit :

      Si tu as plus d’informations à mettre en ligne, hormis celel du site des archives, ne te gêne pas pour nous les faire passer…

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  3. Thierry Pasquier dit :

    L’exposition est maintenant fermée, cependant, il reste sur le site des Archives de la Vienne une importante documentation sur l’exposition elle-même, des vidéos de témoins ainsi que les articles de Presse qui ont couvert cette initiative.

    Trois conférences ont été filmées et sont accessibles en ligne.

    Les politiques de l’internement en France entre 1938 et 1946, Denis Peschanski, historien, le 26 janvier 2016.

    Les politiques de répression et de déportation depuis la France entre 1939 et 1944, par Thomas Fontaine, historien, le 17 février 2016

    L’internement des Tziganes dans la Vienne entre 1939 et 1945 table ronde animée par Olivier Banchereau, médiateur du patrimoine, avec Marie-Christine Hubert, Emmanuel Filhol et José Fernandez le 4 mars 2016 à la maison de la Gibauderie (Poitiers)

    À noter aussi la parution, dans le dernier numéro de L’Actualité Poitou-Charentes, d’un entretien avec Olivier Banchereau, médiateur aux Archives qui revient sur la genèse de l’exposition et la démarche de recherche pour la construire..

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