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Pales­tine en fête

Quand :
15 avril 2016 @ 18h00
2016-04-15T18:00:00+02:00
2016-04-15T18:30:00+02:00
Où :
Salle de la Gonière
15 Rue de la Gornière
86100 Châtellerault
France

Diapo­rama

Skype en direct de Gaza

Repas

Concerts

Ventes de produits pales­ti­niens et de livres

Réser­va­tion auprès d’Amine : 06.63.89.95.23

Réso­lu­tion 194 des Nations Unies

11 décembre 1948

L’As­sem­blée Géné­rale des Nations Unis déclare, article 11, « qu’il y a lieu de permettre aux réfu­giés qui le dési­rent, de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, et que des indem­ni­tés doivent être payées à titre de compen­sa­tion pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers et pour tout bien perdu ou endom­magé lorsque, en vertu des prin­cipes du droit inter­na­tio­nal ou en équité, cette perte ou ce dommage doit être réparé par les Gouver­ne­ments ou auto­ri­tés respon­sables. »

.

Dans le cadre de

30 mars: Jour­née de la Terre

يوم الأرض Youm al-Ard

Cette jour­née est dite « de la Terre » car la terre est au cœur de la guerre que les Israé­liens imposent aux Pales­ti­niens. Deux concep­tions de la terre sont oppo­sées en Pales­tine : côté israé­lien, celle des fictions messia­niques, du sacré et, plus prosaïque­ment des inté­rêts stra­té­giques ; côté pales­ti­nien, un endroit où être chez soi pour y vivre et élever ses enfants comme par le passé.

Tous les ans depuis 1976, en Pales­tine occu­pée (Terri­toires de 1948 – Israël, Cisjor­da­nie, Gaza), et dans le monde entier, est célé­brée cette Jour­née de la Terre pales­ti­nienne.

Elle commé­more la répres­sion violente, par l’ar­mée israé­lienne, des Pales­ti­niens deve­nus des « Arabes d’Is­raël », en grève contre la confis­ca­tion de leurs terres le 30 mars 1976, répres­sion qui s’est soldée par 6 Pales­ti­niens tués, plus d’une centaine bles­sés et plus de 300 empri­son­nés.

Elle proclame l’unité du peuple pales­ti­nien écar­telé par la colo­ni­sa­tion sioniste : Pales­ti­niens des Terri­toires, Pales­ti­niens expul­sés en 1948 puis en 1967 et réfu­giés dans des camps en Pales­tine, dans des camps hors de Pales­tine, Pales­ti­niens exilés.

De 1947, date du « plan de partage » de la Pales­tine sous mandat britan­nique à aujourd’­hui, l’his­toire de la Pales­tine est l’his­toire d’une injus­tice et d’une violence sans nom, commises pour le profit des puis­sances occi­den­tales.

La Pales­tine a subi de la part des colo­ni­sa­teurs euro­péens, deve­nus des Israé­liens après 1948, un véri­table dépeu­ple­ment : 800 000 Pales­ti­niens ont été systé­ma­tique­ment, métho­dique­ment, chas­sés et spoliés entre 1948 et 1949.

Vien­dront ensuite s’ajou­ter les 300 000 Pales­ti­niens expul­sés, dépouillés et bannis en 1967 et les nombreux dépla­cés, dépor­tés des conflits suivants (guerres du Liban, de Cisjor­da­nie, de Gaza, opéra­tions de police, légis­la­tion anti-retour, et aussi par la colo­ni­sa­tion galo­pante). Ce sont des milliers de morts et des dizaines de milliers de bles­sés, des milliers d’hec­tares volés, de maisons détruites. Ce sont encore des centaines de milliers de prison­niers pour un jour ou une vie, souvent sans juge­ment ou à la suite de véri­tables conspi­ra­tions, de mani­gances, de juge­ments fictifs. Plus de 5 000 Pales­ti­niens sont actuel­le­ment dans les prisons et camps d’in­ter­ne­ment israé­liens.

Malgré cela, le peuple pales­ti­nien résiste. Il refuse le joug d’une paci­fi­ca­tion qui ferait de lui le laquais d’Is­raël et de ses alliés. Il veut une paix juste, fondée sur le Droit, sur l’In­dé­pen­dance, sur la Souve­rai­neté.

La Jour­née de la Terre, qui sera cette année encore célé­brée en Pales­tine par tous les citoyens privés d’Etat par leurs occu­pants, aura un prolon­ge­ment tout le reste de l’an­née dans la lutte au jour le jour que les Pales­ti­niens mènent contre l’ex­ten­sion des colo­nies, la judaï­sa­tion de Jéru­sa­lem, le siège de Gaza, qui sont la conti­nua­tion effrayante de la jour­née du 30 mars 1976. Il ne tient qu’à nous que la barba­rie colo­niale en marche en Pales­tine trouve une condam­na­tion et un coup d’ar­rêt.

Célé­brer la Jour­née de la Terre, c’est rappe­ler que les droits pour lesquels se bat le peuple pales­ti­nien sont des droits authen­tiques et incon­tes­tables auxquels les Israé­liens et leurs soutiens opposent un droit tiré de fictions mytho­lo­giques. Ce sont des droits univer­sels et inalié­nables : droit à l’au­to­dé­ter­mi­na­tion, droit à une natio­na­lité, droit au retour des réfu­giés, droits de l’Homme.

pales

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