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Projec­tion débat : « Sacrée crois­sance »

Quand :
23 mars 2015 @ 20h00 – 21h30
2015-03-23T20:00:00+01:00
2015-03-23T21:30:00+01:00
Où :
Salle des Castors
Buxerolles
France
Coût :
Gratuit

La nouvelle enquête CHOC de Marie-Monique Robin (Le Monde selon Monsanto, Les Mois­sons du futur…)

Réali­sa­teur : Marie-Monique Robin.
Produc­teurs : ARTE France et M2R Films, avec le soutien du CCFD-Terre soli­daire

Le nouveau docu­men­taire de Marie-Monique Robin est avant tout l’his­toire d’une cassure. Entre les déci­deurs poli­tiques et une partie de la popu­la­tion réti­cente à se lais­ser impo­ser les doxas libé­rales, les visions du monde tel qu’il doit être mené semblent irré­con­ci­liables. Lorsque les premiers ne jurent que par la crois­sance, répé­tant le terme comme une formule incan­ta­toire, les seconds espèrent en d’autres solu­tions et réfutent le produc­ti­visme et la consom­ma­tion à tout prix. Les experts inter­ve­nant dans le film sont formels : sous la forme qu’elle a connue au XXe siècle, la crois­sance est termi­née, elle ne revien­dra pas. De nombreux para­mètres ne leur laissent aucun doute, dont la fin de l’ère des éner­gies bon marché ou la dépen­dance crois­sante à la dette.
Fous et insou­mis

Sacrée Crois­sance ! (trai­ler) from M2R Films on Vimeo.

« Celui qui pense qu’une crois­sance expo­nen­tielle infi­nie est possible dans un monde fini est soit un fou soit un écono­miste » déclare un… écono­miste, non sans humour. Alors, pendant que les États s’en­foncent dans la crise, des insou­mis créent les prémices d’une société fondée sur la sauve­garde écolo­gique et le déve­lop­pe­ment durable. Avec Sacrée crois­sance !, la réali­sa­trice présente une sélec­tion d’ini­tia­tives réus­sies et de modèles alter­na­tifs viables. Son film élar­git ainsi le champ des possibles en montrant comment on peut réfu­ter en action, et pas seule­ment en paroles, le modèle écono­mique domi­nant. Avec une idée force : face au gaspillage mondial, la réponse doit être locale et soli­daire. À Toronto, une coopé­ra­tive de fermiers produit des légumes bio près du centre-ville et vise la souve­rai­neté alimen­taire. À Rosa­rio (Argen­tine), on lutte contre l’ex­clu­sion sociale en ferti­li­sant d’an­ciennes décharges pour embau­cher des maraî­chers débu­tants. Certains villages népa­lais s’ap­prochent de l’au­to­suf­fi­sance éner­gé­tique grâce au biogaz et à la micro-hydro-élec­tri­cité. Au Brésil ou en Bavière, des banques commu­nau­taires et des monnaies locales boule­versent le rapport à l’argent d’un public qui se fait « prosom­ma­teur » (produc­teur et consom­ma­teur). Quant au Bhou­tan, il déve­loppe une poli­tique publique révo­lu­tion­naire instau­rant le concept du « Bonheur natio­nal brut » (BNB). « L’abon­dance maté­rielle finira par s’ar­rê­ter« , rappelle un des inter­ve­nants. Et c’est avant qu’il faut chan­ger de para­digme écono­mique, insiste Marie-Monique Robin.

robin

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