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Attac: Fin du monde et fins de mois, pour nous, c’est le même combat

Un bel article d’At­tac au soir de la mobi­li­sa­tion climat si réus­sie

Des centaines de milliers de personnes ont mani­festé ce samedi partout en France pour expri­mer leur colère commune contre l’injus­tice fiscale, l’injus­tice sociale et l’injus­tice écolo­gique. Cette colère s’ex­prime aussi contre la surdité d’un gouver­ne­ment inca­pable de répondre, en même temps, à la fin du monde et aux fins de mois, sans les oppo­ser. Les gilets jaunes ont montré la voie : la confron­ta­tion et la téna­cité de la mobi­li­sa­tion citoyenne a conduit l’exé­cu­tif à aban­don­ner des mesures injustes et inef­fi­caces. Pour obte­nir un chan­ge­ment de cap, il nous faut enfon­cer le clou, tout.es ensemble !

Pour Auré­lie Trouvé, porte-parole d’At­tac France, « nous nous féli­ci­tons de voir qu’il y ait autant de villes, de villages et de moments où les gilets jaunes, les gilets verts et les sans gilet se sont retrou­vés, ensemble pour expri­mer leur déter­mi­na­tion contre un exécu­tif jusqu’ici inca­pable de répondre à la colère sociale et aux impé­ra­tifs écolo­giques. La jonc­tion obser­vée aujourd’­hui est un fait poli­tique majeur et doit conduire Emma­nuel Macron à chan­ger de cap  ».

« Malgré les inti­mi­da­tions et appels à ne pas mani­fes­ter, tota­le­ment injus­ti­fiés, le mouve­ment citoyen pour la justice clima­tique n’est pas rayé de la carte, constate Maxime Combes, porte-parole d’At­tac sur les ques­tions clima­tiques. Il a au contraire démon­tré sa volonté de rester mobi­lisé dans la rue contre des poli­tiques libé­rales et produc­ti­vistes qui nous conduisent dans le mur. L’éco­lo­gie de marché d’Em­ma­nuel Macron, injuste et inef­fi­cace, est désa­vouée. Ne pas chan­ger de cap serait une folie : les poli­tiques menées contre « la fin du monde » doivent amélio­rer les « fins de mois » du plus grand nombre  ».

A l’heure où se déroule la COP 24 en Pologne et où la lutte contre le réchauf­fe­ment clima­tique est urgente, Raphael Pradeau, porte-parole d’At­tac rappelle que « la tran­si­tion écolo­gique ne peut pas se faire sur le dos des ménages les plus modestes : pas de tran­si­tion sans justice sociale a-t-il été rappelé lors des nombreuses actions de déso­béis­sance civile orga­ni­sée ce samedi 8 décembre dans plusieurs villes de France, pour exiger que les banques privées et la Caisses des dépôts et consi­gna­tions désin­ves­tissent enfin des éner­gies fossiles et financent la tran­si­tion écolo­gique. L’argent pour la justice sociale et écolo­gique existe  ».

Attac France pour­sui­vra son action pour obte­nir le réta­blis­se­ment de l’ISF, l’ins­tau­ra­tion d’une taxe sur les tran­sac­tions finan­cières et une véri­table poli­tique contre l’éva­sion fiscale pour répondre à l’injus­tice fiscale. La reva­lo­ri­sa­tion du SMIC, des retraites et des mini­mas sociaux, ainsi que l’éga­lité sala­riale hommes femmes doivent être déci­dés immé­dia­te­ment pour répondre à la justice sociale. Enfin, taxer les pollueurs indus­triels jusqu’ici large­ment exoné­rés, faire refluer les inves­tis­se­ments dans les éner­gies fossiles et déve­lop­per les services publics, trans­ports et acti­vi­tés écono­miques de proxi­mité sont les voies à suivre pour répondre à l’injus­tice écolo­gique.

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