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Jour­née natio­nale d’ac­tion contre la loi Blanquer dite « Pour une école de la confiance » – Grande fête de l’école à Poitiers

Quand :
30 mars 2019 @ 10h30 – 13h00
2019-03-30T10:30:00+01:00
2019-03-30T13:00:00+01:00
Où :
Place d'Armes devant l'Hôtel de ville
Place du Maréchal-Leclerc
86000 Poitiers
Journée nationale d'action contre la loi Blanquer dite « Pour une école de la confiance » - Grande fête de l'école à Poitiers @ Place d'Armes devant l'Hôtel de ville

Source : web86.info

La FSU, l’Unsa-Éduca­tion, le Sgen-CFDT, la CGT-Éduca­tion et le SNALC appellent ensemble à mani­fes­ter partout en France samedi 30 mars contre la loi « Pour une école de la confiance ».

« Monsieur le ministre, pour amélio­rer l’école vous n’avez pas notre confiance ! » C’est en ces termes que la FSU, dont le SNUipp, l’Unsa-Éduca­tion, le Sgen-CFDT, la CGT-Éducac­tion et le SNALC expriment leur oppo­si­tion à la loi Blanquer dans un commu­niqué commun daté du 12 mars 2019.
Pour les quatre orga­ni­sa­tions, ce projet de loi est devenu, au fur et à mesure de ses évolu­tions, un texte qui boule­ver­se­rait le fonc­tion­ne­ment du système éduca­tif et fragi­li­se­rait encore l’école.

Prio­rité au service public d’édu­ca­tion

Les syndi­cats refusent notam­ment la créa­tion des établis­se­ments publics des savoirs fonda­men­taux, les cadeaux finan­ciers faits au privé, la fin de l’éva­lua­tion indé­pen­dante des poli­tiques éduca­tives et la reprise en main de la forma­tion des ensei­gnants basée sur une concep­tion du métier réduite à des fonc­tions d’exé­cu­tion.
À l’in­verse, ils réclament la prio­rité pour le service public d’édu­ca­tion, des pers­pec­tives ambi­tieuses pour tous les élèves, une véri­table recon­nais­sance de l’en­semble des person­nels de l’édu­ca­tion.
C’est pourquoi ils appellent ensemble tous les person­nels à mani­fes­ter partout en France le 30 mars prochain.

Dans la Vienne, la FSU 86 souhaite propo­ser une action mili­tante, infor­ma­tive et convi­viale afin de permettre aux collègues et aux familles de venir avec leurs enfants. Elle orga­nise donc une grande fête de l’école contre la loi Blanquer, place de la Mairie de Poitiers.

Au programme :
9 h 15 à 10 h 30 : trac­tage aux portes de la ville (Blos­sac, Porte de Paris, Pont Neuf)
10 h 30 à 12 h 30 : fête de l’école et anima­tions place de la Mairie
12 h 30 : chant choral et lâcher de ballons contre la loi Blanquer.

Le commu­niqué commun des orga­ni­sa­tions : Le 30 mars, toutes et tous mobi­li­sés. Mani­fes­ta­tions dans les terri­toires à l’ap­pel de : FSU, UNSA-Educa­tion, CGT-Educa­tion, SGEN-CFDT, SNALC.

30 mars : jour­née natio­nale d’ac­tion

Monsieur le Ministre, pour amélio­rer l’École vous n’avez pas notre confiance !

Le minis­tère de l’Édu­ca­tion natio­nale pour­suit sa poli­tique éduca­tive rétro­grade et libé­rale sans prendre en compte ni l’ex­per­tise profes­sion­nelle des acteurs de terrain, ni les avis de leurs orga­ni­sa­tions syndi­cales, ni ceux de l’en­semble de la commu­nauté éduca­tive.
L’amé­lio­ra­tion de notre système éduca­tif exige certes, une ambi­tion poli­tique forte mais égale­ment une construc­tion qui soit commune et concer­tée. Or, le ministre entend impo­ser de nombreuses trans­for­ma­tions et conti­nue de le faire à marche forcée.

Pour nos orga­ni­sa­tions, ces trans­for­ma­tions, par leur contenu et la méthode, vont le plus souvent accroître les inéga­li­tés, dégra­der les condi­tions de travail des person­nels sans répondre à la néces­sité d’amé­lio­rer le service public d’édu­ca­tion pour assu­rer la réus­site de tous les élèves et l’élé­va­tion du niveau de quali­fi­ca­tion.

Loi Blanquer : Une réforme qui ne répond pas aux enjeux

Alors qu’il devait s’ar­ti­cu­ler autour de l’obli­ga­tion d’ins­truc­tion rame­née à 3 ans, le projet de loi dit Blanquer « Pour une école de la confiance » est devenu, au fur et à mesure de ses évolu­tions, un texte qui boule­ver­se­rait le fonc­tion­ne­ment du système éduca­tif.
Nos orga­ni­sa­tions refusent :

– la créa­tion des établis­se­ments publics des savoirs fonda­men­taux sans accord des commu­nau­tés éduca­tives,
– une reprise en main de la forma­tion des ensei­gnants basée sur une concep­tion du métier réduite à des fonc­tions d’exé­cu­tion,
– la fin de l’éva­lua­tion indé­pen­dante des poli­tiques éduca­tives,
– les cadeaux finan­ciers pour l’école privée.

Cette loi va se décli­ner par ordon­nances ou textes régle­men­taires portant des trans­for­ma­tions profondes.

Pour un budget à la hauteur des besoins du service public d’édu­ca­tion

Alors que de nombreuses réformes struc­tu­relles sont à l’œuvre, les déci­sions budgé­taires pour la rentrée prochaine entraî­ne­ront inévi­ta­ble­ment une dégra­da­tion des condi­tions d’en­sei­gne­ment et d’ac­cès à la forma­tion. D’au­tant que le projet de réforme de la Fonc­tion Publique conduira à des milliers de suppres­sions de postes et à un large recours à la contrac­tua­li­sa­tion. Nos orga­ni­sa­tions s’op­posent à ce déve­lop­pe­ment de la préca­rité. L’École a besoin de person­nels formés et sécu­ri­sés afin d’en­sei­gner et accom­pa­gner chaque élève.

Donner d’autres pers­pec­tives

Les nombreux chan­ge­ments rela­tifs à l’orien­ta­tion dont la loi ORE conti­nuent de cris­tal­li­ser une profonde anxiété chez les élèves de termi­nale et leurs familles. Dans ce contexte, alors que les jeunes ont besoin d’être mieux accom­pa­gnés dans la construc­tion de leur parcours d’orien­ta­tion, les missions des psycho­logues de l’Édu­ca­tion natio­nale EDO sont remis en cause et des ferme­tures de CIO program­mées.
Alors que chaque jeune doit pouvoir construire son avenir serei­ne­ment, nos orga­ni­sa­tions demandent à ce que la vision globale du service public d’in­for­ma­tion et d’orien­ta­tion soit clari­fiée.
L’ac­cent doit être mis sur les inéga­li­tés sociales et terri­to­riales notam­ment par une relance de l’édu­ca­tion prio­ri­taire et des mesures en faveur d’une plus grande mixité sociale.

Pour une véri­table recon­nais­sance de nos métiers

Nos salaires restent infé­rieurs à la moyenne des pays de l’OCDE. Sans parler du gel de la valeur du point d’in­dice, du pouvoir d’achat qui se dégrade régu­liè­re­ment depuis des années, du réta­blis­se­ment du jour de carence …

Le vaste plan de commu­ni­ca­tion du Ministre ne cache pas sa volonté d’au­to­ri­ta­risme et ne répond pas à la réalité de nos quoti­diens. Ce projet fragi­lise encore l’École par des trans­for­ma­tions profondes élabo­rées sans les person­nels. C’est sur eux qu’il faut s’ap­puyer pour favo­ri­ser la démo­cra­ti­sa­tion de la réus­site scolaire.

C’est pour ces raisons que nos orga­ni­sa­tions appellent les parle­men­taires à ne pas voter la loi « pour l’école de la confiance ».
– Pour la prio­rité au service public d’édu­ca­tion ;
– Pour des pers­pec­tives ambi­tieuses pour tous les élèves et tous les jeunes ;
– Pour une véri­table recon­nais­sance de l’en­semble des person­nels de l’édu­ca­tion ;

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