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Après la mani­fes­ta­tion du 14 juin à Paris

Commu­niqué de SUD 86

SUD 86 s’est asso­cié à l’ap­pel à mani­fes­ter à Paris hier et a orga­nisé avec son union syndi­cale SOLIDAIRES 86 deux bus ouverts à toutes et tous. Plusieurs centaines de mani­fes­tants de la Vienne sont allés à Paris dont 13 bus affré­tés par l’in­ter­syn­di­cale 86 pour exiger la retrait de la loi El Khomri (CGT-FSU-CNT-FO-Soli­daires-UNEF-SGL).
Nous étions plusieurs centaines de milliers de mani­fes­tants entre la Place d’Ita­lie et Les Inva­lides – pour celles et ceux qui ont pu l’at­teindre, car la très grande majo­rité a été bloquée par les nuages de lacry­mo­gènes, le camion à eau et les multiples charges poli­cières dès Mont­par­nasse. Inquié­tant…
Nous étions plusieurs centaines de milliers à défi­ler paci­fique­ment, à exiger le retrait de la loi El Khomri, à expri­mer nos reven­di­ca­tions pour un Autre Monde, plus social et soli­daire.
Aussi, entendre le chiffre de 75 à 80 000 mani­fes­tants par la voie gouver­ne­men­tale est hallu­ci­nant ! Ça traduit un gouver­ne­ment aux abois, coupé des travailleurs – ex-base du PS français …
Nous étions dans la rue hier avec le soutien de la très grande majo­rité de travailleurs, de citoyens qui ne veut pas de cette loi anti-sociale ! Et pour­tant, de 49.3 en meeting « Eh Oh … », ce gouver­ne­ment persiste, le PS persiste, le premier ministre s’en­tête et le président Hollande ne voit que les élec­tions 2017. Il faut conti­nuer !
Oui, briser 4–5 baies vitrées de l’hô­pi­tal Necker est stupide, notre lutte n’est pas là. Mais surfer sur la détresse de parents d’en­fants hospi­ta­li­sés à l’hô­pi­tal Necker est obscène alors que leur poli­tique de casse des services publiques n’a que faire des effec­tifs réduits dans la Fonc­tion Publique Hospi­ta­lière, des souf­frances au travail des person­nels soignants, du manque de lits hospi­ta­liers. Et le Ministre Caze­neuve qui s’em­presse de faire le lien scan­da­leux entre l’en­fant des poli­ciers assas­si­nés et ceux soignés à Necker. C’est pitoyable, honteux et incon­sé­quent.
Oui, il y avait des personnes cagou­lées devant le carré de tête de la mani­fes­ta­tion, mais surtout de nombreux syndiqués qui mani­fes­taient paci­fique­ment, qui jouaient de la musique, qui se proté­geaient des jets de gaz lacry­mo­gènes avec écharpes au jus de citron & lunettes de plon­gées, nous y étions.
Oui, il y a eu quelques attaques de CRS et de forces de l’ordre par des groupes orga­ni­sés, voire infil­trés. Mais sûre­ment pas à l’ap­pel des syndi­cats !
Oui, des CRS et poli­ciers, sous les ordres supé­rieurs, divi­saient le cortège paci­fique par des jets conti­nus de grenades lacry­mos et des charges aveugles et violentes ! Parlez-en au cortège des dockers, assailli, docker qui se sont proté­gés (et ça va vite !).
Oui, c’est au Gouver­ne­ment d’or­ga­ni­ser la sécu­rité des mani­fes­tants, comme des suppor­ters de l’Euro ! Accuse-t-on avec force les orga­ni­sa­teurs de l’Euro pour les exac­tions des hooli­gans ?
Il est inad­mis­sible d’en­tendre un 1er Ministre tenir de tels propos à l’en­contre de la CGT, donc de l’in­ter­syn­di­cale.
Que traduit ce climat tendu ? Un refus sourd au dialogue du 1er ministre Valls, qui se la joue « droit dans ses bottes ». Et qui ce matin comme les jours derniers stig­ma­tise parti­cu­liè­re­ment la CGT, alors que plusieurs orga­ni­sa­tions syndi­cales appe­laient au 14 juin ! Divi­ser pour mieux régner, Machia­vel fait des émules au PS…
Nous ne sommes pas dupes et tous les sala­riés, retrai­tés, jeunes doivent ouvrir leurs yeux, s’in­for­mer, ques­tion­ner leur entou­rage et les mili­tants des orga­ni­sa­tions syndi­cales stig­ma­ti­sées. Combat­tons la propa­gande du Medef, des Riches Patrons et du gouver­ne­ment PS !
Aussi, nous appor­tons notre soutien sans faille à la CGT qui se jette dans la bataille avec force, sans ambi­guïté, comme tous les autres syndi­cats qui exigent le retrait de la loi Travail, dans l’unité d’ac­tion.
Nous soute­nons sans faille tous les mani­fes­tantEs qui prennent part aux actions collec­tives non violentes à l’ap­pel de l’in­ter­syn­di­cale et/ou de leurs syndi­cats. Le droit de mani­fes­ter est un droit inalié­nable.
Gardons le cap, soli­daires. Notre cause est juste et sociale : retrait de la loi Travail.
Les 23 et 28 juin, toutes et tous sur le pont, si ce n’est avant.
Poitiers, le 15 juin 2016

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