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La CGT: « le travail ne permet pas de vivre digne­ment ». Mobi­li­sa­tion le 1er décembre

  • HAUT CONSEIL POUR LE CLIMAT

Répondre aux urgences sociales pour répondre à l’ur­gence envi­ron­ne­men­tale

La CGT a décidé de ne pas se rendre le mardi 27 novembre 2018 à l’ins­tal­la­tion du Haut Conseil pour le Climat, placé sous l’au­to­rité du Premier Ministre.

La CGT consi­dère qu’il ne peut y avoir une prise en compte collec­tive de ces enjeux sans réponses immé­diates et ambi­tieuses aux reven­di­ca­tions légi­times des travailleurs et travailleuses. Il y a urgence sociale.

La CGT ne sous-estime pas l’ur­gence des enjeux liés à la tran­si­tion éner­gé­tique et à la préser­va­tion de notre écosys­tème. C’est l’ave­nir de notre planète dont il s’agit.

Mais plutôt que de propo­ser une énième instal­la­tion d’une struc­ture, le Gouver­ne­ment mais aussi le patro­nat doivent immé­dia­te­ment ouvrir des négo­cia­tions afin de répondre à l’ur­gence sociale.

Il est néces­saire de répondre concrè­te­ment aux exigences des sala­riés, des fonc­tion­naires, des privés d’em­plois, de la jeunesse, des retrai­tés et, plus large­ment, de toute la popu­la­tion.

Le travail ne permet pas de vivre digne­ment. En effet, comment chan­ger sa voiture ? Comment aller au travail ? Comment mieux se nour­rir ? Comment se soigner ? Comment mieux se loger et se chauf­fer ? Quand le salaire mini­mum ne permet plus de vivre décem­ment, quand l’aug­men­ta­tion du point d’in­dice pour les agents de la fonc­tion publique est gelée depuis des années, quand les retraites sont rognées, quand l’as­su­rance chômage est sur la sellette et quand, plus large­ment, la sécu­rité sociale est déman­te­lée.

Pour toutes ces raisons, la CGT est mobi­li­sée et enga­gée auprès du monde du travail, elle exige du gouver­ne­ment mais aussi du patro­nat :

  • un Smic à 1800 euros brut ;
  • une augmen­ta­tion des minima-sociaux ;
  • une augmen­ta­tion géné­rale des salaires pour tous ;
  • l’in­dexa­tion des pensions sur le salaire moyen ;
  • la suppres­sion de l’aug­men­ta­tion de la CSG pour les retrai­tés ;
  • le réta­blis­se­ment de l’ISF et une véri­table réforme de la fisca­lité (par exemple : TVA réduite pour les produits de première néces­sité, y compris le gaz et l’élec­tri­cité) ;
  • la prise en charge du dépla­ce­ment domi­cile travail par l’em­ployeur.

S’agis­sant de l’ur­gence envi­ron­ne­men­tale, la CGT n’a pas attendu Emma­nuel Macron pour faire des propo­si­tions, notam­ment :

  • une autre réforme de la SNCF pour déve­lop­per le service public de voya­geurs et de fret ;
  • un Pôle Public de l’Éner­gie favo­ri­sant le mix éner­gé­tique permet­tant l’ac­ces­si­bi­lité à tous en tout lieu du terri­toire ;
  • le main­tien et le déve­lop­pe­ment de tous les services publics de proxi­mité ;
  • un plan de réno­va­tion éner­gé­tique des loge­ments ambi­tieux et financé.

La CGT appelle l’en­semble du monde du travail à se mobi­li­ser. Quelle que soit la couleur du gilet, les légi­times reven­di­ca­tions convergent. Dès le samedi 1er décembre 2018, à l’oc­ca­sion de la jour­née d’ac­tion contre la préca­rité et pour le droit au travail pour toutes et de tous. Nombreux, exigeons des réponses aux exigences expri­mées.

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