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Lettre ouverte à nos collègues, cama­rades, amis, à tous les citoyens

Sur la violence de la police à Fos lors de l’éva­cua­tion du dépôt pétro­lier. Commu­niqué d’En­semble! 13

Nous voulons témoi­gner de la violence déployée par les CRS cette nuit. Vous enten­drez surement à la TV que la police a répondu à des provo­ca­tions des syndi­ca­listes qui ont bloqué le dépôt de Fos. Avec d’autres mili­tants, nous y étions, la nuit de dimanche, la nuit de lundi et pendant l’éva­cua­tion.

La vérité c’est que les mani­fes­tants ont su garder un esprit lucide malgré beau­coup de pres­sion, conscients que la mobi­li­sa­tion contre la loi travail est une course de fond, conscients de l’am­pleur du combat à mener contre une loi qui boule­ver­se­rait le système social de notre pays.
Cette nuit la police a évacué dans un calme rela­tif l’ac­cès au dépôt de Fos, à 4h du matin. On s’est alors tous retran­chés devant la maison des syndi­cats de Fos.

Nous étions envi­ron 200 personnes, les délé­gués à l’in­té­rieur pour discu­ter des actions à mener, les autres sur le parking de Leader Price à fumer une clope ou boire un café.

Les CRS se sont massés autour du parking avec leurs gros camions mettant une forte pres­sion sur les sala­riés qui étaient sur le parking.

Une ou deux personnes un peu en colère ont lancé des insultes envers les poli­ciers et une canette sur leur camion. Rien de bien impor­tant, et surtout la réac­tion de tous les autres fut un appel au calme immé­diat. La police a très bien vu que la situa­tion était apai­sée. Mais elle a fait un choix surpre­nant: les CRS ont lancé des grenades de gaz sur le parking et ont commencé à avan­cer. Très vite nous avons été accu­lés devant la maison des syndi­cats, certains se sont réfu­giés à l’in­té­rieur, pris au piège, d’autres ont été cour­sés dans les rues de Fos. Voilà la vérité.
Le gouver­ne­ment a fait un choix, celui de lancer la police pour s’im­po­ser par la force, d’at­taquer litté­ra­le­ment une bourse du travail avec les consé­quences symbo­liques que cela implique.

Condam­nons avec vigueur ce choix de la force et de la violence.

Violence aussi d’une Loi anti­so­ciale dont le gouver­ne­ment a refusé le débat au parle­ment, préfé­rant une autre violence: celle du 49.3.
Plus que jamais, ampli­fions le mouve­ment pour obte­nir le retrait de cette loi scélé­rate.

La colère des sala­riés est légi­time, la mobi­li­sa­tion contre cette loi indis­pen­sable. Donner à nos mani­fes­ta­tions l’am­pleur de masse qui convient, afin d’ob­te­nir satis­fac­tion : retrait de cette loi.

Obte­nons le retrait de cette loi, et créons ainsi les bases d’un mouve­ment alter­na­tif, porteur d’es­poir pour la construc­tion d’une alter­na­tive à ces poli­tiques anti­so­ciales qui mettent au centre de tout la finance, alors que les êtres humains sont écra­sés, et que la recherche du profit menace la planète toute entière.

Pour l’ave­nir de nos enfants, pour un autre choix de société, soyons toutes et tous debout, jusqu’à la victoire !

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