Aller au contenu

Accueil des migrants L’État français durcit les contrôles et la répres­sion

Rassem­ble­ment mercredi 1er février 2017

Et pour­suit en justice les citoyens soli­daires
En Mer Médi­ter­ra­née, l’an­née 2016 a été celle d’un macabre record. 5 000 hommes, femmes et enfants sont morts noyés. C’est plus de 1 000 victimes supplé­men­taires par rapport à l’an­née précé­den­te… qui était déjà un record.

À la fron­tière entre la Grèce et l’Ita­lie, deux syndi­ca­listes basques ont été arrê­tés et sont mena­cés de peines de prison pour avoir tenté d’ai­der 8 migrants à rejoindre le Pays basque.

A la fron­tière italienne, en cher­chant à  éviter les contrôles, cinq migrants sont morts  depuis août 2016.  Autour de la fron­tière avec l’Ita­lie les poli­ciers  inter­pellent les mineurs isolés étran­gers et les renvoient de force en Italie. Ils patrouillent pour empê­cher des personnes soli­daires de distri­buer du thé, de la nour­ri­ture ou des couver­tures.  Plusieurs habi­tantEs de la vallée Roya dans les Alpes-Mari­times à la fron­tière avec l’Ita­lie risquent des peines de prison pour avoir aidé des migrantEs ; cet automne.

À Calais, des habi­tantEs doivent s’or­ga­ni­ser de manière quasi-clan­des­tine face à la surveillance poli­cière et aux risques de déla­tion pour simple­ment héber­ger chez eux des migrantEs à la rue.

À Paris, des kilo­mètres de grilles ont été instal­lés dans les arron­dis­se­ments du nord pour empê­cher les migrantEs d’ins­tal­ler des campe­ments.

À Saint-Denis des grilles ont été instal­lées sur 600 mètres là où les migrantEs s’étaient repliés de l’autre côté de la porte de la Chapelle.

A Paris toujours, les poli­ciers dispersent chaque matin violem­ment avec gazage les migrants instal­lés  et leur confisquent les couver­tures !

Dans la Région PACA la SNCF demande aux chemi­nots de signa­ler les « groupes » de migrants à bord des trains et de réache­mi­ner en Italie les migrants arrê­tés. Plusieurs agents refusent cette « déla­tion » et cette « chasse aux migrants ».
La disper­sion dans les Centres d’Ac­cueil et d’Orien­ta­tion des migrantEs de Calais a eu comme consé­quence de les isoler, de les rendre invi­sibles et de renfor­cer le pouvoir de contrôle d’un État qui ne respecte pas sa parole. La promesse du ministre de l’in­té­rieur  de trai­ter la demande d’asile de tous les migrants de Calais n’est pas respec­tée par tous les Préfets.

Notre pays a les moyens d’ac­cueillir digne­ment dans le respect des droits fonda­men­taux ces hommes, femmes et d’en­fants qui ont fui, parfois au péril de leur vie, une dicta­ture, la misère ou la guerre. Mais l’État plutôt que d’or­ga­ni­ser l’ac­cueil de ces migrants,  a choi­sit de multi­plier les obstacles à leur arri­vée et à leur inté­gra­tion. C’est en notre nom qu’il les pour­chasse, les expulse, assi­mi­lant migra­tion et délinquance, justi­fiant et alimen­tant ainsi les discours xéno­phobes et racistes qui profitent au Front Natio­nal.

Pire L’État engage aujourd’­hui des procès contre ceux qui reçoivent chez eux des réfu­giés pour les nour­rir, les aider à survivre et à pour­suivre leur voyage.

Nous refu­sons d’ être complices de cette poli­tique.

Nous appe­lons à déve­lop­per toutes les formes de soli­da­rité avec les migrantEs.

Nous sommes soli­daires de ces citoyens qui contri­buent à rendre un visage humain et frater­nel à notre pays.

Tract du collec­tif DNSI (D’ailleurs nous sommes d’ici)

Billets en relation :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.