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Appel de la coor­di­na­tion natio­nale étudiante des étudiant.e.s mobi­lisé.e.s

Nous, étudiant-e-s mobi­lisé-e-s contre la loi travail, réuni-e-s en coor­di­na­tion natio­nale étudiante, mandaté-e de 70 univer­si­tés et établis­se­ment d’en­sei­gne­ment supé­rieur, appe­lons au retrait total et sans négo­cia­tion du projet de loi travail. La jour­née du 31 mars a été une grande réus­site dans toute la France : près de 1,2 millions de personnes ont mani­festé leur colère et leur refus de cette loi anti­so­ciale. Depuis main­te­nant trois semaines, ce sont des centaines de milliers d’étu­diant-e-s, lycéen-ne-s, sala­rié-e-s et chômeur-se-s qui se mobi­lisent malgré les vaines tenta­tives de l’Etat de divi­ser et répri­mer le mouve­ment. Aujourd’­hui, alors que Manuel Valls joue la carte de la négo­cia­tion avec certaines orga­ni­sa­tions syndi­cales, nous réaf­fir­mons que ce mouve­ment s’auto-orga­nise en Assem­blées Géné­rales et en Coor­di­na­tion : seul le mouve­ment saurait se repré­sen­ter lui-même.

Cette loi s’ins­crit dans une conti­nuité de poli­tiques pro-patro­nales mises en place par les gouver­ne­ments succes­sifs. Elle vise à faci­li­ter les licen­cie­ments écono­miques, la hausse du temps de travail, la baisse des droits des travailleur-se-s. Seul le retrait total est une issue accep­table face à la préca­ri­sa­tion géné­ra­li­sée prévue dans ce projet de loi.

Le gouver­ne­ment a peur de ce mouve­ment qui s’am­pli­fie et tente par tous les moyens de le faire taire.  La répres­sion poli­cière et les sanc­tions admi­nis­tra­tives sont inac­cep­tables : ne serait-ce que le 31 mars, il y a eu plus de 100 arres­ta­tions et des dizaines de blessé-e-s. Nous mène­rons une campagne contre ces violences poli­cières : nous ne cède­rons pas, nous ne nous arrê­te­rons pas.

Dès le 5 avril nous serons de nouveau dans la rue. Nous appe­lons dès cette date tou-te-s les sala­rié-e-s et leurs orga­ni­sa­tions syndi­cales à construire avec nous la grève géné­rale recon­duc­tible. Pour faire recu­ler le gouver­ne­ment, un mouve­ment d’en­semble des étudiant-e-s, lycéen-ne-s, privé-e d’em­ploi et travailleur-se-s sera indis­pen­sable. Afin de construire cette conver­gence des luttes, nous appe­lons à inten­si­fier les rythmes de mobi­li­sa­tion : le 9 avril, nous serons dans la rue partout en France aux côtés des sala­rié-e-s. Et dès les semaines suivantes, nous pour­sui­vrons le mouve­ment le 12, le 14, et le 20 avril. Ces diffé­rentes dates doivent être un point d’ap­pui pour avan­cer vers la grève recon­duc­tible. Pour faire de cette pers­pec­tive une réalité, nous appe­lons l’en­semble des étudiant-e-s à tisser des liens avec les travailleur-se-s et à se regrou­per dans des assem­blées inter­pro­fes­sion­nelles.

Le gouver­ne­ment compte sur les vacances pour affai­blir la mobi­li­sa­tion étudiante : au contraire, nous profi­te­rons de cette période pour renfor­cer la mobi­li­sa­tion et la diver­si­fier par exemple en inter­ve­nant dans l’oc­cu­pa­tion des places à l’ins­tar de la démarche Nuit Debout. Les examens appro­chant, nous exigeons que les univer­si­tés n’en­travent pas la pour­suite de la mobi­li­sa­tion, notam­ment en repor­tant les examens.

 Nous sommes déter­mi­nés et nous nous battrons jusqu’au bout pour obte­nir le retrait total et sans négo­cia­tion de la loi Travaille partage et la réduc­tion du temps de travaill’ar­rêt immé­diat de la répres­sion poli­cière et des pour­suites ainsi que la levée immé­diate de l’état d’ur­gence

Le 3 avril

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