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Attaques de Macron contre la liberté de la presse. Paru le 1er mai.France info

https://www.fran­cet­vinfo.fr/econo­mie/trans­ports/gilets-jaunes/tribune-nous-assis­tons-a-une-volonte-deli­be­ree-de-nous-empe­cher-de-travailler-plus-de-300-jour­na­listes-denoncent-les-violences-poli­cieres_3416561.html

TRIBUNE. « Nous assis­tons à une volonté déli­bé­rée de nous empê­cher de travailler » : plus de 300 jour­na­listes dénoncent les violences poli­cières

Selon l’as­so­cia­tion Repor­ters sans fron­tières, près de 90 jour­na­listes ont été victimes de violences poli­cières depuis le début du mouve­ment des « gilets jaunes ». Les repor­ters et photo­graphes indé­pen­dants figurent en première ligne dans les mani­fes­ta­tions.

« Un cap répres­sif a été fran­chi. » Après l’in­ter­pel­la­tion et la garde à vue du jour­na­liste indé­pen­dant Gaspard Glanz, signa­taire de cette tribune, lors de la mani­fes­ta­tion des « gilets jaunes » le 20 avril, plus de 350 médias, jour­na­listes, photo­graphes, indé­pen­dants ou appar­te­nant à des rédac­tions dénoncent, dans une tribune publiée sur fran­ceinfo.fr, les violences poli­cières subies par leur profes­sion depuis le début du mouve­ment. Ils alertent sur la préca­ri­sa­tion de leurs condi­tions de travail et les agres­sions physiques et psycho­lo­giques vécues sur le terrain. Ils reven­diquent leur droit à infor­mer et la liberté de la presse. Ils s’ex­priment ici libre­ment.


Nous, jour­na­listes de terrain, jour­na­listes indé­pen­dant·e·s, en poste en rédac­tion, avec ou sans carte de presse, déci­dons de prendre la parole collec­ti­ve­ment pour dénon­cer les multiples violences d’Etat que nous subis­sons.

Depuis plusieurs années main­te­nant et plus parti­cu­liè­re­ment depuis le mouve­ment des « gilets jaunes », chacune et chacun à notre manière, mais toujours dans une démarche d’in­for­ma­tion, nous sommes sur le terrain quoti­dien­ne­ment pour docu­men­ter l’ac­tua­lité. De par notre métier de jour­na­listes, nous sommes souvent en première ligne, au cœur de luttes sociales et parfois des confron­ta­tions entre les mani­fes­tant·e·s et les forces de l’ordre. Nous sommes expo­sé·e·s, nous le savons et nous l’ac­cep­tons.

Mais nous consta­tons qu’au fil de l’in­ten­si­fi­ca­tion du mouve­ment social et de ses violences, notre travail est devenu de plus en plus risqué, diffi­cile, voire impos­sible. Nos condi­tions de travail se dégradent. Nous consta­tons que ce n’est pas majo­ri­tai­re­ment du fait des mani­fes­tant·e·s, mais bien large­ment du compor­te­ment des forces de l’ordre elles-mêmes.

Depuis trois ans main­te­nant, nous assis­tons à une volonté déli­bé­rée de nous empê­cher de travailler, de docu­men­ter, de témoi­gner de ce qu’il se passe pendant les mani­fes­ta­tions. Nous sommes de nombreux·ses jour­na­listes à nous en plaindre. 

Il n’y a pas eu de mani­fes­ta­tions ou de rassem­ble­ments ces derniers mois sans qu’un·e jour­na­liste n’ait été violen­té·e physique­ment et ou verba­le­ment par les forces de l’ordre.Les signa­taires de la tribune

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