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COMMUNIQUE INTERSYNDICAL : La préser­va­tion du pouvoir d’achat néces­site un meilleur partage de la richesse

Voici le commu­niqué publié le 12/07 par l’en­semble des confé­dé­ra­tions syndi­cale ainsi que des orga­ni­sa­tions de jeunes. Reste à savoir si cette unani­mité excep­tion­nelle débou­chera sur des actions unitaires autres que les « échanges » annon­cés en conclu­sion de ce commu­niqué.


A l’heure où les conflits sociaux se multi­plient pour obte­nir des reva­lo­ri­sa­tions sala­riales légi­times au moins à la hauteur du taux d’in­fla­tion, la ques­tion du pouvoir d’achat est centrale pour les travailleurs et travailleuses. Alors que les débats commencent à l’As­sem­blée natio­nale sur cet enjeu prio­ri­taire, nos orga­ni­sa­tions respec­tives réaf­firment ensemble que le sujet relève égale­ment des poli­tiques sala­riales dans les branches, les entre­prises et la Fonc­tion publique. Parce qu’elles consi­dèrent que le salaire relève du partage des richesses, les orga­ni­sa­tions syndi­cales et de jeunesse sont unanimes sur le fait que le sujet prio­ri­taire doit être l’aug­men­ta­tion des salaires, des retraites et pensions, des mini­mas sociaux et des bourses d’études.
Une succes­sion de mesures ponc­tuelles et majo­ri­tai­re­ment finan­cées par l’Etat ne peut consti­tuer un ensemble suffi­sant pour répondre à l’ur­gence. Réduire les inéga­li­tés, notam­ment entre les femmes et les hommes, exige avant tout des mesures visant à une meilleure répar­ti­tion des richesses au profit des sala­riés. Le salaire doit demeu­rer la base d’un partage des richesses rééqui­li­bré en faveur des sala­riés. La prise en charge de mesures de pouvoir d’achat est aussi de la respon­sa­bi­lité des employeurs privés comme publics.
Les orga­ni­sa­tions syndi­cales et de jeunesse réaf­firment que le SMIC doit demeu­rer un salaire d’em­bauche et qu’il ne peut pas être une trappe à bas salaires main­te­nant les sala­riés au SMIC toute leur carrière profes­sion­nelle.
La condi­tion­na­lité des aides aux entre­prises est aujourd’­hui un impé­ra­tif. Elle doit permettre aux branches profes­sion­nelles et aux entre­prises de mener des poli­tiques plus concrètes en matière sociale et envi­ron­ne­men­tale, notam­ment par le dialogue social. Le futur débat parle­men­taire doit permettre d’avan­cer notam­ment sur cette condi­tion­na­lité des aides aux entre­prises qui ne jouent pas le jeu en matière sala­riale.
Les orga­ni­sa­tions syndi­cales et de jeunesse rappellent que ces exoné­ra­tions et allè­ge­ments de coti­sa­tions mettent à mal notre système de protec­tion sociale collec­tive.
Nos orga­ni­sa­tions conviennent de se réunir à nouveau début septembre afin de pour­suivre leurs échanges.
Paris, le 12 juillet 2022

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