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Le cri de révolte des petites villes et petits villages, depuis Le Blanc

CRI DE RÉVOLTE DES PETITES VILLES ET VILLAGES DE FRANCE

L’As­so­cia­tion des Maires Ruraux de France vient de rati­fier le mani­feste Natio­nal pour la renais­sance des mater­ni­tés. Cette nouvelle signa­ture s’ajoute à la longue liste des 2 700 soutiens, directs et en ligne, parmi lesquels les signa­taires ci-joint.

Solli­ci­tés par le Comité de Défense des Usagers du Site du Blanc, le collec­tif «  Cpas­de­main­la­veille », les élus de l’Indre enga­gés dans la défense du site hospi­ta­lier du Blanc, et plus large­ment par la Coor­di­na­tion natio­nale des comi­tés de défense des hôpi­taux et mater­ni­tés de proxi­mité, tous partagent la colère et le désar­roi des habi­tants qui refusent la dispa­ri­tion de leurs mater­ni­tés. Avec les urgences et les EPHAD, les mater­ni­tés sont deve­nues le symbole de la dégra­da­tion du système de soin, une dégra­da­tion qui, asso­ciée à la déser­ti­fi­ca­tion médi­cale, à la non remise en cause de la liberté d’ins­tal­la­tion et aux diffi­cul­tés d’ac­cès aux soins primaires, mène à la catas­trophe sani­taire.

La ferme­ture de ces services indis­pen­sables se fait au mépris des droits des patientes et de leur sécu­rité. Aucune concer­ta­tion n’a été menée en amont avec les futures mamans, les premières concer­nées par cette déci­sion. Aucune réflexion pour mettre en place des solu­tions inno­vantes n’a été lancée. Aucune alter­na­tive sérieuse ni contre­par­tie n’ont été appor­tées. Les enga­ge­ments pris par les direc­tions d’hô­pi­tal et l’ARS n’ont pas été respec­tés.

Les citoyens que nous sommes ne veulent pas subir cet écrou­le­ment. Comme aux domi­nos, la chute de la mater­nité entraîne celle de la chirur­gie, des urgences, bien­tôt de l’hô­pi­tal dans son ensemble puis enfin du terri­toire. D’ailleurs, l’ef­fon­dre­ment ne s’ar­rête pas au monde rural mais s’étend désor­mais aux banlieues, aux villes moyennes.

Ce démé­na­ge­ment du terri­toire est une grave atteinte à l’ave­nir du monde rural et à celui des petites villes où il se solde par une perte d’at­trac­ti­vité.

Face au rouleau compres­seur de la centra­li­sa­tion, le mouve­ment de résis­tance prend de l’am­pleur et prône au contraire un maillage du terri­toire, une redis­tri­bu­tion intel­li­gente des pôles d’ex­cel­lence dans une idée de partage des compé­tences. La popu­la­tion est mobi­li­sée, les médias lui tendent leurs micros. Pour autant le gouver­ne­ment et son admi­nis­tra­tion restent sourds. Des réunions sont orga­ni­sées à l’hô­pi­tal, à l’ARS. Pour rien !  Pour  bala­der les élus et les repré­sen­tants des citoyens – humi­lia­tion gratuite et inutile. Rien ne change, pire les ferme­tures s’en­chaînent. Les actions en justice portées par les collec­ti­vi­tés terri­to­riales se multi­plient, les futures mamans portent plainte. Rien n’y fait, le travail de sape conti­nue. Le person­nel clame sa souf­france. Mois après mois la situa­tion se dégrade.

Parce que ne pas se révol­ter revien­drait à caution­ner la dispa­ri­tion de la grande idée d’un service public de santé de proxi­mité, acces­sible à tous, la coor­di­na­tion Natio­nale, l’en­semble des comi­tés et collec­tifs citoyens dont le Comité de Défense des Usagers du Site du Blanc et le collec­tif « Cpas­de­main­la­veille » appellent chacun, chacune à signer le mani­feste, à témoi­gner sur leurs pages sur les réseaux sociaux et à rejoindre les 2 700 personnes déjà enga­gées pour mener ce juste combat à leurs côtés.

Cri de révolte des petites villes et villages de France

Le mani­feste sur Change.org

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