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Le Front de gauche dans la Vienne est bien vivant. Il était temps de le confir­mer.

Nous étions, le dimanche 29 juin, 45 mili­tants du Front de gauche du dépar­te­ment, de Buxe­rolles, Châtel­le­rault, Chau­vi­gny, Mont­mo­rillon, Poitiers, Queaux, et j’en oublie, à nous rassem­bler.

Pour réaf­fir­mer que nous sommes à la conquête de l’élec­to­rat de gauche, que nous visons à être hégé­mo­niques dans le champ poli­tique. L’objec­tif immé­diat est pour le Front de Gauche  d’être une forma­tion poli­tique anti-austé­ri­taire à voca­tion majo­ri­taire.
A la suite de la défaite des élec­tions euro­péennes (appré­ciée diver­se­ment), des mili­tants qui font vivre le Front de gauche se sont réunis pour réaf­fir­mer qu’il n’existe pas de stra­té­gie alter­na­tive à la construc­tion du Front de gauche. Car dans ce dépar­te­ment plus qu’ailleurs, l’ac­tion conver­gente des diverses forces parties prenantes de notre Front se passa très bien.

Les Assem­blées citoyennes doivent vivre, se déve­lop­per, s’ou­vrir.
Ce sont, rappe­lons-le, la struc­ture de base du FG. Ce sont ces struc­tures de base qui doivent vivre et se déve­lop­per sans être dépen­dantes d’états-majors poli­tiques.
Fonc­tion­ne­ment variable sur le dépar­te­ment:
-impor­tant pour le Sud Vienne, même si la situa­tion à Mont­mo­rillon est un peu diffi­cile.
-A Châtel­le­rault, décla­ra­tion d’une asso­cia­tion en préfec­ture, bureau respec­tant le plura­lisme et les hors-partis, Inter­ven­tions diverses et suivies, dont envers les sala­riés de Fede­ral Mogul.
-A Poitiers, situa­tion diffi­cile depuis les discus­sions précé­dant les Muni­ci­pales et depuis la campagne des Muni­ci­pales qui ont mis en plein jour des diver­gences entre PCF/PG-Ensemble. Le premier parti­ci­pant à la liste d’A Claeys, député PS, les deuxièmes parti­ci­pant à la liste diri­gée par une mili­tante d’EE-LV. Aucune Assem­blée citoyenne où les diver­gences d’ana­lyse entre compo­santes du FG auraient pu être expli­ci­tées n’a pu avoir lieu.
Un fonc­tion­ne­ment continu, persé­vé­rant, comme dans le Sud Vienne par exemple, est néces­saire.

Des débats riches et contra­dic­toires.
Pour certain(e)s le PS n’est plus à gauche. D’autres insistent sur le fait que nous devons nous adres­ser à tout l’élec­to­rat de gauche (qui est encore un élec­to­rat pouvant voter socia­liste). D’autres encore insistent sur les deux orien­ta­tions stra­té­giques anta­go­niques « à gauche »: celles des sociaux-libé­raux et celle du Front de gauche et des forces à la gauche du PS.
La ques­tion de « quelle stra­té­gie pour être une gauche de trans­for­ma­tion sociale, à voca­tion et ambi­tion majo­ri­taires, » a été posée mais non tran­chée.
Une méthode reçut des assen­ti­ments nombreux :mettre en avant des alter­na­tives program­ma­tiques et de cher­cher à construire à partir de ces points des conver­gences sans exclu­sives à gauche.
Une démarche d’in­ter­pel­la­tions et de propo­si­tions à la gauche du PS , à Nouvelle Donne, à la partie du NPA acces­sible à nos discus­sions, à la gauche d’EELV (pour les mili­tants d’En­semble et du PG, EELV à Poitiers est sur cette ligne) serait possible dans la démarche d’un élar­gis­se­ment à venir du Front de gauche.
Mais le débat est diffi­cile, nous ne le cachons pas: certains consi­dèrent qu’EELV n’est une forma­tion poli­tique de gauche, est très respon­sable de la poli­tique austé­ri­taire actuelle.
D’autres disent leur réti­cence quant  au rôle dans le Front de gauche d’élus très proches d’un député social-libé­ral de premier plan.
D’autres enfin insistent sur les quelques ouver­tures possibles dans une situa­tion poli­tique si diffi­cile, ouver­tures qui vont concou­rir à élar­gir le rassem­ble­ment anti-austé­ri­taire. Cette dernière posi­tion poli­tique a semblé plus reprise que les précé­dentes.

Des thèmes d’ac­tion immé­diate ont été rete­nus:
Soute­nir l’ac­tion anti-TAFTA du comité local qui existe à l’ini­tia­tive d’ATTAC
Soute­nir les ouvriers de Fede­ral Mogul (action du comité de Châtel­le­rault déjà exis­tante)
Soutien à la lutte des chemi­nots (il existe une péti­tion de soutien sur le site du Front de gauche, et des mili­tants du Fg sont allé(e)s aux AGs des chemi­nots.)
Soutien aux luttes des inter­mit­tents du spec­tacle (des mili­tants du FG sont inves­tis là aussi).
Et aussi: la ques­tion d’Al­stom, La Sécu­rité sociale, etc.

Des thèmes sont à discu­ter, préci­ser, au sein du Front de gauche, lors de réunions du Front de Gauche:
Le coût du capi­tal/ et autres problèmes écono­miques
L’ana­lyse de l’élec­to­rat popu­laire du FN et de la droite.
La crise du poli­tique, la crise de la démo­cra­tie.
La ques­tion du popu­lisme, de ce qu’est le peuple.
L’ana­lyse des classes sociales aujourd’­hui, en France: sala­riat, préca­riat, chômage struc­tu­rel, etc.
Comment s’adres­ser aux personnes en rupture de liens de soli­da­rité élémen­taires? Nous ne savons mani­fes­te­ment pas nous adres­ser aux personnes peu diplô­més et une partie de cet élec­to­rat à voter FN, beau­coup plus que FG. Il est néces­saire d’avoir un discours simple et compré­hen­sible et non simpliste.
Dans nos prochaines réunions, dans nos Assem­blées citoyennes, nous aurons à préci­ser à qui on s’adresse en prio­rité:
-à nos collègues qui semblent si proches du FG, celles et ceux qui ont déjà voté FG, et alors risque de repro­duc­tion sociale dans le FG.
-à tout le peuple avec un accent vers les quar­tiers popu­laires dont nous avons voca­tion à deve­nir les porte-voix? Mais sans croire pouvoir repro­duire ce qui fit l’im­plan­ta­tion du PCF dans les années 80 du siècle dernier par exemple. Car la compo­si­tion sociale a changé: écla­te­ment des statuts des sala­riés, un chômage de masse vécu comme seule réalité du travail par des familles entières, etc.

Les élus.
Un constat est fait : il n’y a pas d’élus sous l’étiquette Front de gauche. Il y a des élus qui se situent proches du Front de gauche, certains appar­tiennent à des partis parti­ci­pant au Front de gauche, d’autres non.
Concer­nant ces élus, il est proposé une candi­da­ture aux séna­to­riales (septembre 2014) contre la poli­tique d’aus­té­rité, à l’ini­tia­tive du FG.
Le Front de gauche va propo­ser à tous les élu(e)s inté­ressé(e)s une dénon­cia­tion commune des parte­na­riats public-privé, ainsi que de la dimi­nu­tion de la dota­tion de l’État aux communes. Il importe d’al­ler au-delà des « vœux » propo­sés à tel ou tel Conseil muni­ci­pal. Des réunions asso­ciant élus et toutes personnes inté­res­sées pour prépa­rer ces initia­tives sont souhai­tées.
Le FG propo­sera une action commune d’élus au niveau de l’ag­glo­mé­ra­tion de Poitiers (Grand Poitiers) pour un service public du ramas­sage-trai­te­ment des déchets, et pour une action sur la ques­tion des loge­ments sociaux (répar­ti­tion entre communes, besoins, etc.).

Pour les élec­tions à venir, gardons le prin­cipe que des discus­sions préa­lables à toute prise de posi­tion publique seront orga­ni­sées dans le FG, dans les partis y parti­ci­pant, et bien sûr dans les Comi­tés de base, afin de déter­mi­ner accords et désac­cords. Ce sera nouveau.
A l’ave­nir, le prin­cipe de faire des listes FG au premier tour à toutes les élec­tions est retenu, semble-t-il. Ensemble y est favo­rable, bien sûr.
Pour le second tour, que faire ? : envi­sa­ger par prin­cipe une alliance avec le PS et autres forces de gauche, afin de mettre en œuvre concrè­te­ment nos propo­si­tions poli­tiques? Ou bien consi­dé­rer que le PS n’étant plus de gauche, la ques­tion ne se pose pas du tout ainsi ? Ou bien consi­dé­rer la ques­tion à voir plus tard? Ques­tion non tran­chée, on le voit.
Les mili­tants d’En­semble, avec leur propo­si­tion d’un Front social et poli­tique anti-austé­ri­taire, d’un appel systé­ma­tique aux forces en rupture avec la poli­tique anti-sociale, si massi­ve­ment impo­pu­laire, des Hollande-Valls, ont parti­cipé, chacun(e) avec leur sensi­bi­lité à ces débats. Nous sommes conscients que la situa­tion sociale et poli­tique est très dange­reuse ;  et le Front de gauche peut deve­nir une force poli­tique multi­pliant les initia­tives à la base pour faire échec à cette poli­tique du PS qui reçoit le soutien critique quoti­dien du MEDEF.
Mais nous ne sommes pas assez nombreux, alors, vrai­ment :
Rejoi­gnez le Front de gauche86 !

 

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