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Quelle est aujourd’­hui notre LIBERTÉ ?

Un article de Françoise Chanial

Si tu as l’argent pour aller où tu veux, pour choi­sir ta nour­ri­ture, ton logis, tes vête­ments, tes loisirs, tu te sens libre … oui mais… Pour accé­der à cette « liberté de consom­mer » beau­coup sont contraints de perdre leur vie à la gagner ! Il y a donc là une première liberté  à conqué­rir : le droit de tous à la subsis­tan­ce… oui mais …

Consom­mer des biens sans pouvoir refu­ser « le monde qui va avec », ce n’est pas encore la vraie liberté. Être libre, c’est être partie prenante des orien­ta­tions de nos vies, et ces déci­sions-là nous échappent : il est prévu que nous les délé­guions au Parle­ment, au Gouver­ne­ment, à l’Ad­mi­nis­tra­tion, au Commer­ce… qui disent en choeur OUI aux trusts : chimie, pétrole, nucléaire, grande distri­bu­tion, publi­ci­té…

L’ab­sence de scru­pules fait de ces TRUSTS les naufra­geurs du monde. Ils se veulent intou­chables et nos gouver­nants, complices, veillent à nous tenir tranquilles avec du pain, des jeux… et de l’élec­tri­cité à un coût envi­ron­ne­men­tal insou­te­nable..

L’ur­gence, la vraie !

En fait les inté­rêts des gouver­nants ne sont PAS les nôtres. C »est pour impo­ser les leurs qu’ils mobi­lisent armée, police, camé­ras de surveillance et autres subter­fuges visant à masquer leur INCAPACITÉ à endi­guer les catas­trophes écolo­giques et sociales annon­cées.

Le danger vient d’eux : ils n’ima­ginent pas d’autres rapports que la compé­ti­tion : domi­na­tion et soumis­sion, voire guerre. Ils veulent nous empê­cher de refu­ser ce qui gâche la vie : les pesti­cides tueurs d’abeilles et autres pertur­ba­teurs endo­cri­niens, l’in­dus­trie nucléaire, le dérè­gle­ment clima­tique… C’est toute notre vie au quoti­dien qui est confisquée.

L’ur­gence, la vraie, c’est d’être tous unis pour obte­nir du pouvoir central l’ARRÊT de ce qui nous tue.

Imagine !

Et, dans le même temps, repre­nons la maîtrise de notre vie sociale : le seul pouvoir légi­time, c’est celui que nous exerçons en réflé­chis­sant entre voisins – comme à Nuit Debout ou « mon petit voisi­nage », des initia­tives locales qui peuvent faire le tour du monde !

Nous ne travaille­rons que pour répondre aux besoins. Nous nous passe­rons des  bombes desti­nées à faire sauter plusieurs fois la planè­te…

Par contre, nous avons besoin d’eau et d’air non pollués, nous pouvons nous orga­ni­ser pour culti­ver des légumes, regrou­per nos dépla­ce­ments, échan­ger des biens et des services variés… Nous avons besoin de soli­da­ri­té… : décou­vrons que c’est un plai­sir …

*    *    *

sur l’air de la cuca­ra­cha – déjà utilisé – entre autres – pour « Radio-Paris ment » :

Le Gouverne-ment et le Parle-ment

nous saoulent de leurs boni­ments

mais la surveillance et l’état d’ur­gence

cachent mal leur impuis­sance.

Nuit debout, Amis de la Terre, sans drapeaux ni bande­ro­les…

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