M. Le Pen, condamnée pour détournements de fonds publics mais candidate !
Le RN s’en défend mais c’est bien le parti et ses dirigeant.es qui viennent d’être condamné.es pour avoir les « mains sales » tout en refusant de faire « tête basse ». Rappelons-le : il aura fallu près de 10 ans de procédure pour qualifier les faits de détournements de plus de 4,4 millions d’euros pour la période 2004 à 2016.
N’oublions pas : M. Le Pen est condamnée à 3 ans de prison dont deux avec sursis, une année sous bracelet électronique. Le RN est condamné à une amende de 2 millions d’€ et à la confiscation de 1 million d’€ déjà saisi. Plus d’une dizaine de ses dirigeants et élus dont, Alliot, Odoul, Gollnish, Wallerand devront verser au Parlement européen une somme de 1,9 million d’€.
Pourtant Marine Le Pen prétend rester maîtresse du jeu pour 2027. En se pourvoyant en cassation, elle compte se présenter quoi qu’il en soit, bafouant l’esprit si ce n’est la lettre du droit et insultant la République. En avançant l’idée d’un « ticket » Le Pen-Bardella, elle tourne la concurrence interne au RN à son avantage.
Le 7 juillet fut une triste journée, entre l’annonce de Marine Le Pen et le vote du « permis de tuer » pour les forces de l’ordre, reprenant un mot d’ordre de Jean-Marie Le Pen.
Il est encore plus urgent de réunir les conditions pour qu’en 2027, soient battues la droite et l’extrême-droite, une extrême droite donnée la mieux placée avec Le Pen ou même Bardella. Ce parti raciste, xénophobe, populiste s’est dévoilé être la force politique qui s’oppose systématiquement aux augmentations du smic, des salaires, des retraites, au système de sécurité sociale par répartition, aux droits des femmes, aux syndicats et aux associations. Il confirme ainsi sa place dans l’internationale réactionnaire aux côtés de Trump, Melloni, Miléi, Bolsonaro, Orban. Citons ces deux derniers pour se convaincre qu’ils peuvent être balayés.
Aucun candidat déclaré, JL Mélenchon de la FI, R Glucksman de l’aile droite du PS et des sociaux-libéraux ou tout autre candidature ne peut gagner seul, et les sondages du 2e tour sont sans appel. Il faut une dynamique populaire, basée sur un large rassemblement, qui réédite celle de la NUPES et du NFP. C’est la condition de la victoire, et de la défaite de « la délinquandidate » du RN.
Jean Yves Lalanne
