Media­part. Blocage des secours à Sainte-Soline : un enre­gis­tre­ment enfonce les auto­ri­tés. Retour sur une chro­no­lo­gie des non secours à S.

Voici de larges extraits d’un article de Media­part. Il est inter­dit de repro­duire un article. Je suppose que la rédac­tion de Media­part ne peut qu’ac­quies­cer lorsque ses infor­ma­tions d’in­té­rêt géné­ral sont reprises par un petit média mili­tant. Voici le texte accom­pa­gnant la vidéo puis un article daté du 28–8.

Remarquons qu’un Samu annonçant l’im­pos­si­bi­lité de secou­rir une personne en grande détresse car c’est une zone de combat est ue atti­tude à l’op­posé de l’éthique et de la pratique de Méde­cins du monde, de Méde­cins sans fron­tière, de tout méde­cin. A ma connais­sance.

PB, 29–8–2023

« Dans un enre­gis­tre­ment révélé par « Le Monde », un pompier et un opéra­teur du Samu confirment que les secours ont été bloqués, alors qu’un mani­fes­tant était en danger de mort sur le site, samedi dernier. Media­part diffuse des extraits sonores qui contre­disent la version des auto­ri­tés.

Youmni Kezzouf, Jade Lind­gaard et Camille Polloni

29 mars 2023 à 00h20

« Il y avait une multi­pli­cité de témoi­gnages. Voici désor­mais qu’un enre­gis­tre­ment confirme que les secours ont été bloqués au moment d’in­ter­ve­nir lors de la mobi­li­sa­tion contre la mega­bas­sine de Sainte-Soline, samedi 25 mars, alors que plusieurs mani­fes­tants étaient griè­ve­ment bles­sés, dont un en danger de mort.

Le docu­ment sonore – révélé par Le Monde et dont Media­part diffuse ci-dessous des extraits – est tiré d’une conver­sa­tion entre deux hommes, un obser­va­teur de la Ligue des droits de l’homme (LDH) et un méde­cin présents sur la base arrière de la mani­fes­ta­tion où ils assu­raient le suivi des opéra­tions à distance, et à l’autre bout du fil, les pompiers des Deux-Sèvres, puis un opéra­teur du Samu. Dans les échanges, les services des pompiers comme du Samu affirment à la LDH qu’ils ne peuvent pas inter­ve­nir sur place, malgré les alertes sur l’état de santé d’un mani­fes­tant (toujours entre la vie et la mort à ce jour). Pour­tant d’autres membres de l’as­so­cia­tion de défense des droits humains présents à ce moment-là dans la mani­fes­ta­tion les avaient aler­tés sur la situa­tion en urgence vitale d’une personne très grave­ment bles­sée.

« On a eu un méde­cin sur place et on lui a expliqué la situa­tion, c’est qu’on n’en­verra pas d’hé­lico ou de Smur sur place, parce qu’on a ordre de ne pas en envoyer par les forces de l’ordre », affirme notam­ment l’opé­ra­teur du Samu.

Le méde­cin géné­ra­liste sur la base arrière de la mani­fes­ta­tion relance alors en expliquant être en contact avec des « obser­va­teurs sur place [qui] disent que c’est calme depuis trente minutes et qu’il est possible d’in­ter­ve­nir ». Ce à quoi l’opé­ra­teur du Samu répond : « Je suis d’ac­cord avec vous, vous n’êtes pas le premier à nous le dire. Le problème, c’est que c’est à l’ap­pré­cia­tion des forces de l’ordre dès qu’on est sous un comman­de­ment, qui n’est pas nous. »

Ces échanges confon­dants, auxquels ont assisté trois avocats (Mes Sarah Hunet-Ciclaire, Chloé Saynac et Pierre-Antoine Cazau), contre­disent la version des auto­ri­tés, mais aussi du Samu, qui ont expliqué depuis samedi qu’au­cune entrave aux secours n’avait eu lieu le jour de la mani­fes­ta­tion.

En réac­tion aux éléments conte­nus dans l’en­re­gis­tre­ment, la direc­tion du Samu des Deux-Sèvres a seule­ment indiqué sur Twit­ter, mardi soir : « Nous n’in­ter­ve­nons pas en zone d’ex­clu­sion. Il n’y a pas de débat. »

La préfète des Deux-Sèvres, Emma­nuelle Dubée (qui présente la parti­cu­la­rité d’avoir été la direc­trice adjointe du cabi­net du ministre Gérald Darma­nin) a estimé quant à elle, dans un commu­niqué de presse, que des blocages de secours avaient effec­ti­ve­ment pu avoir lieu pour des raisons de sécu­rité. « Il n’est pas surpre­nant que, si [les] condi­tions de sécu­rité n’étaient pas réunies, les forces de l’ordre aient pu, pour certaines géolo­ca­li­sa­tions et dans certaines périodes de temps, indiquer qu’un envoi d’am­bu­lance n’était pas possible dans l’im­mé­diat », a-t-elle déclaré.

« Ce n’est donc que pour éviter que le Samu ou les pompiers ne soient pris à partie ou victimes colla­té­rales des affron­te­ments violents que cette consigne a pu être passée, dans un contexte où les groupes violents se déplaçaient très rapi­de­ment. »

Retrou­vez ci-dessous l’in­té­gra­lité de notre enquête, publiée dès mardi 28 mars, sur le blocage des secours à Sainte-Soline.« 

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« Deux mani­fes­tants dans le coma, une jeune femme au visage brisé, un jeune homme souf­frant d’une frac­ture ouverte du pied, d’in­nom­brables plaies et trau­ma­tismes : le bilan drama­tique des bles­sé·es de la mani­fes­ta­tion contre la mega­bas­sine de Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres, samedi 25 mars, pose une ques­tion grave : les auto­ri­tés ont-elles empê­ché les secours d’in­ter­ve­nir et de soigner celles et ceux qui en avaient besoin ? 

« Media­part a recueilli un grand nombre de témoi­gnages attes­tant de blocages de la part des gendarmes, ayant eu pour consé­quence une inter­ven­tion tardive du Service d’aide médi­cale d’ur­gence (Samu) et des pompiers « alors qu’on avait un blessé par minute », décrit Antoine, street medic pendant la mani­fes­ta­tion et secou­riste de métier dans une asso­cia­tion. 

Une ving­taine de parti­ci­pants à la mani­fes­ta­tion joints par Media­part décrivent des medics « débor­dés » par le nombre de bles­sés, cher­chant déses­pé­ré­ment à accé­lé­rer l’in­ter­ven­tion de profes­sion­nels munis du maté­riel néces­saire. Selon le cabi­net de la première ministre, dési­reux de nuan­cer ce constat, « les services de l’État ont agi et porté secours dans une situa­tion d’of­fen­sive parti­cu­liè­re­ment violente de plusieurs centaines de personnes ». De leur côté, des membres du Samu soulignent la « confu­sion » de la situa­tion, leurs diffi­cul­tés à accé­der aux bles­sés et le besoin de faire le point sur ce qui s’est passé. 

Des mani­fes­tants sous les gaz lacry­mo­gènes lors de la mani­fes­ta­tion appe­lée par le collec­tif « Bassines non merci » à Sainte-Soline, le 25 mars 2023.

Pierre-Antoine Cazau, avocat mandaté par la Ligue des droits de l’homme, rapporte avoir assisté à une conver­sa­tion télé­pho­nique sur haut-parleur entre un méde­cin et le régu­la­teur du Samu. Depuis Melle, la ville toute proche où se dérou­laient des confé­rences orga­ni­sées par les anti-bassines, ce soignant, présent sur cette sorte de base arrière, tente à plusieurs reprises de joindre le Samu.

Il a reçu des alertes venues du champ de bataille qu’est deve­nue la mani­fes­ta­tion : un jeune homme est très grave­ment blessé, et se trouve en « urgence vitale ». Mais au télé­phone, le Samu « lui a répondu qu’il avait eu l’ordre du comman­de­ment de ne pas inter­ve­nir » et « ils ont parlé des forces de l’ordre », affirme Pierre-Antoine Cazau. Selon l’avo­cat, ce blessé est le tren­te­naire ensuite héli­porté au CHU de Poitiers qui se trouve aujourd’­hui entre la vie et la mort.

« Nous n’avons pas été obstrués dans l’exer­cice de notre fonc­tion mais bien assu­rés les soins dans des circons­tances parti­cu­liè­re­ment dange­reuses pour nos équipes », a déclaré le Samu des Deux-Sèvres sur un réseau social, en réponse à un article de la Charente-Libre.

« Non, les forces de l’ordre n’ont pas empê­ché les secours d’in­ter­ve­nir, ce sont les gendarmes et les secours qui ont été empê­chés d’in­ter­ve­nir par certains casseurs »,a au contraire affirmé lundi après-midi  le ministre de l’in­té­rieur, Gérald Darma­nin. « Ce que je peux dire, c’est qu’à chaque fois que nous avons été appe­lés par les services de secours […], nous avons envoyé des méde­cins pour les soigner en premier secours », a-t-il ajouté. 

Pour­tant, depuis samedi, de nombreuses personnes assurent exac­te­ment le contraire. Aux alen­tours de 13 h 30, soit envi­ron une demi-heure après le début des hosti­li­tés, le député euro­péen Benoît Biteau rassemble plusieurs élues, repé­rables par leurs écharpes trico­lores, et tente de « sécu­ri­ser un endroit » pour les nombreux bles­sés « qu’on voit arri­ver de la première ligne du front ».

(…)

« On choi­sit une zone sécu­ri­sable et à proxi­mité d’un chemin goudronné qui permet l’ac­cès des secours dans les meilleurs délais », précise Benoît Biteau, et « on se met autour d’eux en bouclier pour les proté­ger ». « Nous rece­vons rapi­de­ment beau­coup de lacrymo, commençons dans la préci­pi­ta­tion à nous orga­ni­ser et à nous répar­tir pour porter les bles­sés plus loin, car cela devient rapi­de­ment irres­pi­rable », témoigne Marine Tonde­lier, secré­taire natio­nale d’EELV. Elle ajoute : « À ce moment-là, une grenade explose à un mètre de moi, près d’Emilio Meslet, jour­na­liste à L’Hu­ma­nité, qui la sent juste à côté de son pied. » Les élu·es courent avec les bles­sé·es, disent avoir du mal à respi­rer et ne pas y voir grand-chose. 

C’est à ce moment-là que leur vient l’idée d’ap­pe­ler la cheffe du pôle « affaires inté­rieures » de Mati­gnon, Marie-Emma­nuelle Assi­don, avec qui ils sont en contact au sujet de la mise sur écoute de certains mili­tants anti-bassines. Le télé­phone de Marine Tonde­lier a gardé la mémoire de cet appel : 14 h 07. « Le cabi­net d’Éli­sa­beth Borne prend l’en­ga­ge­ment d’en­voyer des véhi­cules de secours et autant que néces­saire », raconte Benoît Biteau.

L’en­tou­rage de la première ministre confirme avoir reçu l’ap­pel de la cheffe du parti écolo­giste : « Nous avons trans­mis son message au minis­tère de l’in­té­rieur pour que le contact soit rapi­de­ment repris avec elle, ce qui a été immé­dia­te­ment fait ». À 14 h 16, la préfète des Deux-Sèvres, Emma­nuelle Dubée (égale­ment ancienne direc­trice de cabi­net adjointe de Gérald Darma­nin), l’ap­pelle, lui demande où elle est et la géolo­ca­lise par la messa­ge­rie WhatsApp. Elles se rappellent ensuite à plusieurs reprises jusqu’à 15 h 16. 

À ce moment de la mani­fes­ta­tion, un drame s’est déjà noué pour S., le mani­fes­tant dont la vie est toujours mena­cée aujourd’­hui après une grave bles­sure à la tête. 

Benoît*, l’un des premiers mani­fes­tants arri­vés au pied de la bassine, décrit une scène apoca­lyp­tique où les gendarmes lançaient « des grenades de désen­cer­cle­ment à hauteur de tête ». Il était tout près de S. quand celui-ci a été touché. « J’ai entendu une déto­na­tion, puis je l’ai vu tomber. Du sang coulait de sa tête. » Nous sommes peu avant 14 heures. 

Éloïse, mani­fes­tante et infir­mière diplô­mée venue de Bretagne, avec « une trousse de soins au cas où », s’est rapi­de­ment retrou­vée dans un nuage de lacry­mos face à « des medics débor­dés » par les nombreux bles­sés. Sur son chemin, elle aperçoit « un homme d’une tren­taine d’an­nées à terre, incons­cient » et entend deux medics crier « urgence vitale ».  

Quand Éloïse s’ap­proche de ce blessé isolé, « il y avait déjà deux personnes au télé­phone avec le Samu, une jeune femme et un garçon », raconte-t-elle. Elle aide à déga­ger la route pour permettre l’ac­cès d’une ambu­lance qui ne vient pas. Pendant ce temps, des mani­fes­tants équi­pés de boucliers de fortune tentent de créer « un péri­mètre de sécu­rité » autour de S. Ils se posi­tionnent en cercle, face aux gendarmes. 

Benoît en fait partie. « Les lacry­mos et les désen­cer­clantes conti­nuaient à tomber », raconte-t-il. Lui-même a été blessé aux jambes par des grenades. « Des gaz étaient tirés à moins de cinq mètres de nous », confirme Éloïse. « Des gens crient “putain” et enterrent les galets [de lacry­mo­gènes, NDLR]. Je n’avais aucune protec­tion, les soignants et le blessé non plus, il était impos­sible de le soigner. » 

Le groupe décide d’éva­cuer S. en le portant vers l’ar­rière. Éloïse raconte : « Quelqu’un tenait une compresse au niveau de son œil droit, il était très pâle. Nous sommes passés à travers les gaz pour l’em­me­ner le plus loin possible. » « Moi je conti­nuais à faire bouclier », complète Benoît, pendant que « les copains du blessé lui main­te­naient une pres­sion sur le crâne ». Lorsque S. se retrouve un peu à l’écart, pris en charge, Benoît et Éloïse s’éloignent. 

« À la demande des mani­fes­tants, Agathe, une méde­cin urgen­tiste qui parti­ci­pait à la mani­fes­ta­tion à titre person­nel, sans faire partie de l’équipe offi­cielle de medics, se rend auprès de S. Repor­terre a publié son témoi­gnage, lundi 27 mars. Elle aussi insiste sur l’im­pos­si­bi­lité pour les ambu­lances, « bloquées par les gardes mobiles », d’ac­cé­der à la zone. Elle fait une première évalua­tion de ses bles­sures – une plaie, un grave trau­ma­tisme crânien – et parle avec le méde­cin du Samu au télé­phone. Elle n’ar­rive pas à le convaincre de venir.  

Lionel Brun-Vali­con, secré­taire géné­ral adjoint de la LDH et à ce titre obser­va­teur dans la mani­fes­ta­tion, assiste aux appels au Samu. Les télé­phones sont placés en haut-parleur : il entend le service d’ur­gence refu­ser de venir et assure avoir « très clai­re­ment vu un barrage de gendarmes » au bout de la route où a été installé le blessé, à l’écart. De l’autre côté stationnent des pompiers, qui attendent pour inter­ve­nir. « On leur a demandé : est-ce que les gendarmes vous empêchent de passer ? Ils nous l’ont confirmé. » 

Les medics sur place ne disposent pas du maté­riel néces­saire pour porter secours au blessé resté au sol pendant « une heure et demie » et protégé tant bien que mal. Son état s’ag­grave. Deux autres mani­fes­tantes jointes par Media­part témoignent de la confu­sion qui régnait autour de lui. Le télé­phone de Caro, l’une d’entre elles, a gardé la trace de son propre appel au Samu, à 13 h 49. Alors que cette ancienne infir­mière patien­tait au bout du fil, un medic lui a indiqué qu’il venait lui-même de raccro­cher avec le 112. 

Comme Éloïse, Caro et son amie précisent que les plus proches du blessé deman­daient régu­liè­re­ment aux mani­fes­tants de « libé­rer la route » dans l’hy­po­thèse où une ambu­lance arri­ve­rait. « À un moment j’ai entendu une énième personne appe­ler le Samu en haut-parleur, précise Caro, le gars du Samu a dit “nos ambu­lances sont bloquées par la police”. » 

Caro rapporte avoir « couru vers les gendarmes qui proté­geaient la bassine, alors que ça s’était calmé depuis une bonne demi-heure » : « J’ai dit aux gendarmes qu’un jeune homme était en train de mourir à cent mètres d’eux et qu’ils bloquaient l’am­bu­lance. » Lionel Brun-Vali­con, de la LDH, a assisté à la scène et confirme le récit de Caro, qui pour­suit : « Ils m’ont dit qu’ils ne savaient pas et ont prévenu leur chef. Le chef m’a dit “on va certai­ne­ment provoquer une sortie”. Au même moment, un homme en salo­pette bleue, qui était au télé­phone, a crié vers les gendarmes “c’est bon, on a l’au­to­ri­sa­tion de la préfète”. » À lire aussi

D’après, Caro, Lionel Brun-Vali­con et le témoi­gnage écrit d’Agathe, deux méde­cins mili­taires, issus des rangs des gendarmes, sont alors arri­vés. « Ils ont commencé à le perfu­ser et lui appor­ter des soins dans le van des medics », précise Caro

La première ambu­lance arrive à 14 h 58, selon la jour­na­liste indé­pen­dante Marion Lopez, qui a photo­gra­phié son arri­vée. Le véhi­cule s’avance jusqu’au talus où les élus protègent les bles­sé·es. Mais il repart vite de l’autre côté, pour rejoindre le blessé le plus grave. « Il y avait une jeune fille de 19 ans, avec un enfon­ce­ment oculaire et une frac­ture de la mâchoire, explique Benoît Biteau. Elle était dans un état drama­tique. Quand elle a vu l’am­bu­lance repar­tir, elle s’est mise à pleu­rer. C’était insup­por­table. » 

Après l’ar­ri­vée du véhi­cule auprès de S, Lionel Brun-Vali­con voit arri­ver « un offi­cier médi­cal, avec une croix rouge visible, passer un appel deman­dant de lever le barrage » . L’am­bu­lance démarre mais s’ar­rête quelques mètres plus loin du fait de l’état du blessé.

Selon les orga­ni­sa­teurs de la mani­fes­ta­tion, il s’est écoulé trois heures avant que S. puisse être héli­porté jusqu’à l’hô­pi­tal. Au total, 4 000 grenades ont été tirées ce jour-là par les forces de l’ordre, selon le ministre de l’in­té­rieur. 

Youmni Kezzouf, Jade Lind­gaard et Camille Polloni

« Boîte noire

Sarah Brethes, Caro­line Coq-Chodorge, Célia Mebrou­kine et Valen­tine Oberti ont contri­bué à cet article. 

Cet article a été modi­fié une première fois mardi 28 mars à 9h10 pour préci­ser le contenu de l’échange entre le méde­cin et le régu­la­teur du Samu, ainsi que le moment d’ar­ri­vée de l’of­fi­cier médi­cal. Mardi soir, il a surtout été large­ment complété pour inté­grer l’en­re­gis­tre­ment sonore révélé par Le Monde. »

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