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17 avril 2026

Regards. 5 mars. Martelli. « L’union de la gauche toute cassée : beau travail ! »

L’union de la gauche toute cassée : beau travail !

par Roger Martelli

Le PS l’a décidé : il refu­sera tout accord natio­nal avec LFI aux muni­ci­pales. Il rompt avec une pratique instal­lée depuis près de 60 ans. Un choix stra­té­gique qui inter­vient au moment où l’ex­trême droite domine large­ment le paysage poli­tique.

Le bureau natio­nal du Parti socia­liste vient de tran­cher : il n’y aura pas d’ac­cord natio­nal avec La France insou­mise entre les deux tours des muni­ci­pales. Les compro­mis locaux restent possibles mais l’es­prit géné­ral est à la rupture avec LFI, comme le prône conti­nû­ment la droite du PS. Le parti à la rose acte ainsi la fin de six décen­nies où l’union de la gauche au second tour avait fini par deve­nir un prin­cipe pour toutes les élec­tions.

Il est vrai que, si la « disci­pline répu­bli­caine » s’est instal­lée dès la fin du 19ème siècle contre les ambi­tions monar­chistes ou bona­par­tistes, sa mise en œuvre est loin d’avoir été uniforme. Ce n’est qu’a­vec la montée du péril fasciste, entre 1934 et 1935, que se met en place un modèle, qui va désor­mais faire figure de réfé­rence.

En 1936, les partis du Front popu­laire se présentent sépa­ré­ment au premier tour et se désistent au second en faveur du candi­dat de gauche le mieux placé. Cette méthode est massi­ve­ment suivie, ce qui permet à la gauche d’ob­te­nir une majo­rité en voix et en sièges. En s’unis­sant, la gauche est parve­nue à la victoire que la divi­sion lui refu­sait. La mémoire de la gauche s’est ainsi fixée, consa­crant le proces­sus de conver­gence amorcé en 1934.

Certes, cette mémoire se brouille avec la guerre froide. Le temps est alors aux vitu­pé­ra­tions des commu­nistes contre le reste de la gauche accu­sée de s’en­glou­tir dans le « parti améri­cain » et aux accu­sa­tions des socia­listes contre les commu­nistes qui « n’étaient pas à gauche, mais à l’Est ». Pendant plus de dix ans, le désis­te­ment de second tour n’a pas disparu, notam­ment sur le plan local, mais il n’est plus une norme parta­gée.

Il l’est rede­venu au début des années 1960 quand le PCF fait de l’union de la gauche autour d’un programme commun la base de sa stra­té­gie poli­tique. Les élec­tions muni­ci­pales sont pour lui le terrain par excel­lence de sa mise en œuvre. Dès lors, la gauche revient au modèle de 1936 : ses orga­ni­sa­tions concourent sépa­ré­ment au premier tour (sauf aux muni­ci­pales) et se désistent en faveur du mieux placé au second tour. La gauche pouvait se dispu­ter et se cliver, elle pouvait se lais­ser aller à la théo­rie des « deux gauches ». Mais, loin d’être irré­con­ci­liable, elle se retrou­vait au second tour.

Désor­mais, doit-on se rési­gner à l’ir­ré­con­ci­lia­bi­lité ? Les insou­mis concentrent leurs feux aux muni­ci­pales sur des majo­ri­tés de gauche sortantes et les socia­listes ne veulent plus entendre parler d’ac­cord avec La France insou­mise. On pourra dire que la gauche en a vu d’autres et que les exclu­sions réci­proques n’ont pas toujours accom­pa­gné les défaites. Mais nous sommes dans une autre époque. Depuis 2017, nous avons face à face une gauche dans ses plus basses eaux, une droite élec­to­ra­le­ment ultra-majo­ri­taire et ultra-droi­ti­sée et, sur les bords du chemin, un peuple qui n’y croit plus guère.

Les données les plus récentes sur l’état de l’opi­nion montrent à quel point la situa­tion est critique. Dans un sondage Ifop-Fidu­cial publié ce mercredi sur les inten­tions de vote à la prochaine prési­den­tielle, le candi­dat du Rassem­ble­ment natio­nal Jordan Bardella arrive très large­ment en tête avec 36% des voix au premier tour, quand aucun candi­dat de gauche ne dépasse les 11% et que le total de la gauche reste sensi­ble­ment au-dessous du tiers des expri­més. On peut toujours dauber sur les sondages, leurs imper­fec­tions et leur non-prédic­ti­bi­lité. C’est vrai. Mais dans leur ensemble, ils nous replacent devant un ordre de réalité qu’il faut trans­for­mer du mieux possible et qu’on doit regar­der en face.

Et pour­tant, dans ce contexte, même le projet de primaire commune de la gauche et des écolo­gistes appa­raît incer­tain. La diffi­culté n’est pas orga­ni­sa­tion­nelle, mais poli­tique. Si le Parti socia­liste affirme qu’il ne veut plus d’une partie de la gauche – en l’oc­cur­rence LFI –, d’autres forces conti­nuent de penser que l’unité reste possible, souhai­table et même néces­saire. Le pari de la primaire est d’ou­vrir la porte à l’unité de toute la gauche. Mélen­chon, Glucks­mann et Rous­sel la récusent. Si le PS écarte offi­ciel­le­ment une compo­sante de la gauche, que reste-t-il comme espace pour les tenants d’une primaire ? Que reste-t-il de ce qui fut le choix propul­sif du Nouveau Front popu­laire ?

Comme lors de la rupture du programme commun, on va passer des semaines, des mois, à se renvoyer le misti­gri de la rupture. Pour­tant les faits sont têtus : les élec­teurs de gauche veulent l’union. Et ils ont raison. En effet, l’enjeu n’est plus seule­ment de savoir si la gauche peut dépas­ser la droite, mais de dire si l’on accepte de rompre radi­ca­le­ment avec notre histoire démo­cra­tique. 

Nous avons pris l’ha­bi­tude de répé­ter avec Marx que l’his­toire se joue deux fois, d’abord en drame, puis en farce. Nous avons la panto­mime aujourd’­hui et, pour demain, la promesse de l’apo­ca­lypse.

Roger Martelli

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