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Abro­ga­tion de la réforme du collège – le tract du Front de Gauche

Distri­bué au rassem­ble­ment de Poitiers pour la grève ensei­gnante du 11 juin. Quelques photos

La réforme du collège de la ministre Najat Vallaud-Belka­cem devrait entrer en vigueur en septembre 2016. Si elle entrait en vigueur…

Elle donne les pouvoirs aux chefs d’éta­blis­se­ment pour impo­ser des horaires aux élèves et aux disci­plines en fonc­tion de la pénu­rie de profes­seur.es. Les 20 % de moyens en auto­no­mie par collège ne servent pas à adap­ter la péda­go­gie aux besoins des élèves mais l’offre éduca­tive aux moyens d’en­sei­gne­ment.

Les collèges sont en concur­rence entre eux car chacun a sa parti­cu­la­rité en terme d’offre de forma­tion. Les prof.es sont en concur­rence pour ne pas perdre des heures dans leur disci­pline. L’usine à gaz obte­nue fait que personne n’y comprend rien et surtout pas les parents.

Les élèves ont moins d’heures de cours au global, les effec­tifs par cours sont toujours plétho­riques. De nouvelles normes d’éva­lua­tion masquent la baisse de connais­sance.

L’idéo­lo­gie imbibe cette réforme : les cours seraient actuel­le­ment tous ennuyeux ; tout ne serait qu’é­chec ; on ensei­gne­rait les langues (vivantes, mater­nelles ou anciennes) comme au début du siècle dernier ; fini le théo­rique, seul le pratique est chic, etc.

Cette réforme est illé­gi­time. Elle a été adop­tée sans aucun débat réel. Elle a été publiée par décret le soir même de la grève majo­ri­taire des prof .es, sans même un débat au parle­ment.

Le Front de Gauche demande l’abro­ga­tion de cette réforme

Nos propo­si­tions

• une autre poli­tique éduca­tive qui ne soit pas corse­tée par l’ob­ses­sion de la réduc­tion des services publics, une poli­tique qui combatte les inéga­li­tés, débat­tue dans toute la société, avec l’ex­per­tise des ensei­gnant.es et des usagers, pour remettre à plat les besoins éduca­tifs du pays, des sala­rié.es, des citoyen.es, de l’in­di­vidu, faire le lien entre la recherche en éduca­tion et la forma­tion des ensei­gnant.es. L’hu­main d’abord !

• L’édu­ca­tion a besoin de plus de moyens. Les richesses existent, le PIB augmente, et les aides au grand patro­nat sans contre­par­ties (30 milliards) sont un puits sans fond. Elles ne servent qu’à enri­chir les plus riches au détri­ment de l’im­mense majo­rité de la popu­la­tion. La France consacre moins de 3 % de part de PIB à l’édu­ca­tion quand les pays nordiques souvent cités en exemple sont à 7 %.

• Nous deman­dons un audit de la fameuse « dette » dont le budget est devenu plus impor­tant que celui de l’Édu­ca­tion natio­nale. Qui a prêté à qui et quand ? Il faut que soient révé­lés les milliards de « l’op­ti­mi­sa­tion fiscale »

Cette réforme du réforme du collège va dans le sens des orien­ta­tions de l’Union euro­péenne. L’exemple de la Grèce nous rappelle que les poli­tiques pronées par Bruxelles, avec l’as­sen­ti­ment du gouver­ne­ment français, vont à l’en­contre du bien commun des popu­la­tions.

Il faut une poli­tique en rupture avec les orien­ta­tions libé­rales de l’Union Euro­péenne. D’autres forces en Europe appellent avec nous à la rési­tance : Pode­mos en Espagne, Syriza en Grèce ou le SNP en Écosse. Ce dont on a besoin c’est de plus et mieux de service public, les moyens exis­tent… à condi­tion de s’at­taquer réel­le­ment au diktats de la finance pour parta­ger les richesses.

Nous refu­sons la rési­gna­tion qui profite à l’ex­trême droite et aux inté­gristes qui cultivent les divi­sions morti­fères entre reli­gions, origines, sala­rié.es du public et du privé, avec ou sans emploi, en acti­vité ou à la retraite.

Le tract en version pdf ICI

 

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