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Alep, ville martyre.

La poli­tique inter­na­tio­nale n’est vrai­ment pas à l’af­fiche des agen­das poli­tiques. Et pour­tant le sort du monde se joue aussi en ce moment dans des pays que nous oublions trop.

La guerre en Syrie a commencé après une révo­lu­tion popu­laire en 2011. Depuis, le régime d’As­sad  écrase dans le sang le soulè­ve­ment révo­lu­tion­naire, a libéré de ses geôles des chefs isla­mistes permet­tant l’es­sor de Daech, puis a fait venir à son secours des troupes iraniennes et russes. En France, depuis Fillon et Le Pen et l’église catho­lique jusqu’à des groupes issus de la la gauche, Assad est vu comme un garçon auto­ri­taire mais contrant le terro­risme de Daech, un ami donc…; autant dire que ces analyses nous révulsent.

Des dizaines de milliers de morts plus tard, nous sommes toujours soli­daires des syrien.ne.s qui subissent la terreur, qui ont eu le tort de s’op­po­ser à la tyran­nie d’As­sad, qui luttent contre ce régime corrompu et sanglant et contre Daech. Nous devons faire plus.

Voici un commu­niqué natio­nal de ce jour, signé aussi par nos amis du NPA et de EE-LV.

 

Alep : stop au carnage !

Rien n’est ignoré de ce qui est en cours à Alep. Après des mois de siège et de bombar­de­ments – visant prio­ri­tai­re­ment hôpi­taux, écoles, boulan­ge­ries, points d’eau…-, les troupes du régime, renfor­cées par des milices iraniennes, irakiennes, afghanes, et soute­nues massi­ve­ment par l’avia­tion russe, ont engagé l’of­fen­sive finale contre Alep-Est. Pour écra­ser la rébel­lion et obli­ger la popu­la­tion à fuir et à capi­tu­ler, tous les moyens sont utili­sés : bombes au chlore, missiles, priva­tion de tous moyens de survie… Des centaines de victimes, dont enfants, bles­sés, meurent chaque jour.

Ce sont là crimes de guerre, viola­tion du droit inter­na­tio­nal, une effrayante barba­rie sans frein. De cela les ravages de long terme sont incom­men­su­rables.

Aucun gouver­ne­ment, aucun parti poli­tique, aucun membre de la commu­nauté humaine ne saurait s’exemp­ter de sa part de respon­sa­bi­lité dans cette tragé­die.

Il faut arrê­ter la main des bour­reaux par une protes­ta­tion géné­rale de l’opi­nion publique. Il faut exiger l’ar­rêt immé­diat des bombar­de­ments et des combats, pour permettre une aide huma­ni­taire massive sous l’au­to­rité de l’ONU et porter secours à la popu­la­tion d’Alep.

EELV

Ensemble !

NPA