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Lettre ouverte aux élu-es poite­vin-es du PCF

Nous avons retenu l’adresse qui suit pour ne pas polluer ni nuire à la réus­site de la réunion publique de l’ap­pel des 100 et son ambi­tion d’éla­bo­ra­tion program­ma­tique.

Retour donc sur un passé proche.

Une semaine avant la réunion publique de l’ap­pel des 100, réunion prépa­rée de longue date par des mili­tants signa­taires de cet appel, La Nouvelle Répu­blique publiait en page locale, en bonne place et  bien visible, cet article inti­tulé « Le PC soutient Ekidom et les trans­ferts »

Devons-nous en conclure que la loi NOTRe  ( Nouvelle Orga­ni­sa­tion Terri­to­riale de la Répu­blique), que nous avons critiquée lors des élec­tions dépar­te­men­tales avec la liste unitaire « Inven­tons la Vienne », puis régio­nales avec notre liste Front de Gauche, est fina­le­ment une bonne chose ?

Votre soutien sans nuance aux trans­ferts de compé­tence que cette loi impose, trans­fert d’équi­pe­ments cultu­rels et spor­tifs, fusion-absorp­tion de Sipéa-Habi­tat par Logi­parc, donne à penser que vous êtes conver­tis aux bien­faits de cette réforme.

Oubliées nos critiques communes sur ces regrou­pe­ments impo­sés, le défi­cit démo­cra­tique induit par la perte de proxi­mité d’avec les citoyen-nes, une assem­blée non direc­te­ment élue par la popu­la­tion mais issue des conseils muni­ci­paux, avec mino­ra­tion voire exclu­sion des mino­ri­tés, et des respon­sables poli­tiques aux pouvoirs augmen­tés qui décident sans contrôle direct de leurs mandant-es.

Comment conci­liez-vous votre posi­tion­ne­ment local d’élu-es avec la mesure d’ur­gence n°37 de l’ap­pel des 100 que vous avez signé et qui dit que nous voulons : « Abolir les réformes terri­to­riales qui concentrent les pouvoirs au béné­fice des plus grandes collec­ti­vi­tés et au détri­ment de la démo­cra­tie de proxi­mité et mettre en place de nouvelles coopé­ra­tions et complé­men­ta­ri­tés entre les collec­ti­vi­tés terri­to­riales, entre celles-ci et l’Etat. » ?

On ne vous a pas entendu, vous ne vous êtes pas exprimé-es sur la méthode employée pour la fusion-absorp­tion de Sipéa-Habi­tat par Logi­parc qui a aussi généré une grande inquié­tude des person­nels de Sipéa.

Elle nous semble pour­tant assez révé­la­trice des méthodes de gouver­ne­ment induites par la réforme et dont nous voyons déjà les mani­fes­ta­tions aux niveau régio­nal, dépar­te­men­tal, commu­nauté de communes.

Quelles lignes de résis­tance tenez vous alors face à la gestion poli­tique et écono­mique menée par la majo­rité social-démo­crate à l’échelle commu­nale et inter­com­mu­nale ?

Pour (re)construire dès à présent ce front anti­li­bé­ral que nous souhai­tons faire vivre comme nous l’avons tenté avec le Front de gauche et que nous voulons recons­truire dès à présent, vous compren­drez que votre réponse nous importe, notam­ment au  vu des échéances prési­den­tielles et légis­la­tives.

Ensemble! 86

7 réflexions au sujet de « Lettre ouverte aux élu-es poite­vin-es du PCF »

  1. PCF Poitiers dit :

    Vous trouverez notre réponse ici : https://rougepoitiers.wordpress.com/2016/12/05/reponse-elus-section-a-la-lettre-ouverte-densemble-86/

    En espérant la voir publiée sur votre site.

     

    Fraternellement,

    Les communistes de Poitiers.

    Répondre
  2. pascal b dit :

    Ce texte n’est pas « une violente charge », c’est prendre au mot les élu.e.es de la municipalité de Poitiers dans leur expression publique. Et les interroger. Nous répondrons à la réponse.

    Sorti il y a peu de la soirée municipale, ce lundi 5 décembre, lors de laquelle deux élus PCF, surtout un, sont montés au créneau, avec un zèle remarqué, contre le collectif Théâtre, le groupe Osons, Jacques Arfeuillère, je considère que la question de l’utilité de certains élus se pose plus que jamais. Ils furent au service de monsieur Claeys, alors que le PS se vautre ces jours-ci dans l’ignominie et la caricature.

    C’est un choix politique. Absurde? Courageux? Grotesque? La question est complexe.

    La question que nous posions dans notre premier article pourrait se redoubler.

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  3. Redart dit :

    Soutenir Claeys qui soutient le Loi Travail … rien que pour ça les élu-e-s PCF devraient se poser des questions, non ?

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  4. Yves JAMAIN dit :

    Désolé de voir ces commentaires de donneurs de leçon… Ces raccourcis sont insupportables et c’est un manque de respect. Jamais je ne me permettrait jamais cela sur les élus d’Osons avec lesquels nous avons mené des campagnes communes.
    Les élus communistes ne sont pas au « service de Claeys » et ils ne « soutiennent » pas Claeys. Ils font leur boulot d’élu en leur âme et conscience, ils sont au service de la population, et ils en ont assez de se faire brocarder. Nous n’avons pas le même point de vue sur l’utilité des élus et leur rôle dans une municipalité, et alors, est-ce rédhibitoire? Les désaccord du PCF avec le PS sont clairs, nous ne gouvernons pas avec eux et les députés communistes montent au front en permanence à l’assemblée nationale, en s’appuyant sur les luttes.
    Pour autant nous avons des élus dans des exécutif de municipalités avec le PS, ils sont loin de tout partager aussi sur la gestion locale, expriment ces désaccords, mais ce n’est pas rédhibitoire et cela ne les empêche pas de faire du bon boulot.

    Sur le théâtre, Patrick Coronas est en fait le seul (avec Jacques Arfeuillère) a être intervenu sur le fond, nous avons un désaccord sur ce dossier, est-ce que cela doit nous empêcher de nous respecter et de mener des batailles ensemble? Pendant qu’on se chamaille, la droite et le FN compte les points. Attention à ne pas s’égarer les amis, « Quand les blés sont sous la grêle, fou qui fait le difficile, au cœur du commun combat » (Aragon)

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    • Jacques dit :

      Je suis d’accord évidemment sur le respect mutuel. Je formule cependant à nouveau un regret, comme en 2013 quand je n’étais pas encore élu mais engagé sur ce dossier du théâtre. A aucun moment il n’y a eu d’échange sur celui-ci entre les élus communistes et les opposants au projet. A Osons, nous avons cette règle de rencontrer les citoyens porteurs de projets, impliqués par des décisions municipales et qui souhaitent se faire entendre. Pas pour épouser mécaniquement leur cause, simplement pour comprendre. Sur ce dossier, il y avait moyen de discuter : j’aurais aimé discuter la notion de quartier, proposer ce que nous pensons du quartier « centre-ville » qu’on peut construire autrement qu’en le gentrifiant, qu’on peut concevoir comme carrefour de rencontre, de mixité avec un projet populaire qui en serait le phare (le centre ville est à tout le monde pas qu’aux bourgeois qui y habitent un peu plus que les autres). J’aurais aimé discuté du budget de la culture qu’on peut dépenser autrement qu’en le subordonnant aux deux grosses locomotives que sont le TAP et Le Confort Moderne. J’aurais aimé parlé de la façon dont on construit une politique culturelle autrement qu’avec des acteurs choisis, en essayant de faire entrer ceux qui frappent à la porte et qui souffrent en coulisse. Et j’aurais aimé parlé de patrimoine vivant : j’ai beaucoup de peine à accepter une entrée en matière qui dit, « si j’avais pu, j’aurais vendu ce théâtre tout entier ». Se pencher un tant soit peu sur le dossier aurait sans doute, au moins modifié, cette façon de faire. Je pense qu’on peut discuter de tous ces sujets avec des communistes, avec ceux qui portent souvent l’héritage des ces MJC qui m’ont autorisé l’accès à la culture quand j’étais jeune et dont je sais que beaucoup d’entre eux n’auraient pas décidé à la légère la mort d’une salle.

      > Pour le reste, pour le respect, il serait bon que les interventions des élus communistes ne se résument pas à une charge contre les élus d’Osons : l’intervention de Laurent Lucaud a été d’une violence insupportable et il est difficile de la passer sous silence. D’autant plus insupportable qu’elle prenait appui sur une lecture erronée d’un communiqué qui ne visait que le maire et non pas les élus. (Le reproche, quand on lit le texte sans les éléments de langage discuté avec le maire, était entièrement dirigé vers le maire qui laissait, par son absence, les élus en charge du dossier, en première ligne faire un sale boulot dont il était le décisionnaire). Reproche d’ailleurs compris par le maire puisqu’il a renoncé à son absence. Il faut donc comprendre que la violence de la charge de Laurent Lucaud est d’autant plus insupportable qu’elle est totalement injustifiée. Et il faut donc comprendre que j’ai désormais beaucoup de mal à lui accorder, à lui, mon respect.

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