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Algé­rie: la jeunesse dans la rue, le pouvoir en crise.

Une posi­tion de nos cama­rades du PST:

Non à la prési­den­tielle ! Non à la conti­nuité du système !

Pour l’élec­tion d’une assem­blée consti­tuante !

Les gigan­tesques mobi­li­sa­tions popu­laires de ces dix jours qui ont ébranlé le pouvoir auto­ri­taire de Boute­flika, n’ont pas suffit à le faire renon­cer à un 5éme mandat.

Sa réponse tant atten­due ce dimanche 03 mars, s’est avérée être une farce de mauvais goût. Non seule­ment Boute­flika brigue un nouveau mandat, mais en plus il décide d’im­po­ser une nouvelle consti­tu­tion et des réformes écono­miques, forcé­ment ultra libé­rales tel que réclamé par le FMI et la Banque Mondiale. A l’évi­dence, il s’agit de lifter une façade « démo­cra­tique » complè­te­ment lézar­dée et discré­di­tée, de gagner du temps pour réor­ga­ni­ser le régime tota­le­ment décrié par la révolte en cours et assu­rer une sorte de « tran­si­tion contrô­lée ».

En réalité, à travers la pirouette de la confé­rence natio­nale, qui ne sera ni élue ni légi­time, il propose un semblant de conces­sion, non pas au peuple qui réclame la chute de ce système auto­ri­taire et anti­so­cial, mais à l’autre faction, oligar­chique et libé­rale, qui n’a pas cessé de reven­diquer le partage du pouvoir et qui semble parrai­ner l’ex géné­ral candi­dat à cette prési­den­tielle, Ali Lagh­diri.

Le PST appelle à reje­ter caté­go­rique­ment cette élec­tion prési­den­tielle qui sert la conti­nuité du système. Ce n’est ni à Boute­flika et sa faction, ni aux patrons oligarques multi­mil­liar­daires, qui ne réclament que leur réin­té­gra­tion au sein du pouvoir poli­tique, ni aux puis­sances étran­gères impé­ria­listes et leurs multi­na­tio­nales, de déci­der de notre consti­tu­tion, de nos liber­tés, de nos choix écono­miques et de notre projet de société ! C’est aux millions de travailleurs, de chômeurs, de femmes, de jeunes, d’étu­diants, de paysans pauvres et de tous les dému­nis, qui viennent de donner une leçon de lutte et courage, de déci­der de leur avenir!. Oui, c’est au peuple de déci­der souve­rai­ne­ment car il est la seule source de légi­ti­mité !

C’est pourquoi il est impé­ra­tif de main­te­nir notre mobi­li­sa­tion, d’en­ga­ger la mise en place de l’auto orga­ni­sa­tion démo­cra­tique des masses dans les quar­tiers popu­laires, les lieux de travail, les univer­si­tés, et partout ou c’est possible, qui enga­ge­ront le débat sur les moda­li­tés d’élec­tion de l’as­sem­blée consti­tuante souve­raine, repré­sen­ta­tive des aspi­ra­tions de liberté et de justice sociale de la majo­rité de notre peuple. En paral­lèle, le recours à une grève géné­rale pour impo­ser ces chan­ge­ments auxquels on aspire reste une option envi­sa­geable à ne pas exclure.

Notre pays est à un tour­nant histo­rique. Le PST réitère son appel insis­tant à l’unité et à la conver­gence de toutes les forces et les éner­gies poli­tiques et sociales pour élar­gir la brèche de cette possible ouver­ture démo­cra­tique, pour stop­per les poli­tiques libé­rales ainsi que le suicide écono­mique et le désastre social qu’elles engendrent et, par ailleurs, pour faire face à toutes les menaces et les pres­sions des puis­sances impé­ria­listes dans le but d’as­su­rer la sauve­garde de notre souve­rai­neté et de notre indé­pen­dance natio­nale.

  • Non au 5 éme mandat, non à la conti­nuité du système et ses insti­tu­tions illé­gi­times !
  • Non à l’élec­tion prési­den­tielle du 18 avril, pour l’élec­tion d’une Assem­blée Cons­ti­tuante Souve­raine repré­sen­ta­tive de nos aspi­ra­tions démo­cra­tiques et sociales !
  • Pour le main­tien de la mobi­li­sa­tion et des mani­fes­ta­tions popu­laires !
  • Pour la défense de notre souve­rai­neté et notre indé­pen­dance natio­nale !

Secré­ta­riat Natio­nal du PST.

Alger, le 03 Mars 2019

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