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Appel du 7 mai de la Conver­gence : « Les services publics et la Fonc­tion publique sont notre bien commun ! »

  De trop nombreux services publics dispa­raissent sur le terri­toire natio­nal : mater­ni­tés, et hôpi­taux, gares, postes, tribu­naux, écoles, crèches, EPHAD, mairies, collèges et lycées, agences EDF, percep­tions et centres des impôts, CIO, commis­sa­riats, gendar­me­ries, agences de Pôle emploi, caisses de la CPAM, services de l’État, …. La Caisse des Dépôts et Consi­gna­tions est soumise aux règles bancaires du privé, Aéro­port De Paris est en voie d’être priva­tisé, EDF d’être démem­bré pour mieux vendre sa partie renta­ble… C’est une spolia­tion des citoyennes et des citoyens qui les ont finan­cés par leurs impôts.   Les services publics sont essen­tiels au déve­lop­pe­ment et à l’amé­na­ge­ment du terri­toire. Leur accès pour toutes et tous, sans discri­mi­na­tion, est facteur de vivre ensemble et vecteurs d’éga­lité. Leur présence sur tout le terri­toire permet l’ac­cès aux mêmes droits. Ils sont aussi la première raison d’im­plan­ta­tion des entre­prises et des inves­tis­se­ments réali­sés.   La dispa­ri­tion des services publics rend la vie plus compliquée et même extrê­me­ment diffi­cile aux popu­la­tions aussi bien dans les zones rurales que dans les quar­tiers popu­laires et même en ville aujourd’­hui. Elle est une des causes fonda­men­tales, avec l’injus­tice fiscale, de la mobi­li­sa­tion des gilets jaunes et suscite des ripostes citoyennes locales d’im­por­tance alliant usagers, person­nels et élus.   Au nom du progrès et d’une acces­si­bi­lité perma­nente, le gouver­ne­ment  erend la numé­ri­sa­tion via Inter­net obli­ga­toire. Désor­mais l’in­for­ma­tique au lieu d’ai­der à l’adap­ta­bi­lité du service public aux besoins des usagers oblige ceux-ci à se plier aux impé­ra­tifs écono­miques d’aus­té­rité en  limi­tant ses choix et possi­bi­li­tés de contacts et de recours. C’est non seule­ment une source d’ex­clu­sion pour une partie de la popu­la­tion mais aussi un report du coût et de la respon­sa­bi­lité sur chaque usager qui fait le travail autre­fois dévolu aux agents publics.   Le gouver­ne­ment, par une série de mesures et de lois (dans la droite ligne des exigences libé­rales de la commis­sion euro­péenne), toujours présen­tées avec un voca­bu­laire trom­peur et au nom des usagers, modi­fie l’ar­chi­tec­ture complète de notre société et nous engage dans un système où tout doit être «  marchan­dise » : notre santé, notre école, toutes les pres­ta­tions sociales. L’ad­mi­nis­tra­tion elle-même devrait selon lui être assu­rées par des entre­prises privées (banques, GAFA, socié­tés de plate­formes clients).   Tout cela est inscrit noir sur blanc dans le programme Action Publique  2022.  Ce serait la fin de services publics natio­naux et locaux, de la sécu­rité sociale, le bascu­le­ment géné­ral d’une société de soli­da­rité vers une société de charité. Pour suivre cette feuille de route, le projet de loi du gouver­ne­ment portant trans­for­ma­tion de la Fonc­tion publique s’en prend au statut géné­ral des fonc­tion­naires c’est-à-dire aux missions de l’ad­mi­nis­tra­tion et souhaite la faire adop­ter en urgence avant l’été.     L’ad­mi­nis­tra­tion du pays n’est pas l’af­faire que des fonc­tion­naires, mais de la société toute entière !  Le statut géné­ral de la Fonc­tion publique n’est pas un privi­lège . Il garan­tit à tous les usagers l’éga­lité de trai­te­ment. Il est indis­pen­sable pour assu­rer l’in­dé­pen­dance du fonc­tion­naire afin qu’il puisse exer­cer ses missions dans le respect de la léga­lité, sans discri­mi­na­tion, à l’abri le plus possible des pres­sions. Il s’agit bien de service à la popu­la­tion sans privi­lèges pour quelques-uns. Une fonc­tion publique laïque et neutre est une des condi­tions de la démo­cra­tie et des liber­tés pour toutes et tous.       De façon plus géné­rale le statut des fonc­tion­naires permet d’exer­cer le droit en dehors des pres­sions hiérar­chiques et gouver­ne­men­tales : il permet par exemple à un agent des finances publiques d’exer­cer sa mission de contrôle fiscal à l’abri de toutes pres­sions écono­miques, poli­tiques ou hiérar­chique. De même le statut des chemi­nots permet au conduc­teur de refu­ser le départ du train si la sécu­rité des passa­gers est en cause. C’est une garan­tie que le travail se fait pour l’in­té­rêt géné­ral et non pas pour des inté­rêts parti­cu­liers. Il oblige égale­ment le fonc­tion­naire à accep­ter d’être nommé là où on a besoin de lui : c’est ce qui permet la présence de la fonc­tion publique sur l’en­semble de notre terri­toire.      Les services publics sont un bien commun à tous les citoyennes et citoyens, il convient de les reconqué­rir. Nous exigeons : – l’ar­rêt du projet de loi 2019 de trans­for­ma­tion de la Fonc­tion publique et de tous les projets de déman­tè­le­ment du service public (Dussopt, Blanquer, Buzyn…) – l’ar­rêt immé­diat des priva­ti­sa­tions et des ferme­tures de services publics ; – leur réim­plan­ta­tion partout où nous en avons besoin, afin de répondre à la crise du mal vivre et aux inéga­li­tés que crée la poli­tique de déser­ti­fi­ca­tion des services publics ; – leur démo­cra­ti­sa­tion en asso­ciant à leur contrôle et leur gestion usagers, person­nels et élus.   Nous affir­mons que les services publics sont notre patri­moine collec­tif et natio­nal. Loin d’être un coût le service public est un inves­tis­se­ment, une richesse pour le présent et l’ave­nir. Cet avenir néces­site égale­ment une tran­si­tion écolo­gique. Parce qu’il est impen­sable de la lais­ser au privé unique­ment soucieux de ses profits immé­diats, elle doit pouvoir comp­ter sur les services publics et donc sur une alter­na­tive aux poli­tiques d’aus­té­rité.   Faire le choix des services publics c’est faire le choix collec­tif d’une société soli­daire qui refuse le « chacun pour soi ».   Dans l’im­mé­diat et avec la volonté de créer un large mouve­ment des citoyennes et citoyens pour la reconquête de nos services publics et de notre fonc­tion publique, la  Conver­gence appelle les citoyennes et les citoyens – usagers, person­nels, élus- à se mobi­li­ser dans les semaines et les mois à venir : –  pour créer et renfor­cer les collec­tifs de défense, de déve­lop­pe­ment et de démo­cra­ti­sa­tion des services publics, – pour soute­nir les actions de la Coor­di­na­tion natio­nale des hôpi­taux et mater­ni­tés de proxi­mité, de Notre Santé en Danger, de la Coor­di­na­tion Natio­nale Rail, du Collec­tif Natio­nal Poste et de la Coor­di­na­tion Eau bien commu­net de toutes celles et tous ceux qui luttent pour la défense de nos services publics. pour créer les condi­tions d’un grand débat public sur le Service Public et la Fonc­tion Publique qui sont notre bien commun.   Sans attendre, nous appe­lons à la construc­tion d’une mobi­li­sa­tion massive et inscrite dans la durée pour la défense, la reconquête et la démo­cra­ti­sa­tion des services publics. www.conver­gence-sp.fr /Face­book : conver­gen­cesp / Conver­gen­ceSer­vi­cesPu­blics@g­mail.com/ 07 81 58 32 16






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