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Attac: dans la rue le 8 décembre pour le climat et pour la justice

L’exé­cu­tif refuse de chan­ger de cap : il ne prend pas la mesure de l’ur­gence sociale et écolo­gique

mardi 4 décembre 2018, par Attac France

Depuis plusieurs semaines, un profond senti­ment d’injus­tice s’ex­prime dans tout le pays à travers le mouve­ment des « gilets jaunes ». Là où un chan­ge­ment de cap était attendu, l’exé­cu­tif ne propose que des suspen­sions tempo­raires de mesures impo­pu­laires qui ne résou­dront ni la situa­tion des plus fragiles ni n’agi­ront effi­ca­ce­ment face à l’ur­gence clima­tique. (…)

Le refus de donner un coup de pouce au SMIC ou d’aug­men­ter les minima sociaux est une gifle assé­née à toutes celles et tous ceux qui n’ar­rivent pas à boucler les fins de mois. La majo­rité En Marche a fait de même envers les retrai­tés ce lundi en votant sans sour­ciller le projet de loi de finan­ce­ment de la sécu­rité sociale et donc en écar­tant toute possi­bi­lité d’in­dexer à nouveau les pensions de retraite sur l’in­fla­tion. L’exé­cu­tif n’a clai­re­ment pas pris la mesure de la colère sociale qui s’ex­prime dans le pays.

Que Bruno Le Maire et Edouard Philippe essaient de réduire la mobi­li­sa­tion des gilets jaunes à une aspi­ra­tion pouja­diste à « moins d’im­pôts » indique le peu de consi­dé­ra­tion qu’ils peuvent avoir envers ces centaines de milliers de personnes qui se mobi­lisent contre la poli­tique fiscale inéga­li­taire, injuste et inef­fi­cace du gouver­ne­ment. N’ont-ils pas entendu les appels à suppri­mer les cadeaux fiscaux faits aux plus riches (ISF), aux déten­teurs de capi­taux (Flat tax) ou aux multi­na­tio­nales (CICE) afin d’amé­lio­rer la situa­tion des plus précaires et de finan­cer les services publics toujours plus éloi­gnés des lieux de vie ? Croient-ils que sabor­der le projet de taxe euro­péenne sur les tran­sac­tions finan­cières et qu’en­té­ri­ner une taxa­tion des GAFA bien moins ambi­tieuse que prévue est de nature à « calmer » le senti­ment d’injus­tice fiscale qui parcourt le pays ?

Une telle surdité et une telle intran­si­geance confinent à la provo­ca­tion. On ne dirige pas un pays comme on dirige une start-up, (…)

Emma­nuel Macron et son gouver­ne­ment ne répondent ni à la colère sociale ni à l’ur­gence clima­tique. Alors que la COP24 s’est ouverte en Pologne, le gouver­ne­ment vient en effet de réduire son ambi­tion en matière de lutte contre les dérè­gle­ments clima­tiques, prévoyant d’aug­men­ter les émis­sions de CO2 de 6% de plus que les objec­tifs annon­cés sur les cinq prochaines années. Où est donc l’am­bi­tion clima­tique, pour­tant assé­née régu­liè­re­ment ces dernières semaines pour justi­fier une fisca­lité carbone inef­fi­cace et injuste ? Pourquoi le gouver­ne­ment refuse-t-il de bascu­ler les hausses de la taxe carbone sur les sites indus­triels les plus polluants du pays et qui en sont aujourd’­hui large­ment exoné­rés [1] ?

Pour Attac, ces poli­tiques injustes socia­le­ment et écolo­gique­ment doivent être combat­tues avec la même déter­mi­na­tion.

Face à l’in­tran­si­geance d’Em­ma­nuel Macron et de son gouver­ne­ment qui refusent de chan­ger de poli­tique, Attac appelle ses sympa­thi­sant·e·s, ses adhé­rent·e·s et ses comi­tés locaux à renfor­cer les mobi­li­sa­tions actuelles, à faire connaître ses analyses et ses propo­si­tions et à être dans la rue massi­ve­ment le 8 décembre, jour­née de mobi­li­sa­tion inter­na­tio­nale pour la justice clima­tique et quatrième jour­née de mobi­li­sa­tion des gilets jaunes.

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