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22 avril 2026

Chris­tiane Marty, dans Le Monde:« Présen­ter la réforme des retraites comme juste pour les femmes relève du boni­ment »

Le ministre du travail, Olivier Dussopt, a assuré, le 30 novembre 2022 sur France 2, qu’un objec­tif « abso­lu­ment­majeur »de la réforme de retraites était d’« amélio­rer­no­tre­sys­tème,parcequ’il est injuste ». A sa suite, la première ministre, Elisa­beth Borne, a déclaré à plusieurs reprises que pour que la réforme soit juste pour les femmes, l’âge d’an­nu­la­tion de la décote reste­rait à 67 ans !

On garde­rait donc la décote, qui est un abat­te­ment très injuste pour les carrières incom­plètes et qui pèse par consé­quent plus sur les femmes. Elle a été quali­fiée en 2019 de « double péna­li­sa­tion » par le haut-commis­saire aux retraites, Jean-Paul Dele­voye. Où est donc le progrès ? L’injus­tice majeure que consti­tue l’im­por­tante inéga­lité de pension entre les femmes et les hommes non seule­ment n’est aucu­ne­ment prise en compte, mais risque fort d’aug­men­ter avec le recul de l’âge de la retraite comme avec un allon­ge­ment de la durée de coti­sa­tion.

Rappe­lons la situa­tion. Si les salaires des femmes sont infé­rieurs en moyenne de 22 % à ceux des hommes (Insee 2022), leurs pensions de droit direct sont infé­rieures de 40 % à celles des hommes. Ce chiffre est encore de 30 % pour les nouveaux retrai­tés partis en 2020, selon la direc­tion de la recherche du minis­tère du travail.

La retraite ampli­fie donc encore les inéga­li­tés de salaires. Lorsque nos diri­geants sont inter­pel­lés sur ces inéga­li­tés de pensions, la réponse clas­sique est qu’elles se réduisent au fil du temps. En réalité, elles stag­nent, comme stag­nent les inéga­li­tés de salaires.

La baisse en cours du niveau des pensions par rapport aux salaires, consé­quence des réformes précé­dentes, atteint bien sûr de manière plus grave les plus faibles pensions des femmes : le taux de pauvreté des femmes retrai­tées est ainsi sensi­ble­ment plus élevé que celui des hommes (10,4 % contre 8,5 %), et cet écart a tendance à se creu­ser depuis 2012, comme le relève le rapport 2022 du Conseil d’orien­ta­tion des retraites (COR). Le passage, en 1993, à une indexa­tion des pensions sur l’in­fla­tion et non plus sur le salaire moyen a entraîné, en période de faible infla­tion, un décro­chage crois­sant des retraites. Les femmes âgées sont les plus touchées.

Inéga­li­tésaggra­vées

Le COR note que le taux de pauvreté des retrai­tés augmente depuis 2016 pour les personnes âgées de plus de 65 ans qui vivent seules ; parmi elles, ce taux atteint même 16,5 % pour les femmes.

L’an­nonce d’un mini­mum de pension à 85 % du smic pour une carrière complète est évidem­ment bien­ve­nue… mais il était déjà prévu dans la loi de 2003 et n’a jamais été appliqué ! Surtout, ce mini­mum ne concer­nera pas les personnes déjà à la retraite.

Même si les carrières des femmes s’al­longent au fil des géné­ra­tions – du fait surtout de la montée en charge de l’as­su­rance-vieillesse des parents au foyer –, elles restent plus courtes que celles des hommes, de 2,1 ans pour la géné­ra­tion 1950. Il est donc plus diffi­cile pour elles d’at­teindre la durée de carrière exigée. Elles subissent alors la décote.

Pour cette géné­ra­tion 1950, la décote a ainsi concerné 8 % des femmes contre 6 % des hommes, et avec un effet plus impor­tant pour elles. Pour éviter de la subir, 19 % des femmes, contre 10 % des hommes, ont dû attendre l’âge du taux plein (67 ans aujourd’­hui) pour partir à la retraite. Tout nouvel allon­ge­ment de la durée de coti­sa­tion ne ferait qu’ag­gra­ver ces inéga­li­tés.

De même, tout recul de l’âge légal de départ signi­fiera une prolon­ga­tion de la situa­tion précaire que vivent de nombreuses personnes – parmi elles, une majo­rité de femmes – entre la fin de l’em­ploi et la liqui­da­tion de la retraite. Une propor­tion sensible de personnes passe en effet par des périodes de chômage ou d’inac­ti­vité entre leur sortie du marché du travail et leur départ à la retraite. Ainsi, 37 % des femmes de la géné­ra­tion née en 1950 et 28 % des hommes n’étaient plus en emploi l’an­née précé­dant leur retraite : envi­ron la moitié d’entre eux étaient au chômage, en inac­ti­vité, en mala­die ou en inva­li­dité.

Péni­bi­lité« occul­tée »

La retraite est souvent vue comme une déli­vrance, du fait de condi­tions de travail diffi­ciles et de la péni­bi­lité, qui reste très mal prise en compte aujourd’­hui. Elisa­beth Borne a annoncé vouloir permettre aux « personnes cassées par le travail » de partir plus tôt. Décla­ra­tion très vague… et en déca­lage avec ce qui a été fait précé­dem­ment : en 2017, le président Macron a supprimé quatre des dix critères pris en compte aupa­ra­vant, préci­sé­ment ceux qui concer­naient de fait le plus de personnes.

En atten­dant une néces­saire amélio­ra­tion des condi­tions de travail, la péni­bi­lité doit être mieux recon­nue au niveau de la retraite, sans oublier celle qui carac­té­rise les métiers fémi­nins : or celle-ci est « large­ment occul­tée », comme l’a établi notam­ment le Conseil écono­mique, social et envi­ron­ne­men­tal.

Alors que les inéga­li­tés de pensions entre les sexes sont dues aux inéga­li­tés de salaires et aux inter­rup­tions de carrière des femmes pour prendre en charge les enfants du fait de l’in­suf­fi­sance des modes d’ac­cueil, l’ins­tau­ra­tion, en 2019, d’un « index de l’éga­lité » s’est révé­lée très insuf­fi­sante pour amélio­rer l’éga­lité sala­riale, et rien n’est réel­le­ment fait pour permettre aux femmes de rester en emploi à l’ar­ri­vée d’un enfant.

Le taux d’ac­ti­vité des femmes reste ainsi très infé­rieur à celui des hommes, entraî­nant des pensions plus faibles pour elles, mais privant aussi les caisses de retraite de recettes de coti­sa­tions. Pour mieux finan­cer les retraites, le gouver­ne­ment se foca­lise sur l’aug­men­ta­tion du taux d’em­ploi des seniors, déplo­rant un taux plus faible que dans les autres pays. Il semble lui échap­per que le taux d’em­ploi des femmes place la France au 25e rang des 38 pays de l’OCDE, et qu’il y aurait là de forts progrès poten­tiels !

Présen­ter la réforme comme juste pour les femmes relève du boni­ment. La vérité est que les mesures prévues à ce jour aggra­ve­ront la situa­tion des femmes, et que rien de ce qui permet­trait de l’amé­lio­rer n’est prévu.

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