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Commu­niqué de l’Aca­dé­mie natio­nale de méde­cine, de l’Aca­dé­mie natio­nale de phar­ma­cie et de l’Aca­dé­mie des sciences

Ceci est un appel pour la vacci­na­tion univer­selle, publié le 4 août:

« Les Acadé­mies dénoncent les fausses infor­ma­tions qui circulent dans une partie de l’opi­nion publique concer­nant les vaccins à base d’ARN messa­ger. Emises et entre­te­nues par une petite mino­rité, ces contre-véri­tés ne s’ap­puient sur aucune donnée scien­ti­fique mais leur large diffu­sion, surtout par les réseaux sociaux, entre­tient le doute et la confu­sion. Elles égarent nos conci­toyens qui attendent légi­ti­me­ment des données fiables sur la vacci­na­tion contre la Covid. Cette désin­for­ma­tion, ampli­fiée par les media et trom­pant même certains profes­sion­nels de santé, a un rôle délé­tère sur la dyna­mique de la campagne natio­nale de vacci­na­tion et favo­rise le déve­lop­pe­ment d’une quatrième vague épidé­mique atti­sée par la forte conta­gio­sité du variant delta.

Les Acadé­mies souhaitent rappe­ler plusieurs points :

  • Les scien­ti­fiques et les indus­triels ont élaboré et amélioré depuis plus de trente ans la tech­no­lo­gie des plate­formes à ARN messa­ger qui s’est avérée très effi­cace pour la vacci­na­tion contre le SARS-CoV2. Les vaccins à ARN messa­ger induisent une protec­tion de plus de 90% contre les formes symp­to­ma­tiques de Covid-19 et presque totale contre les formes graves ;
  • Ces vaccins sont remarqua­ble­ment sûrs ; ils ont fait l’objet d’un déve­lop­pe­ment phar­ma­ceu­tique et d’es­sais cliniques réali­sés selon les bonnes pratiques pour leur mise sur le marché et ont été ensuite vali­dés dans des procé­dures d’ur­gence face à la pandé­mie par les auto­ri­tés de santé en Europe et aux Etats-Unis ;
  • Après l’injec­tion de milliards de doses, l’ef­fi­ca­cité vacci­nale et sa sécu­rité ont été large­ment confir­mées par toutes les études épidé­mio­lo­giques en vie réelle et par la phar­ma­co­vi­gi­lance ;
  • L’ARN messa­ger vacci­nal est dégradé rapi­de­ment après sa traduc­tion en protéine vacci­nale et, pas plus que les ARN physio­lo­giques, ne s’in­tègre dans le génome humain ;
  • Les vaccins à ARN messa­ger ont l’avan­tage de pouvoir être produits rapi­de­ment en grandes quan­tités et pour­raient être faci­le­ment modi­fiés, si néces­saire, face à d’éven­tuelles muta­tions d’échap­pe­ment portées par de nouveaux variants ;
  • Les variants du SARS-CoV-2 ont émergé au sein de popu­la­tions très forte­ment conta­mi­nées, dans les pays ayant les plus faibles taux de couver­ture vacci­nale ;
  • De nombreux pays ne disposent pas encore de vaccins en quan­ti­tés suffi­santes pour immu­ni­ser leur popu­la­tion ; quand ils le peuvent, ils ont recours à d’autres vaccins, moins onéreux et plus faciles à distri­buer. Dans les pays riches qui, comme la France, disposent de suffi­sam­ment de vaccins à ARN messa­ger pour immu­ni­ser toute leur popu­la­tion, les discours susci­tant l’hé­si­ta­tion, voire l’op­po­si­tion à la vacci­na­tion, ne sont plus accep­tables ;
  • La pandé­mie de la Covid-19 risque de se prolon­ger tant que l’en­semble de l’hu­ma­nité n’aura pas acquis une immu­nité, soit par l’in­fec­tion, mais avec de lourdes consé­quences, soit par les vaccins. Seule une vacci­na­tion univer­selle permet­tra de l’in­ter­rompre.

Le déve­lop­pe­ment de nouveaux vaccins utili­sant l’ARN messa­ger est un immense succès de la science. Il four­nit une arme très effi­cace sans laquelle il est actuel­le­ment impos­sible de vaincre la pandé­mie de Covid-19. Les Acadé­mies recom­mandent son exten­sion rapide au niveau inter­na­tio­nal dans le cadre d’une vacci­na­tion univer­selle.

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