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Halte au massacre !

Le conflit israélo-pales­ti­nien est un drame humain sans fin. Régu­liè­re­ment, la cocotte minute explose !

Comme toujours, c’est un inci­dent un peu plus grave que l’hor­reur quoti­dienne qui met le feu aux poudres. Les moins rési­gnés se révoltent contre la barba­rie israé­lienne. Ils s’arment de pierres et de couteaux pour tenter d’at­teindre un soldat ou un colon qui passe par là.

Actes de déses­poir pour un peuple sans Etat. Alors le monde s’in­digne lorsqu’un israé­lien est touché et effec­ti­ve­ment, la violence est insup­por­table. Mais combien de Pales­ti­niens sont morts sous les balles, les missiles, la torture, les gravats des maisons détruites.

Un peuple opprimé, repoussé centi­mètre par centi­mètre dans les terri­toires occu­pés.  L’oc­cu­pa­tion, cela ne vous rappelle rien ! Plusieurs nations se sont mobi­li­sées pour nous sauver de l’op­pres­seur. Mais aujourd’­hui toujours rien pour sauver les Pales­ti­niens !

Ce peuple est bafoué, opprimé et la Terre entière le regarde mourir à petit feu sans agir.

Nous avons lais­sés Israël massa­crer des milliers d’hommes, de femmes et d’en­fants. Nous avons lais­sés Israël étendre ses colo­nies, bâtir le mur de la honte, impo­ser un blocus, chas­ser des familles entières, inter­dire la libre circu­la­tion des personnes, réduire les zones de pêche, détruire des quar­tiers entiers, arra­cher les arbres frui­tiers. Alors, ils pansent quoti­dien­ne­ment leurs bles­sures et tentent de survivre dans une prison à ciel ouvert.

L’hu­mi­lia­tion, la frus­tra­tion et l’op­pres­sion engendrent la vengeance, la haine et la violence.

Pour ripos­ter aux pierres, aux couteaux, aux bombes humaines et aux roquettes, Tsahal utilise des balles réelles, des missiles, des chars, des héli­co­ptères, des avions de chasse et des bull­do­zers.

Le nombre d’actes violents causés par de très jeunes Pales­ti­niens ne cesse de s’ac­croître. Ils reflètent le profond mal aise qui règne au sein de cette jeunesse déses­pé­rée et sans avenir.

Après la vague de violence de l’été 2014, Amnesty Inter­na­tio­nal avait déjà accusé le gouver­ne­ment israé­lien de crimes contre l’hu­ma­nité.  En effet, suite à la capture d’un soldat israé­lien, une série d’at­taques dispro­por­tion­nées, sans discri­mi­na­tion  sur Rafah, dans le sud de la bande de Gaza avaient été perpé­trées par l’ar­mée israé­lienne.

Résul­tat de cette tragique période de violence : plus de 2100 morts coté pales­ti­nien et 67 côté israé­lien.

Des témoins, des photos et des vidéos  évoquent « une puni­tion collec­tive » à Rafah et en Cisjor­da­nie avec « des scènes de panique et de chaos sous un déluge de feu des avions F-16, des drones, des héli­co­ptères et de l’ar­tille­rie, tuant des civils à pied ou à bord de véhi­cules évacuant des bles­sés ». Amnesty souligne qu’ »attaquer déli­bé­ré­ment des infra­struc­tures et des profes­sion­nels de santé consti­tue un crime de guerre ».
Allons-nous encore une fois lais­ser Israël perpé­trer un massacre ?

Stop­pons la colo­ni­sa­tion, arrê­tons les crimes contre l’hu­ma­nité et défen­dons l’op­primé !

Israël refuse la recon­nais­sance de l’Etat Pales­ti­nien alors que déjà plus de 130 pays l’ont reconnu.

La France doit se posi­tion­ner ferme­ment face à la poli­tique menée par Israël.

Le gouver­ne­ment français doit provoquer une rencontre pour enga­ger un dialogue entre les deux parties et jouer son rôle de média­teur afin de convaincre Israël de recon­naître l’Etat de la Pales­tine. C’est la seule solu­tion pour tenter de mettre fin à ce conflit et qu’en­fin ces deux nations puissent  vivre ensemble sur la même terre, dans la paix et le respect des uns et des autres.

Benoît Pinot, le 22/10/15

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