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« L’Af­faire du siècle » L’inac­tion face aux chan­ge­ments clima­tiques est illé­gale !

Nous sommes déjà plus de  1 800 000 à soute­nir l’ac­tion en justice contre l’État pour le climat. Objec­tif : 2 000 000 !

Alors même que le gouver­ne­ment ne respecte pas ses enga­ge­ments de réduc­tion des émis­sions de gaz à effet de serre pour limi­ter les consé­quences des chan­ge­ments clima­tiques en cours, et ça ne date pas d’hier, Le ministre de la tran­si­tion écolo­gique, François de Rugy a vrai­ment du culot de voir dans le succès de la péti­tion « L’Af­faire du siècle » lancée par des ONG, une « réplique aux mouve­ments des “gilets jaunes”, qui parlent parfois de l’éco­lo­gie comme d’un problème » ; alors même que cet appel asso­cie justice sociale et obli­ga­tion d’agir.

L’AFFAIRE DU SIÈCLE

Quatre asso­cia­tions, Notre Affaire à Tous, la Fonda­tion pour la Nature et l’Homme, Green­peace France et Oxfam France ont décidé, au nom de l’in­té­rêt géné­ral, d’at­taquer l’État français en justice pour qu’il respecte ses enga­ge­ments clima­tiques et protège nos vies, nos terri­toires et nos droits. C’est l’Af­faire du Siècle.

Les chan­ge­ments clima­tiques sont là : ils affectent déjà nos vies et n’épargnent personne. Nous assis­tons à la montée des eaux, à la fonte des glaces, à la multi­pli­ca­tion des évène­ments météo­ro­lo­giques extrêmes, tandis que les espèces animales et végé­tales dispa­raissent inexo­ra­ble­ment. Les séche­resses et inon­da­tions sont de plus en plus dévas­ta­trices. Nos exploi­ta­tions agri­coles sont en danger. L’air que nous respi­rons est pollué. Le prix de nos factures éner­gé­tiques explose. Partout, dans les pays du Sud comme dans les pays du Nord, les popu­la­tions vulné­rables sont les plus expo­sées.

Obnu­bi­lés par les enjeux du court terme, les États et les acteurs écono­miques restent sourds aux innom­brables cris d’alarme des plus fragiles, des scien­ti­fiques, des asso­cia­tions. Alors que les inves­tis­se­ments néces­saires pour remé­dier à la catas­trophe devraient être finan­cés majo­ri­tai­re­ment par les plus aisés, les classes moyennes et les plus dému­nis y contri­buent aujourd’­hui de manière indif­fé­ren­ciée. La lutte contre les chan­ge­ments clima­tiques ne doit pas se faire au détri­ment des plus fragiles.

La France a pris un retard consé­quent. D’aveu public, elle n’at­teint pas ses objec­tifs sur la réduc­tion des émis­sions de gaz à effet de serre. Les inéga­li­tés face au chan­ge­ment clima­tique s’ag­gravent.

L’État a l’obli­ga­tion d’agir.

Il doit prendre les mesures poli­tiques qui s’im­posent, tout en garan­tis­sant la justice sociale. Il doit réduire notre dépen­dance au pétrole et nous four­nir des alter­na­tives en matière de trans­port. Il doit inves­tir dans la réno­va­tion des loge­ments et promou­voir l’usage des éner­gies renou­ve­lables, en aban­don­nant le recours aux éner­gies fossiles et nucléaire. Il doit instau­rer l’ac­cès de tous à une alimen­ta­tion suffi­sante, saine et de qualité, garan­tir un revenu décent pour les agri­cul­teurs et lutter contre la défo­res­ta­tion. Il doit aussi mettre en place les dispo­si­tifs indis­pen­sables à l’adap­ta­tion de nos terri­toires et à la protec­tion de nos côtes. Toutes ces mesures auront un impact posi­tif sur nos vies. Pour­tant, ce qui est sur la table aujourd’­hui est large­ment insuf­fi­sant.

La justice est un véri­table levier. Elle peut enfin contraindre à l’ac­tion.

Partout dans le monde, des citoyennes et citoyens saisissent la justice pour que leurs droits fonda­men­taux soient garan­tis face aux chan­ge­ments clima­tiques. Et ça marche ! Aux Pays-Bas, la justice a ordonné au gouver­ne­ment néer­lan­dais de revoir à la hausse ses objec­tifs de réduc­tion des émis­sions de gaz à effet de serre. En Colom­bie, 25 jeunes ont fait recon­naître par la Cour suprême la néces­sité d’agir contre la défo­res­ta­tion et pour la protec­tion du climat. Au Pakis­tan, un fils d’agri­cul­teurs a demandé aux juges de contraindre son État à adop­ter une légis­la­tion clima­tique capable de proté­ger l’ex­ploi­ta­tion de ses parents, et leur droit à l’ali­men­ta­tion.

Nous aussi, nous pouvons gagner. Nous pouvons chan­ger les choses, si nous sommes ensemble ! Alors agis­sons pour la justice sociale et clima­tique, saisis­sons la justice pour que la France respecte enfin ses enga­ge­ments sur le climat.

Ensemble, portons et rempor­tons ce qui est déjà, partout dans le monde, et aujourd’­hui en France, l’Af­faire du Siècle.

Une réflexion au sujet de « « L’Af­faire du siècle » L’inac­tion face aux chan­ge­ments clima­tiques est illé­gale ! »

  1. Thierry Pasquier dit :

    L’objectif des 2 millions de signataires est maintenant dépassé ; cap vers les 3 millions. Dans The Conversation, la  juriste Marta Torre-Schaub analyse les limites et les potentialités de ce type de démarche juridique, et revient sur quatre initiatives françaises : « l’affaire du siècle » mais également le recours gracieux du maire de Grande-Synthe pour « inaction en matière de lutte contre le changement climatique », des actions contre Total pour que la firme internationale actualise pas son plan de vigilance en accord avec la nouvelle loi française de 2017 sur le devoir de vigilance et pour contester au pétrolier le permis de forer au large de la Guyane.

    Lire : Les procès climatiques gagnent la France : quatre initiatives à suivre de près

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