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Acri­med: « Le Pari­sien » face aux Gilets jaunes: le meilleur porte-parole de Macron, de la Préfec­ture, du MEDEF.

Gilets jaunes : Hé oh, Le Pari­sien, on se calme ?

par Pauline Perre­not, vendredi 21 décembre 2018

https://www.acri­med.org/Gilets-jaunes-He-oh-Le-Pari­sien-on-se-calme

C’est en chiens de garde exem­plaires que se sont compor­tés les haut-gradés de la rédac­tion du Pari­sien depuis le début du mouve­ment des gilets jaunes [1]. Après une revue de Unes d’un peu plus d’un mois, le quoti­dien de Bernard Arnault est déclaré grand vainqueur du bingo de la démo­bi­li­sa­tion sociale. Avec, à la clé, des prix dans de nombreuses caté­go­ries…

Meilleurs décors anxio­gènes :

25/11/2018

2/12/2018

7/12/2018

8/12/2018

Meilleur porte-parole de la préfec­ture :

9/12/2018

15/12/2018

Meilleur parte­naire social :

25/11/2018

4/12/2018

26/11/2018

Meilleur ORL :

28/11/2018

Meilleur ventri­loque :

5/12/2018

10/12/2018

11/12/2018

Meilleur enquê­teur :

18/12/2018

13/12/2018

8/12/2018

Meilleur prophète (de malheur) :

16/12/2018

17/12/2018

19/11/2018

18/11/2018

21/11/2018

24/11/2018

Meilleur assu­reur tout risque :

19/12/2018

21/12/2018

8/12/2018

Meilleur soutien psycho­lo­gique du quar­tier de l’Étoile :


3/12/2018

13/12/2018

30/11/2018

11/12/2018

27/11/2018

4/12/2018

10/12/2018


Rideau !
***


Notre ques­tion en titre s’adresse donc aux rédac­teurs en chef du Pari­sien, en écho à l’injonc­tion mémo­rable que ces derniers avait faite aux mani­fes­tants contre la « Loi Travail » (en Une de leur édition du 27 mai 2016), et qui se résu­mait en ces quelques mots doux :



Il est vrai que Le Pari­sien nous a habi­tués à un trai­te­ment parfai­te­ment équi­li­bré des mouve­ments sociaux [2], et à des couver­tures reflé­tant tout le meilleur du jour­na­lisme poli­tique. En ce sens, son trai­te­ment actuel du mouve­ment des gilets jaunes n’a rien de surpre­nant. Cepen­dant, mises bout à bout, les nombreuses Unes que le quoti­dien lui consacre en disent long sur la partia­lité, l’ab­sence de plura­lisme et le degré de suivisme vis-à-vis du gouver­ne­ment et de la police qui animent toute bonne presse domi­nante, obéis­sant – calme­ment (ou non) – aux ordres.


Pauline Perre­not


Annexe : montage de unes du Pari­sien pendant la Loi Travail 2016


[1] Nous pour­rons retrou­ver quelques exemples d’édi­tos de main­tien de l’ordre dans l’ar­ticle « Panique média­tique face aux gilets jaunes ».

[2] En guise de deuxième archive, et en annexe, on pourra retrou­ver le montage que nous avions par exemple réalisé au moment des mobi­li­sa­tions contre la « Loi Travail » de 2016.

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