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Le Front de Gauche doit faire entendre sa voix dans la campagne des dépar­te­men­tales.

Faire s’ex­pri­mer aux élec­tions dépar­te­men­tales l’op­po­si­tion au gouver­ne­ment et le rejet des poli­tiques d’aus­té­rité, faire recu­ler la droite et l’ex­trême droite. Par le Collec­tif Natio­nal d’En­semble!

Ensemble! propose que cette ques­tion soit trai­tée par la Coor­di­na­tion natio­nale du Front de gauche et que celui-ci travaille à un texte d’orien­ta­tion stra­té­gique,
trai­tant notam­ment des prochaines élec­tions dépar­te­men­tales de mars 2015.

 

Un enjeu majeur pour les classes popu­laires

Malgré les réserves expri­mées par de nombreux élus et fonc­tion­naires, M Valls a choisi une nouvelle fois le passage en force et impose, dans un contexte terri­to­rial en plein boule­ver­se­ment, des élec­tions en mars 2015. Pour­tant une multi­tude de recours contre le nouveau décou­page des cantons n’ont pas encore été trai­tés par la justice.

Il est à craindre que la parti­ci­pa­tion soit encore très faible a fortiori puisqu’il s’agira d’élire des Conseiller-e-s dépar­te­men­taux-ales dont les compé­tences n’ont pas encore été clari­fiées. De plus, pour les cantons de France concer­nées par une métro­pole, les Conseils géné­raux sont appe­lés à dispa­raître dans des délais et des condi­tions encore indé­fi­nis.

Dans le contexte de rejet crois­sant de la poli­tique du gouver­ne­ment, elles risquent de traduire la mobi­li­sa­tion de la droite et de l’ex­trême droite et peuvent entrai­ner le bascu­le­ment de nombreux dépar­te­ments – porteurs rappe­lons-le de toutes les poli­tiques sociales : Assis­tantes sociales, verse­ment des allo­ca­tions de soli­da­rité (RSA, APA, PCH, …), place­ment et suivi des mineur-e-s étran­ger e s, poli­tiques en direc­tion de l’en­fance en danger, PMI, …

Ces dépar­te­men­tales de mars ont pour­tant un carac­tère majeur car elles seront les premières élec­tions de l’ère de la réforme terri­to­riale impo­sée par F. Hollande et M. Valls.

Ces élec­tions doivent s’ins­crire dans un mouve­ment beau­coup plus large de rejet de la réforme terri­to­riale. Et elles doivent marquer autant le rejet d’un retour des poli­tiques de droite qu’une censure de la poli­tique gouver­ne­men­tale d’aus­té­rité.

 

Ensemble ! appelle à une démarche commune du Front de gauche dans la campagne des dépar­te­men­tales

Les récentes prises de posi­tion du PCF appe­lant pour les élec­tions dépar­te­men­tales à construire « des rassem­ble­ment de gauche très larges permet­tant de faire gagner des poli­tiques progres­sistes pour les terri­toires qui seront autant de forces de résis­tance à l’aus­té­rité », comportent une ambi­guïté qu’il faut clari­fier. Il importe de préci­ser la place du Front de gauche dans cette démarche.

Le Front de gauche doit se doter d’une orien­ta­tion commune pour cette prochaine échéance, comme il avait su le faire lors des précé­dentes élec­tions canto­nales de 2011. Ensemble! défend la construc­tion de candi­da­tures auto­nomes du Front de Gauche, qui cher­che­ront à construire des majo­ri­tés dans les conseils géné­raux en oppo­si­tion à la poli­tique libé­rale du gouver­ne­ment (« perfor­mance », compé­ti­tion, concur­rence, mesures xéno­phobes pour divi­ser, casse du code du travail, aides massives au patro­nat, répres­sion des syndi­ca­listes à la demande, réforme terri­to­ria­le…).

Il sera néces­saire de cher­cher à créer les condi­tions de candi­da­tures de rassem­ble­ment, partout où cela est possible avec des secteurs de la gauche, socia­liste, écolo­giste, ou de l’ex­trême gauche, des forces citoyennes et des acteurs du mouve­ment social… qui s’ins­crivent dans cette orien­ta­tion. Cette pers­pec­tive est renfor­cée par le fait qu’EELV et les « fron­deurs » du PS ne sont de fait plus dans la majo­rité gouver­ne­men­tale.

Cette ques­tion, singu­liè­re­ment après la rencontre du 6 septembre, est fonda­men­tale pour la relance et la refon­da­tion du Front de gauche, sorti affai­bli de la double séquence élec­to­rale précé­dente, et qui doit retrou­ver force de mobi­li­sa­tion et clarté. Ces élec­tions sont une échéance sur le chemin de la construc­tion d’un front anti austé­rité que notre mouve­ment veut susci­ter.

Nos campagnes, nos listes doivent reflé­ter cet objec­tif de regrou­per toutes celles et tous ceux qui veulent s’op­po­ser à la poli­tique d’aus­té­rité du gouver­ne­ment, sur la base d’un rejet de la réforme terri­to­riale, de l’ou­ver­ture d’un débat démo­cra­tique sur le sujet, et sur le rejet clair des poli­tiques d’aus­té­rité gouver­ne­men­tales.

Nous devons agir pour refu­ser cette réforme terri­to­riale

En déci­dant de la créa­tion de 13 métro­poles, la fusion auto­ri­taire de régions pour en réduire le nombre à 13, dotées de compé­tences renfor­cées, la suppres­sion de dépar­te­ments et la trans­for­ma­tion d’autres, le gouver­ne­ment opère une réelle recen­tra­li­sa­tion, accom­pa­gnée d’un recul démo­cra­tique majeur.

Parce que cette réforme vise avant tout à répondre aux impé­ra­tifs de la finance et de la concur­rence « libre et non faus­sée », le gouver­ne­ment a fait le choix de la présen­ter comme une démarche complexe et tech­nique ; en réalité, il orga­nise la mise en concur­rence des terri­toires et rompt avec les prin­cipes répu­bli­cains d’éga­lité et de soli­da­rité terri­to­riale.

Cette réforme s’ins­crit dans le cadre des poli­tiques d’aus­té­rité, et parti­cu­liè­re­ment celles qui touchent les collec­ti­vi­tés terri­to­riales, sommées de réduire leur dépenses et leurs effec­tifs, condam­nées à voir leurs dota­tions dras­tique­ment réduites alors qu’elles assurent 70% de l’in­ves­tis­se­ment local et jouent un rôle indis­pen­sable en période de crise en direc­tion des popu­la­tions.

Les résul­tats sont prévi­sibles : les terri­toires « gagnants » de la lutte écono­mique décro­che­ront des autres qui seront demain délais­sés, les services publics locaux et l’in­ves­tis­se­ment public seront voués à une dispa­ri­tion progres­sive. Déjà, des coupes budgé­taires touchent en premier lieu les poli­tiques publiques de soli­da­ri­té…

Pour toutes ces raisons, Ensemble! rejette cette réforme terri­to­riale et propose au Front de gauche de relan­cer la dyna­mique de réfé­ren­dum sur ce sujet.

Le Collec­tif Natio­nal d’En­semble!
Le 28 septembre 2014

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