Aller au contenu

L’éco­lo­gie, le PLF 2018 et Nico­las Hulot

Nous relayons un lien vers un long article de Marc Laimé, du Monde diplo­ma­tique qui analyse les mesures prises dans le budget 2018 en matière de finan­ce­ment des opéra­teurs de l’État dans le domaine de l’en­vi­ron­ne­ment (Agnces de l’eau, ADEME…). Si au niveau média­tique, tout le monde attend N. Hulot sur les sujets brûlants comme Notre Dame Des Landes, Fessen­heim, le glypho­sate, ce qui s’opère à travers le budget, c’est la « finance verte ». Comme le dit l’au­teur de l’ar­ticle : « L’en­vi­ron­ne­ment est une chose trop sérieuse pour la lais­ser aux envi­ron­ne­men­ta­listes. »

Voir l’ar­ticle sur le blog de Marc Laimé

Les orien­ta­tions du projet de loi de finances 2018 dans le domaine de l’en­vi­ron­ne­ment signent symbo­lique­ment les contours du « monde nouveau » que M. Emma­nuel Macron déclare vouloir porter sur les fonts baptis­maux. Accen­tuant des dérives initiées il y a une dizaine d’an­nées, le projet que dessinent ces mesures est bien celui d’une finan­cia­ri­sa­tion de tous les actifs natu­rels, préa­lable incon­tour­nable à la pour­suite effré­née d’une « crois­sance » morti­fère.

par Marc Laimé, 13 octobre 2017

Voici un extrait :

« L’eau devient une base fiscale, comme le sel autre­fois… »

Les membres du comité de bassin Rhône Médi­ter­ra­née ont pour leur part longue­ment débattu de ces orien­ta­tions le 29 septembre dernier, lors de l’exa­men du projet de XIe programme de l’Agence, puis le 3 octobre au sein de la commis­sion du programme.

In fine, selon le diagramme figu­rant dans le projet, ce sont les usagers domes­tiques qui sont les plus forte­ment touchés. Alors que leur parti­ci­pa­tion au budget augmente de 1,2 %, leurs aides directes, attri­buées aux collec­ti­vi­tés qui produisent et distri­buent l’eau potable, vont bais­ser de 10 % !

À l’is­sue des débats, M. Michel Dantin, actuel président du comité [de bassin Rhône Médi­ter­ra­née ], se décla­rait profon­dé­ment choqué que l’eau « devienne une base fiscale comme le sel autre­fois », souli­gnant que les pauvres seront les premiers touchés, alors que les aides des agences de l’eau « sont essen­tiel­le­ment des crédits d’in­ves­tis­se­ments favo­rables à la relance écono­mique. »

Billets en relation :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.