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Mobi­li­sa­tion pour Kamel

Commu­niqué du Collec­tif poite­vin « D’ailleurs Nous Sommes d’Ici » du 24 novembre 2014

Collec­tif poite­vin
D’ailleurs nous sommes d’ici (DNSI)

La Préfec­ture de la Vienne s’acharne contre Kamel,

mineur came­rou­nais et lycéen poite­vin,
libéré après 29 jours de réten­tion,

il est toujours menacé d’ex­pul­sion !.

Né en 1997, Kamel est pris en charge par l’Aide Sociale à l’En­fance (protec­tion due aux mineurs) depuis 2 ans et scola­risé régu­liè­re­ment au lycée Auguste Perret.

Il est aujourd’­hui accusé d’avoir fraudé. Son acte de nais­sance est mis en cause par la préfec­ture : le quar­tier nord de la ville de Douala où il est né est inconnu de l’ad­mi­nis­tra­tion française, mais connu de l’am­bas­sade du Came­roun qui lui a déli­vré cette année passe­port et carte d’iden­tité !! La préfec­ture en conclut que ces docu­ments lui ont été déli­vrés sur la base d’un faux. Elle appuie sa contes­ta­tion sur… une lettre anonyme !

Kamel a été soumis à des tests osseux, qui, comme c’est le cas pour la quasi-tota­lité de ces mineurs étran­gers, l’ont déclaré majeur.

Kamel est convoqué au commis­sa­riat de Poitiers le 9 octobre, arrêté et trans­féré à Bordeaux, enfermé au Centre de réten­tion.

Libéré vendredi 7 novembre, au bout de 29 jours, il a repris sa scola­rité.

Il reste menacé d’ex­pul­sion.

Avec le Collec­tif DNSI exigeons

  • l’an­nu­la­tion de l’ Obli­ga­tion à Quit­ter le Terri­toire Français qui frappe Kamel.

  • Une véri­table protec­tion des mineurs isolés étran­gers avec recon­nais­sance de droits effec­tifs :

à l’éta­blis­se­ment loyal de la mino­rité,

à l’ac­cès aux juges et aux procé­dures,

à des condi­tions maté­rielles d’exis­tence,

à l’édu­ca­tion et à la santé,

à être protégé contre la maltrai­tance, la traite, la violence.

Contact:dnsi86in­fo@g­mail.com

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