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Ne permet­tons plus de bana­li­ser les violences faites aux femmes !

Commu­niqué de presse des effron­té·es / 1 février 2018

2018 – Ne permet­tons plus de bana­li­ser les violences faites aux femmes !

Après les « frot­teurs » qui ne seraient que de pauvres hommes souf­frant de misère sexuelle, si on en croit la tribune déplo­rable de celles qui défendent leur droit à nous « impor­tu­ner » ;

Après l’ova­tion du Ministre Gérald Darma­nin à l’As­sem­blée par les député-es LREM, suite à une plainte pour viol, alors même qu’on reproche aux femmes qui se sont expri­mées via #Balan­ceTonPorc de ne pas porter plainte ;

Voici à présent l’as­sas­sin Jona­than Daval qui aurait « étran­glé sa femme par acci­dent » parce que celle-ci aurait un carac­tère « écra­sant » ?!

Les effron­té·es sont écœu­rées par le spec­tacle d’un meur­trier qui, devant tous les médias et la famille de la victime, a fait mine de lui rendre hommage et a réin­venté le scéna­rio de sa mort. Et c’est à elle que l’on cherche des traits de carac­tères néga­tifs ? Pas à celui qui a fait preuve de violence mortelle et d’un art sordide de la dissi­mu­la­tion, du corps puis de la vérité ?

Nous expri­mons notre sincère afflic­tion et notre authen­tique colère contre les fémi­ni­cides !

Rien qu’en janvier 2018, neuf femmes ont été tuées par leurs compa­gnons ou ex, pour ne parler que des cas média­ti­sés, en plein quinquen­nat qui déclare la cause des droits des femmes Grande Cause Natio­nale.

Tous ces meurtres ont été des morts violentes : Frap­pée à mort, étran­glée, poignar­dée, abat­tue de trois coups de cara­bine dans la tête, égor­gée, abat­tue par arme à feu, lardée de coups de couteau, poignar­dée à l’ar­tère fémo­rale, poignar­dée 38 fois au cou et au cœur… voici comment elles ont été assas­si­nées.

Pas plus qu’on n’étrangle une femme par acci­dent jusqu’à lui ôter son dernier souffle, on ne se livre à de tels crimes par amour !

ON NE TUE JAMAIS PAR AMOUR

  • Les effron­tées réclament, comme en Espagne, que soit débloqué au moins un milliard contre les violences faites aux femmes !

Hier, 31 janvier 2018, l’AVFT (Asso­cia­tion contre les Violences faites aux Femmes au Travail) submer­gée, a annoncé la ferme­ture de son accueil télé­pho­nique. Elle accuse les pouvoirs publics de ne pas réagir à leurs nombreuses mises en garde. Ni leurs subven­tions ni leurs faibles effec­tifs n’ont été augmen­tés depuis 13 ans.

 

Les effron­té·es exigent que les struc­tures qui remplissent des missions fonda­men­tales d’ac­com­pa­gne­ments des victimes de violences faites aux femmes voient leurs ressources finan­cières augmen­tées. Aujourd’­hui encore, le « programme 137 » dévolu à l’éga­lité femmes-hommes, est le plus petit budget de l’État.

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Contact : Fatima Beno­mar / 06 75 86 61 31

 

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