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Perqui­si­tion à France insou­mise. Commu­niqué de la dépu­tée Clémen­tine Autain

Un commu­niqué bref et juste, daté du 17 octobre:

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

DE LA DÉPUTÉE CLÉMENTINE AUTAIN

 

Le 17 octobre 2018

 

 

C’est le jour même de l’an­nonce du rema­nie­ment minis­té­riel que l’une des prin­ci­pales forces d’op­po­si­tion a subi quinze perqui­si­tions, dont l’une au domi­cile de son leader Jean-Luc Mélen­chon à l’aube. Les moyens déployés ont frappé, choqué, inter­pellé. Des messages de soutien sont venus des diffé­rentes orga­ni­sa­tions de gauche et démo­cra­tiques, de France et d’ailleurs, car le senti­ment d’injus­tice s’est ressenti bien au-delà de la France Insou­mise.

 

Il n’est pas ques­tion de deman­der un trai­te­ment de privi­lège, mais propor­tionné et juste du point de vue des droits démo­cra­tiques. Mais la procé­dure utili­sée vis-à-vis de Jean-Luc Mélen­chon, ses colla­bo­ra­teurs, la FI et le Parti de Gauche, n’est pas banale : elle s’ap­plique habi­tuel­le­ment dans les affaires de terro­risme ou de grand bandi­tisme. Ce n’est pas un juge d’ins­truc­tion mais un procu­reur qui a procédé à ces perqui­si­tions, impliquant donc le pouvoir en place. Une telle procé­dure ne s’em­bar­rasse pas des droits de la défense – l’avo­cat ne peut pas consul­ter le dossier, les vices de procé­dures ne peuvent être contes­tés…

 

Quand on pense qu’il y a peu, M. Benalla était quant à lui prévenu la veille de sa perqui­si­tion, comman­di­tée par un juge et non un procu­reur, lui permet­tant de faire dispa­raître son coffre-fort… On se dit qu’il vaut mieux être du côté de Jupi­ter pour faire face à la justice. Rude.

 

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