Jouer texas holdem poker gratuitement

  1. Jouer Roulette En Direct Belgique: De toute évidence, cette connaissance n'est pas essentielle pour jouer dans les casinos en ligne.
  2. Meilleur Casino No Commission Baccarat - Le système Betcoins n'est pas irréprochable, et bien sûr, convertir des ETH en BTC en ETH est une sorte de hack par rapport au simple dépôt et au jeu en ETH.
  3. Slots Gratuits à Jouer En Ligne Avec Des Tours De Bonus: On sait depuis un certain temps que Derek et Greg Stevens avaient quelque chose de spécial prévu pour le terrain de Fremont Street qui abritait autrefois des propriétés telles que le club de Las Vegas, qui ont été démolies récemment.

Jeux à sous slot

Machine à Sous Thème Luxe Argent Réel
Vous pouvez le rechercher pour plus de clarté.
Meilleur Bonus De Casino En Ligne Réel
QUETZALCOATLS TRIAL a aussi une bête.
Lorsque vous jouez au craps en ligne, vous verrez des graphiques générés par un ordinateur à partir du fournisseur de logiciels de casino en ligne.

Pronostic keno en cours

Bonus De Casino 10 Gratuits
Tout ce que vous avez à faire est de télécharger le casino mobile, et les jeux seront sur l'application prête à jouer.
Casino Dépôt 40 Euros France
Golden Egg of Crazy Chicken est considéré comme un jeu de machines à sous à haute volatilité.
Roulette Enregistrement Bonus Pas De Dépôt

22 avril 2026

Philippe Poutou, candi­dat du NPA en 2017

Résu­mant les résul­tats de cette Confé­rence, Philippe Poutou a déclaré aux médias : « Le plus simple, c’est que ce soit moi qui y retourne ». Ce qui n’est pas la façon la plus enthou­siaste de popu­la­ri­ser sa candi­da­ture ! Et pour cause… La décla­ra­tion finale (1) a bien été adop­tée à la quasi-unani­mité des délé­gués, mais la déci­sion de présen­ter P. Poutou consti­tue un peu une déci­sion par défaut, recou­vrant en réalité d’im­por­tantes diver­gences sur les moti­va­tions de cette candi­da­ture ainsi que sur son profil poli­tique.

On remarquera d’abord que la tenue de cette Confé­rence natio­nale prési­den­tielle n’al­lait pas de soi ; en effet, lors du dernier congrès du NPA (février 2015), près de 60% des délé­gués y avaient adopté une réso­lu­tion concer­nant la posi­tion du NPA pour les élec­tions à venir en 2015 (muni­ci­pales et régio­nales)… mais aussi en 2017 (prési­den­tielle et légis­la­tives). Cette réso­lu­tion actait le refus durable du NPA de recher­cher quelque cadre unitaire que ce soit. Cette ligne direc­trice n’a pas fonda­men­ta­le­ment été modi­fiée, mais la déci­sion a néan­moins été prise d’or­ga­ni­ser une Confé­rence pour dési­gner un candi­dat, défi­nir son message et, aussi, impul­ser la collecte des parrai­nages.

Au cours de la prépa­ra­tion de la Confé­rence, trois tendances s’étaient consti­tuées. Comme lors du congrès précé­dent, aucune majo­rité abso­lue ne s’est déga­gée lors des votes des assem­blées géné­rales locales. Pour autant, les choses ne sont pas restées en l’état puisque la plate-forme A –  qui fait de l’af­fir­ma­tion de « l’iden­tité révo­lu­tion­naire » du NPA le nec plus ultra de l’orien­ta­tion poli­tique – est désor­mais en tête, avec près de 41% des votants (et près de 80% du « secteur jeune » du NPA). Il est vrai qu’elle regroupe plusieurs sous-courants de la galaxie trots­kiste (ou s’en récla­mant abusi­ve­ment…). Globa­le­ment, la concep­tion de la campagne prési­den­tielle déve­lop­pée par cette tendance est assez proche de celle de Lutte Ouvrière. Il s’agit de permettre l’ex­pres­sion de la « colère ouvrière » et de profi­ter de l’élec­tion pour diffu­ser la propa­gande révo­lu­tion­naire pour le commu­nisme. Cette concep­tion tota­le­ment propa­gan­diste de la lutte poli­tique (dont les batailles élec­to­rales sont un moment) est assez cohé­rente avec la réaf­fir­ma­tion récur­rente du fait qu’entre les mobi­li­sa­tions sociales et la « construc­tion du parti », il ne saurait y avoir « ni média­tions, ni raccour­cis »…

A l’autre extré­mité du spectre poli­tique interne du NPA (2), la plate-forme C a défendu l’idée d’une campagne ne se limi­tant pas aux thèmes « sociaux » – au sens de l’op­po­si­tion capi­tal / travail – mais mettant aussi en avant le fémi­nisme, l’éco­so­cia­lisme, la lutte anti-raciste, la défense de la démo­cra­tie, etc… Et, surtout, une campagne qui serait conçue une étape dans la construc­tion d’une « nouvelle repré­sen­ta­tion des travailleurs, des exploi­tés et des oppri­més » ce qui permet­trait de « renouer avec le projet initial du NPA ». Le fait notable est que cette sensi­bi­lité – où l’on retrouve notam­ment deux des porte- parole du NPA (Olivier Besan­ce­not et Chris­tine Poupin) – est passée de 36%  des votes des mili­tant-e-s (lors du congrès de février 2015) à 29% aujourd’­hui…

Lors de la discus­sion sur la décla­ra­tion finale, a été présenté un amen­de­ment indiquant que le NPA pour­rait être amené à reti­rer son candi­dat « (…) si émerge des mouve­ments de lutte la possi­bi­lité d’une autre campagne basée sur la conver­gence des fronts  (…) ». Cet amen­de­ment a été très large­ment repoussé  (Pour : 9 / Contre : 122 / Abst : 15 / NPPV : 4). On peut débattre de la proba­bi­lité que le cas de figure évoqué se présente effec­ti­ve­ment. Mais, ce vote confirme surtout l’état d’es­prit domi­nant au NPA : après avoir écarté d’em­blée toute possi­bi­lité de recherche d’unité avec d’autres courants poli­tiques, le NPA signi­fie clai­re­ment que même une candi­da­ture « issue du mouve­ment social » ne saurait trou­ver grâce à ses yeux…

Alors, bien sûr, concer­nant les prochaines échéances élec­to­rales, il n’est pas simple de défi­nir une orien­ta­tion qui soit tout à la fois radi­ca­le­ment oppo­sée à la poli­tique gouver­ne­men­tale et large­ment unitaire. Nous le savons bien : aucun chemin de construc­tion d’une alter­na­tive poli­tique n’ap­pa­raît de manière évidente, comme en témoignent les hési­ta­tions et les ques­tion­ne­ments qui sont actuel­le­ment ceux de la gauche radi­cale.

Lors de cette confé­rence natio­nale du NPA, la séance consa­crée aux mobi­li­sa­tions en cours au sein du monde du travail et de la jeunesse a témoi­gné du fait que, aujourd’­hui encore, nombre de mili­tants du NPA sont actifs dans le mouve­ment. Mais le choix systé­ma­tique de l’iso­le­ment – dès que l’on aborde le domaine des réponses poli­tiques – est un choix morti­fère qui n’af­fecte pas seule­ment l’in­fluence du NPA sur le champ poli­tique, mais aussi son poids mili­tant (3).

François Cous­tal

Notes

(1) https://npa2009.org/agir/poli­tique/p-poutou-candi­dat-du-npa-en-2017

(2) Située entre les deux prin­ci­pales plate­formes (mais pas forcé­ment à équi­dis­tan­ce…), la plate­forme B visait essen­tiel­le­ment à rela­ti­vi­ser les diver­gences exis­tant au sein du NPA et à affir­mer P. Poutou comme candi­dat du NPA. Elle a recueilli 24% des votes. Deux autres plate­formes locales (dans les Bouches-du-Rhône et en Ile-de-France) ont recueilli respec­ti­ve­ment 5% et 1%.

(3) Entre le dernier congrès (février 2015) et cette confé­rence natio­nale (mars 2016), le nombre de votants a dimi­nué, passant de 1400 à 1250. Une dimi­nu­tion qui, selon toute vrai­sem­blance, traduit une nouvelle chute des effec­tifs…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.