Aller au contenu

Pour un avenir sans surveillance biomé­trique de masse

POUR UN AVENIR SANS SURVEILLANCE BIOMÉTRIQUE DE MASSE : SIGNEZ LA PÉTITION EUROPÉENNE

Le collec­tif « Reclaim your Face », lance aujourd’­hui sa campagne contre la surveillance biomé­trique et notam­ment la recon­nais­sance faciale. « Reclaim Your Face » est composé de plus de quarante asso­cia­tions de défense des liber­tés et menée par l’or­ga­ni­sa­tion euro­péenne EDRI. Cette campagne prend la forme d’une « INITIATIVE CITOYENNE EUROPÉENNE » : il s’agit d’une péti­tion insti­tu­tion­nelle visant à recueillir 1 million de signa­tures au sein de plusieurs pays de l’Union euro­péenne pour deman­der à la Commis­sion d’in­ter­dire les pratiques de surveillance biomé­trique de masseCLIQUEZ ICI POUR SIGNER LA PÉTITION

En décembre 2019, l’OLN, accom­pa­gnée de 124 orga­ni­sa­tions, deman­dait déjà L’INTERDICTION DE LA RECONNAISSANCE FACIALE SÉCURITAIRE. Nous avions souli­gné les dangers de cette tech­no­lo­gie : le risque d’une surveillance perma­nente et invi­sible de l’es­pace public, nous trans­for­mant en une société de suspect·es et rédui­sant nos corps à une fonc­tion de traceurs constants pour abolir l’ano­ny­mat dans l’es­pace public.

La surveillance biomé­trique ne se limite pas à la recon­nais­sance faciale. Un an après, notre demande d’in­ter­dic­tion n’a pas abouti et les tech­niques de surveillance biomé­trique se sont multi­pliées, notam­ment dans le contexte de la crise sani­taire. Alors que la police conti­nue d’uti­li­ser de façon MASSIVE la recon­nais­sance faciale à travers le fichier des Trai­te­ment des Anté­cé­dents Judi­ciaires (TAJ), plusieurs VILLES et admi­nis­tra­tions ont déployé des dispo­si­tifs de contrôle de tempé­ra­ture, de détec­tion de port du masque ou des projets de vidéo­sur­veillance intel­li­gente pour suivre et tracer les mouve­ments sociaux.

La France n’est malheu­reu­se­ment pas le seul pays où se déve­loppe cette surveillance biomé­trique. En Italie, en Serbie, en Grèce ou aux Pays-Bas, l’État déploie plusieurs dispo­si­tifs qui promettent à l’Eu­rope un avenir de surveillance auto­ma­ti­sée perma­nente.

Des batailles contre la société de contrôle se jouent donc aujourd’­hui : dans les mobi­li­sa­tions sociales contre les projets de loi sécu­ri­taires, dans la lutte contre l’opa­cité qui entoure le déploie­ment de ces tech­niques, dans les tribu­naux où sont contes­tées ces expé­ri­men­ta­tions de surveillance.

Chaque initia­tive compte. Cette péti­tion euro­péenne a pour objec­tif de montrer le refus popu­laire massif et d’im­po­ser un débat sur l’ar­rêt du déploie­ment de ces outils de contrôle, et nous l’es­pé­rons permet­tra d’ob­te­nir un texte protec­teur à l’échelle de l’Union euro­péenne.

C’est un combat impor­tant contre des futurs où nos corps et nos compor­te­ment seraient en perma­nence scan­nées.

Deman­dons donc ensemble l’in­ter­dic­tion formelle de la surveillance biomé­trique : de la recon­nais­sance faciale sécu­ri­taire, de l’ana­lyse des émotions et des compor­te­ments par la vidéo­sur­veillance, des prédic­tions auto­ma­ti­sées en raison de carac­té­ris­tiques physiques, de l’ana­lyse auto­ma­ti­sée biomé­trique de nos profils sur les réseaux sociaux, de l’ana­lyse auto­ma­tique de nos voix et de nos compor­te­ments pour nous contrô­ler.

Pour rejoindre cette lutte, nous vous invi­tons donc à signer et à relayer cette péti­tion sur la page de campagne de la Coali­tion Reclaim Your Face.CLIQUEZ ICI POUR VOIR LE SITE RECLAIM YOUR FACE ET SIGNER L’ICE

ORGANISATIONS SIGNATAIRES RELAIS DE LA CAMPAGNE EN FRANCE

Orga­ni­sa­tions membres de l’OLN :

La Quadra­ture du Net (LQDN),
La Ligue des Droits de l’Homme (LDH),
Le Syndi­cat de la Magis­tra­ture (SM).
Le Syndi­cat des Avocats de France (SAF),
LE CECIL,
CREIS-TERMINAL,
GLOBENET,

Ainsi que :

LE MOUTON NUMÉRIQUE,
LÈVE LES YEUX,
ATTAC.LIRE LE COMMUNIQUÉ D’EDRI EN FRANÇAIS

Le texte de l’ini­tia­tive validé par la Commis­sion euro­péenne et ses annexes dispo­nibles ICI en français et repro­duit ci-dessous :

« Initia­tive de la société civile en vue d’une inter­dic­tion des pratiques de surveillance biomé­trique de masse »

Nous exhor­tons la Commis­sion euro­péenne à régle­men­ter stric­te­ment l’uti­li­sa­tion des tech­no­lo­gies biomé­triques afin d’évi­ter toute atteinte injus­ti­fiée aux droits fonda­men­taux. Nous deman­dons en parti­cu­lier à la Commis­sion d’in­ter­dire, en droit et en pratique, les utili­sa­tions indif­fé­ren­ciées ou arbi­trai­re­ment ciblées de la biomé­trie pouvant conduire à une surveillance de masse illé­gale. Ces systèmes intru­sifs ne peuvent être déve­lop­pés, mis en place (même à titre expé­ri­men­tal) ou utili­sés par des enti­tés publiques ou privées dans la mesure où ils sont suscep­tibles d’en­traî­ner une atteinte inutile ou dispro­por­tion­née aux droits fonda­men­taux des personnes.

Il appa­raît que certaines utili­sa­tions de la surveillance biomé­trique de masse dans les États membres et par des agences de l’UE ont donné lieu à des viola­tions de la légis­la­tion de l’UE en matière de protec­tion des données et ont indû­ment restreint les droits des personnes, y compris le droit au respect de la vie privée, le droit à la liberté d’ex­pres­sion, le droit de mani­fes­ter et le droit à la non-discri­mi­na­tion. Le recours géné­ra­lisé à la surveillance biomé­trique, au profi­lage et à la prédic­tion consti­tue une menace pour l’état de droit et pour nos liber­tés les plus fonda­men­tales.

Par cette ICE, nous prions donc instam­ment la Commis­sion de propo­ser un acte juri­dique qui s’ap­puiera sur les inter­dic­tions géné­rales prévues par le RGPD et la direc­tive en matière de protec­tion des données dans le domaine répres­sif et respec­tera plei­ne­ment lesdites inter­dic­tions, pour faire en sorte que le droit de l’Union inter­dise expli­ci­te­ment et spéci­fique­ment la surveillance biomé­trique de masse.

Billets en relation :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.