Prise de la Bastille : Le roi accuse les casseurs

Le 14 juillet  fut endeuillé par le massacre de Nice commis par un serial killer Daesho­phile.

Ce 14 juillet fut quelques heures aupa­ra­vant l’oc­ca­sion pour l’État de dire, comme chaque année, combien  l’État français est un excellent vendeur d’armes.

Pour­tant, le 14 juillet a toujours un poten­tiel révo­lu­tion­naire  et ironique, malgré tout. Comme ce texte, écrit en mai 2016, en témoigne.

Prise de la Bastille : Le roi accuse les casseurs

PB

 

Voici:

Commu­niqué, depuis Versailles, le 15 juillet 1789.

En marge des mani­fes­ta­tions paci­fiques pour soute­nir l’exa­men des cahiers de doléances, des groupes de casseurs ont attaqué la Bastille, se livrant à de nombreuses dégra­da­tions et se payant, de manière inad­mis­sible, la tête du gouver­neur.

Ce sont les mêmes casseurs qui avaient aupa­ra­vant brûlé les guichets des Fermiers Géné­raux et pillé les manu­fac­tures Henriot et Réveillon.

Sous prétexte de vouloir abolir les privi­lèges et même instau­rer une répu­blique (aber­rante utopie !) ces groupes ultra-mino­ri­taires et hyper-violents ne cessent de harce­ler les soldats du guet, ainsi que les dragons et hussards des troupes royales, profé­rant contre eux des messages de haine (« Tout le monde déteste les soudards ! ») et les agres­sant à chaque fois qu’ils occupent la rue pour faire respec­ter notre droit à régner sans partage.

Malgré les inter­dic­tions de mani­fes­ter décré­tées par nos auto­ri­tés, ces enra­gés conti­nuent à expri­mer leur haine des insti­tu­tions et cherchent à dres­ser la popu­lace contre les troupes qui défendent nos palais avec un grand sang froid et un profes­sion­na­lisme admi­rable.

Suite à ces exac­tions, dénon­cées aussi bien par la plus respec­table noblesse que par les sages élus du Tiers-état, le procu­reur de Paris à ouvert une enquête pour tenta­tive de régi­cide.

Nous Roi des François, ne tolé­re­rons pas que des zones de non-droit divin s’éta­blissent dans le royaume. Nous confions au Maré­chal en chef des troupes royales la mission de renfor­cer les 30 000 merce­naires déjà affec­tés à la défense de la paix sociale et des privi­lèges qui la garan­tissent.

Les casseurs seront trai­tés avec la plus grande fermeté.

Le royaume ne cèdera pas.

Versailles, le 15 juillet 1789

Pcc Les éditions du Bras d’hon­neur, 20 mai 2016

http://gedi­cus.ouva­ton.org/spip.php?arti­cle120

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