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Scan­dale du Chlor­dé­cone : commu­niqué unitaire

Commu­niqué unitaire de soutien à la mobi­li­sa­tion aux antillais·es du 28 mai 2022 empoi­son­ne­ment au chlor­dé­cone : demande d’au­dience des ministres !

En soutien des antillais-es qui seront dans la rue le 28 mai 2022 contre le non-lieu que pour­rait pronon­cer un Procu­reur de la Répu­blique prochai­ne­ment sur le scan­dale sani­taire du chlor­dé­cone et ce malgré des plaintes dépo­sées en 2006 pour mise en danger de la vie d’au­trui et empoi­son­ne­ment, nos orga­ni­sa­tions : la Fédé­ra­tion Syndi­cale Unitaire, la Fonda­tion Coper­nic, la Confé­dé­ra­tion Paysanne, ATTAC France, la Confé­dé­ra­tion Géné­rale du Travail et l’Union syndi­cale Soli­daires ont solli­cité une demande de rendez-vous ce samedi 28 mai 2022 auprès de Madame Yaël BRAUN PIVET, Ministre de l’Outre-mer et Monsieur DUPONT MORETTI, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux.

Le chlor­dé­cone est un pesti­cide très dange­reux et nocif pour la santé. Aux Etats-Unis, il a été inter­dit d’uti­li­sa­tion dès 1976. Il aura fallu attendre 1990, pour qu’il soit inter­dit dans l’Hexa­gone. En outre, par déro­ga­tion minis­té­rielle, il a conti­nué à être utilisé en Guade­loupe et en Marti­nique 3 années supplé­men­taires. Ce pesti­cide a donc été utilisé sur les bana­niers dans les Antilles françaises entre 1972 et 1993, au mini­mum 17 années de trop.

Bien que le chlor­dé­cone ne soit plus utilisé, les antillais-es restent exposé-es. En effet, les surfaces agri­coles, les sous-sols, les rivières et les mers côtières sont toujours pollués par le chlor­dé­cone et le seront encore durant des siècles. Les consé­quences sur la santé de géné­ra­tions d’an­tillais-es sont bien réelles et ne peuvent plus perdu­rer.

Le Gouver­ne­ment doit agir rapi­de­ment. Les chiffres ont de quoi faire peur ! La quasi-tota­lité de la popu­la­tion est conta­mi­née : 95% des guade­lou­péen-nes et 92% des marti­niquais-es sont conta­miné-es par le chlor­dé­cone. Ils et elles en ont dans leur sang, géné­rant ainsi des mala­dies telles que des cancers, ainsi que des décès.

Les faits remon­tant à près de 30 ans, ils seraient atteints par la « pres­crip­tion ». Un Procu­reur de la Répu­blique est sur le point prochai­ne­ment de décla­rer un non-lieu ! Cette impu­nité est d’au­tant plus choquante et inad­mis­sible que le chlor­dé­cone présent dans les sols antillais est un poison pour des centaines d’an­nées pour les popu­la­tions antillaises sans que rien ne se fasse par les gouver­ne­ments succes­sifs.

Les Antilles se battent depuis de nombreuses années et seront à nouveau dans la rue ce samedi pour que l’Etat mette fin à cette catas­trophe sani­taire d’une ampleur terri­fiante inéga­lée et recon­naisse enfin son entière respon­sa­bi­lité.

La FSU, la Fonda­tion Coper­nic, la Confé­dé­ra­tion Paysanne, ATTAC France, la CGT et l’Union syndi­cale Soli­daires atten­dons que Madame la Ministre des Outre-mer et Monsieur le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux nous reçoivent ce samedi 28 mai et prennent enfin de réelles mesures comme le reven­diquent depuis de très longues années les antillais·es. Nous atten­dons de leur part des enga­ge­ments fermes et que le gouver­ne­ment prenne enfin ses respon­sa­bi­li­tés. Il est a précisé que lors de sa visite en 2018, Le Président de la Répu­blique, Monsieur Emma­nuel Macron avait d’ailleurs quali­fié le chlor­dé­cone de scan­dale envi­ron­ne­men­tal. Il est hors de ques­tion pour nos orga­ni­sa­tions qu’un non-lieu soit déclaré par un Procu­reur de la Répu­blique.
Nous atten­dons que les coupables de ce crime sani­taire soient recon­nu·es.
Pour la justice, pour la répa­ra­tion, du crime du chlor­dé­cone

ATTAC-France, CGT, Confé­dé­ra­tion Paysanne, Fonda­tion Coper­nic, FSU, Soli­daires

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