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Un meeting enthou­sias­mant

Le 6 mai à Poitiers ce sont près de 150 personnes qui sont venues assis­ter au meeting de campagne du Front de Gauche dans la préfec­ture de la Vienne à deux jours du retour des vacances scolaires.

Beau­coup de mili­tant.es et sympa­ti­sant.es dans la salle, une quin­zaine de très jeunes, des personnes venues de quatre coins du dépar­te­ment. À la tribune – il est impor­tant de le souli­gner car c’est assez rare – les trois inter­ve­nants sont … trois femmes : Myriam Martin, notre tête de liste pour Grand Ouest, Anne Joulain, la candi­date de la Vienne, et Gisèle Jean, prési­dente du comité de soutien dépar­te­men­tal.

Anne Joulain

 

Anne ouvre les inter­ven­tions (lire son inter­ven­tion complète ici) par un rappel très argu­menté des luttes menées dans les diffé­rents pays euro­péens contre les effets des poli­tiques libé­rales. Le FN prône la concur­rence entre sala­rié.es des diffé­rents pays alors que notre ennemi commun c’est le patro­nat, le plus souvent trans­na­tio­nal. La hausse des droits d’ins­crip­tion dans certaines facs, à l’op­posé de la démo­cra­ti­sa­tion des études, est un sujet que le Front de Gauche doit suivre de près. Toutes les attaques sont menées au nom de « l’Eu­rope » alors que le problème n’est pas le manque d’argent mais le fait qu’il se retrouve dans les mauvaises poches, plutôt « bien trop pleines », non ? Elle insiste sur la « théra­pie de choc » que subit tout parti­cu­liè­re­ment le peuple grec qui justi­fie que le diri­geant de Syriza, Tsipras, soit la tête de file euro­péenne de nos partis anti-austé­ri­taires.

 

 

Myriam Martin

 

Myriam Martin présente son parcours, du NPA au Front de gauche en passant par Ensemble et rappelle la briè­veté de la campagne : trois semaines seule­ment pour convaincre.

Elle commence par un salut soli­daire aux sala­rié.es en lutte de l’usine Fede­ral Mogul mena­cée de ferme­tures (241 emplois mena­cés). Et par un soutien au mouvement « D’ailleurs nous sommes d’ici » et à son combat inlas­sable contre la xéno­pho­bie d’Etat, aujourd’­hui comme hier.

 

Elle conti­nue et évoque le consen­sus des partis de la vraie gauche euro­péenne pour marte­ler la néces­sité de déso­béir à l’Eu­rope libé­rale, de rompre avec les trai­tés qui verrouillent la « concur­rence libre et non faus­sée », notre obli­ga­tion de mettre au centre du discours du Front de Gauche le courage poli­tique de dire non. Non à la propriété privée (Alstom) au détri­ment du bien commun, non au traité de libre échange États Unis/Europe (TAFTA), non à l’aus­té­rité sans fin, non au dogme martelé et jamais démon­tré qui dit que le problème c’est le coût du travail (et des services publics, et de la protec­tion sociale, etc.) et pas celui du capi­tal. Alors que nous dénonçons le coût du capi­tal, le para­si­tisme des capi­ta­listes

 

Que devrait faire un gouver­ne­ment de gauche ?

 

Myriam met en avant nos réponses sur la BCE, l’exi­gence démo­cra­tique contre la main de fer du Marché et d’ins­ti­tu­tions euro­péennes bien peu repré­sen­ta­tives, l’ur­gence de la plani­fi­ca­tion écolo­gique (incom­pa­tible avec l’aus­té­rité ou la bourse des droits à polluer ), la garan­tie des droits des femmes à dispo­ser de leur propre corps, le carac­tère fonda­men­tal de l’har­mo­ni­sa­tion fiscale et des droits sociaux vers le haut, ce qui n’a jamais été fait dans cette Europe-là.

Jusqu’à présent cette Europe libé­rale s’est servi du paravent de la paix, oubliant les massacres de masse commis dans l’an­cienne Yougo­sla­vie. Dans le cas de l’Ukraine cette Europe a jeté de l’huile sur le feu, ce qui par ailleurs ne dédouane pas la respon­sa­bi­lité de Poutine dans le conflit. Nous sommes aux côtés des peuples qui s’auto-orga­nisent, pas des pouvoirs corrom­pus exis­tants.

 

Débat avec la salle

 

Plusieurs ques­tions portent sur la possi­bi­lité pour un État de déso­béir aux trai­tés euro­péens sans le consen­sus des 28 États. Les autres inter­ven­tions portent sur le TAFTA, le coût du capi­tal, la ques­tion du fédé­ra­lisme entre États, la subver­sion que repré­sente l’exi­gence démo­cra­tique. D’autres inter­ven­tions apportent des témoi­gnages sur l’en­ri­chis­se­ment d’une mino­rité jusqu’à la cari­ca­ture, sur le malvivre qui écrase les gens.

Myriam conclut sur la néces­sité qu’un peuple et son gouver­ne­ment ouvre la voie de la déso­béis­sance à l’Eu­rope capi­ta­liste pour provoquer un effet d’en­traî­ne­ment dans les autres pays.

En guise de conclu­sion

 

Ce meeting a montré l’élar­gis­se­ment du Front de gauche, la chaleur de l’unité après des élec­tions muni­ci­pales cris­pantes qui nous ont divi­sés (et il faudra en repar­ler), l’en­vie parta­gée de faire vivre un outil poli­tique unitaire pour cesser de subir et sortir de la rési­gna­tion. D’autres réunions publiques auront lieu dans le dépar­te­ment (Châtel­le­rault, Availles, Mont­mo­rillon…) et cette campagne euro­péenne éclair mobi­lise tout le Front de gauche de la Vienne. Le 25 mai, le vote Front de gauche est un vote d’es­poir. On conti­nue, on lâche rien.

Mardi 13 mai un bus gratuit part de la Vienne pour le meeting régio­nal du Front de gauche. Toutes infos ICI

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