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Un appel natio­nal d’uni­ver­si­taires à voter Mélen­chon

https://www.nouve­lobs.com/bibliobs/20220402.OBS56533/800-univer­si­taires-appellent-a-voter-melen­chon.html

800 univer­si­taires appellent à voter Mélen­chon

TRIBUNE

Un collec­tif

L’ap­pel est signé notam­ment par la philo­sophe Sandra Laugier, le socio­logue Bernard Lahire, le poli­tiste Rémi Lefebvre ou encore l’his­to­rienne Auré­lia Michel. Publié le

On nous assure une issue inéluc­table : un deuxième tour entre la droite et l’ex­trême droite. Nous devrions alors (ré) élire Macron pour faire barrage au pire.

Parce qu’au­cune élec­tion n’est jamais jouée d’avance. Parce que la gauche au second tour est chaque jour un peu plus vrai­sem­blable. Parce qu’un autre avenir est possible et qu’il peut s’écrire main­te­nant. Parce que nous refu­sons qu’on nous confisque l’élec­tion prési­den­tielle et qu’on nous impose un entre-deux tours dont les seules théma­tiques seraient l’iden­tité, la sécu­rité et l’im­mi­gra­tion. Parce que nous souhai­tons remettre au cœur de la vie poli­tique un projet de société démo­cra­tique, soli­daire et écolo­gique, nous prenons la parole ensemble, pour dire que nous vote­rons pour l’Union Popu­laire repré­sen­tée par Jean-Luc Mélen­chon, la seule candi­da­ture aujourd’­hui à même de faire entendre les voix de gauche au second tour et donc de gagner la prési­den­tielle. (…)

Parce que nous pensons que l’en­sei­gne­ment et la recherche consti­tuent un bien commun et pas un marché au service de quelques-un·es, il faut en finir avec « l’au­to­no­mie des univer­si­tés » et cette gestion mana­gé­riale qui dégradent dange­reu­se­ment nos condi­tions de travail et d’étude. Parce qu’il faut rendre effec­tif le droit à l’édu­ca­tion, il faut recru­ter et inves­tir massi­ve­ment dans l’en­sei­gne­ment supé­rieur et la recherche. Nous soute­nons un programme où ces idées sont défen­dues, pour que les mesures de ces dernières années (« Bien­ve­nue en France », Parcour­sup, les lois LRU, LPR, Fiora­so…) soient abro­gées, pour que les liber­tés acadé­miques soient garan­ties, pour que la préca­ri­sa­tion des étudiant·e·s comme des person­nel·les soit combat­tue et pour que les mots coopé­ra­tion, soli­da­rité et émula­tion remplacent les mots excel­lence, sélec­tion et compé­ti­ti­vité.

Notre société a besoin d’une univer­sité libre et ouverte à toutes et tous, où sont produites, discu­tées et mises en circu­la­tion les connais­sances dont nous avons besoin pour rele­ver les défis contem­po­rains et faire vivre notre démo­cra­tie.

Nous souhai­tons simple­ment que l’en­sei­gne­ment supé­rieur et la recherche, au même titre que l’en­sei­gne­ment secon­daire et primaire, la justice, l’hô­pi­tal et l’en­semble des services publics retrouvent le sens de leurs missions. (…)

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