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Vidéo. SNCF, la bataille impi­toyable de Macron et du MEDEF. Une expli­ca­tion d’un chemi­not

Un chemi­not, jeune respon­sable CGT,  de Trappes montre que le refus de la réforme Macron de la SNCF est une lutte d’in­té­rêt géné­ral, avec les usagers et les écolo­gistes.

Le 22 mars se prépare. En défense des fonc­tions publiques et aussi d’un trans­port écolo­gique au service de toutes et de tous, jusque dans les terri­toires isolés, et pour une redé­fi­ni­tion de leurs tâches et objec­tifs.

Alors que le gouver­ne­ment commu­nique sur le thème: « vous êtes mécon­tents des retards de trains? Vous savez que ce n’est dû en rien aux poli­tiques néoli­bé­rales en cours mais juste au statut des chemi­nots qui se gobergent. Aussi nous brise­rons le statut des chemi­nots dont vous êtes tous jaloux ». Avec une certaine effi­ca­cité à ce jour.

La riposte s’or­ga­nise.

PB. 3–3–2018

Axel PERSSON – vidéo 8 minutes

https://www.youtube.com/watch?v=o4Sq8HvA6Fw

 

Au nom de l’éga­lité, les chemi­nots doivent s’ali­gner sur la préca­rité du privé (lire à ce sujet l’ex­cel­lente chro­nique de Samuel Gontier dans Télé­rama).

 

Voici des extraits de l’ar­ticle du 2 mars de Martine Orange dans Media­part :

« Le statut des chemi­nots est un faux problème. Mettre en avant ce sujet, c’est montrer les chemi­nots du doigt afin d’évi­ter un vrai débat sur le service public ferro­viaire et la conti­nuité terri­to­riale », dénonce Éric Meyer, secré­taire de Sud-Rail. « Les diffi­cul­tés de l’en­tre­prise ne peuvent se résu­mer au statut des chemi­nots, après des années de sous-inves­tis­se­ment », suren­ché­rit Laurent Berger, secré­taire géné­ral de la CFDT. « Ce n’est pas les chemi­nots qui sont respon­sables de la dette de la SNCF, des retards, des acci­dents », pour­suit Philippe Marti­nez, secré­taire géné­ral de la CGT.

(…)

« Pendant que l’on parle du statut, on ne parle pas du reste. Les Français seraient vent debout s’ils compre­naient la destruc­tion du service public qui se profile, l’aban­don de toute poli­tique ferro­viaire, de toute cohé­sion terri­to­riale », s’in­digne Béren­ger Cernon, conduc­teur sur la ligne D du RER, secré­taire géné­ral de la CGT chemi­nots Paris-gare de Lyon. « Le gouver­ne­ment a très bien compris l’in­té­rêt poli­tique qu’il y avait à tout foca­li­ser sur le statut des chemi­nots », renché­rit Bruno Poncet, membre du bureau fédé­ral de Sud-Rail. (…)

« Florence Parly, direc­trice géné­rale de la SNCF, avant de deve­nir ministre des armées avait touché 365 961 euros net pour les huit derniers mois de l’an­née 2016, soit 45 745 euros par mois »

Selon la SNCF, plus de six chemi­nots sur dix touchent moins de 3 000 euros par mois.

Rame­ner les chemi­nots dans le droit commun sala­rial peut-il être une réponse aux problèmes de la SNCF, comme le soutient le gouver­ne­ment ? « Chan­ger le statut permet­trait au mieux d’éco­no­mi­ser entre 100 et 150 millions d’eu­ros à un hori­zon de dix ans. Ce n’est pas à l’échelle des enjeux finan­ciers de l’en­tre­prise et du trans­port ferro­viaire en France », recon­naît ce connais­seur du dossier, proche de la mission Spinetta.

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