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Pour la démocratie et la sécurité du travail !
À peine sorti du budget 2026, Lecornu prépare celui de 2027. Aussitôt, des députés de droite proposent de fusionner les budgets de l’État et celui de la Sécu.
Ainsi le rêve étatique libéral serait exhaussé. L’État piloterait le « social » en même temps que l’économie, l’armée, la guerre. Déjà, les cotisations sociales, qui prélèvent la richesse à sa source, ont été remplacées par un impôt : la CSG. Celle-ci fait semblant de plus de justice. En réalité la classe travailleuse est transformée en contribuables. L’assurance-chômage est devenue une annexe ministérielle. La même logique a présidé depuis 1996 avec la Loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), issue d’une réforme constitutionnelle : éloigner les dépenses publiques du monde du travail et du syndicalisme.
En 2023, le 49–3 a imposé au forceps une loi retraites rejetée par 90% du salariat. Dans la crise politique chaotique depuis 2024, le Ministre du Travail lance une conférence Travail-Emploi-Retraites jusqu’en septembre 2026. Les syndicats y vont, mais pas le MEDEF, qui préfère la provocation d’un retour au « CPE », rejeté en 2006.
La gauche doit saisir ce moment pré-présidentiel avec des propositions. On connaît le credo des droites : « En avant la production ! » avait dit Bayrou. Mais il voulait dire : plus de productivité individuelle, plus d’années sous la domination patronale, et une TVA d’injustice pour financer la Sécu.
En 2025, nous avons célébré les 80 ans de la Sécu issue du Conseil national de la Résistance. Mais le plan MEDEF et des droites est d’en finir en 2027. Déjà la France se distingue par une surexploitation du travail subordonné, porteuse d’accidents, de morts. Le « mal travail » général ignore les finalités humaines et les bifurcations écologiques. Or la crise du Travail mène tout droit à accepter un pouvoir autoritaire, par peur d’une déclassification de son statut. Ainsi prolifère le vote RN.
L’APRES propose aux forces du NFP de construire une Convention durable pour la Démocratie au Travail et l’émancipation. Pour renforcer et étendre la Sécurité sociale (alimentation, logement. Le salaire et les cotisations ne doivent pas être des compensations pour celles et ceux « qui se lèvent tôt », mais l’affirmation digne d’un Pouvoir populaire. Affirmer cette exigence est décisif pour rassembler, pour la Primaire pluraliste des gauches et pour gagner en 2027.?
Jean Claude Mamet
