12 février 2026

L’Après. Pour la démo­cra­tie et la sécu­rité du travail !

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Pour la démo­cra­tie et la sécu­rité du travail !

À peine sorti du budget 2026, Lecornu prépare celui de 2027. Aussi­tôt, des dépu­tés de droite proposent de fusion­ner les budgets de l’État et celui de la Sécu.

Ainsi le rêve étatique libé­ral serait exhaussé. L’État pilo­te­rait le « social » en même temps que l’éco­no­mie, l’ar­mée, la guerre. Déjà, les coti­sa­tions sociales, qui prélèvent la richesse à sa source, ont été rempla­cées par un impôt : la CSG. Celle-ci fait semblant de plus de justice. En réalité la classe travailleuse est trans­for­mée en contri­buables. L’as­su­rance-chômage est deve­nue une annexe minis­té­rielle. La même logique a présidé depuis 1996 avec la Loi de finan­ce­ment de la Sécu­rité sociale (PLFSS), issue d’une réforme consti­tu­tion­nelle : éloi­gner les dépenses publiques du monde du travail et du syndi­ca­lisme.

En 2023, le 49–3 a imposé au forceps une loi retraites reje­tée par 90% du sala­riat. Dans la crise poli­tique chao­tique depuis 2024, le Ministre du Travail lance une confé­rence Travail-Emploi-Retraites jusqu’en septembre 2026. Les syndi­cats y vont, mais pas le MEDEF, qui préfère la provo­ca­tion d’un retour au « CPE », rejeté en 2006.

La gauche doit saisir ce moment pré-prési­den­tiel avec des propo­si­tions. On connaît le credo des droites : « En avant la produc­tion ! » avait dit Bayrou. Mais il voulait dire : plus de produc­ti­vité indi­vi­duelle, plus d’an­nées sous la domi­na­tion patro­nale, et une TVA d’injus­tice pour finan­cer la Sécu.
En 2025, nous avons célé­bré les 80 ans de la Sécu issue du Conseil natio­nal de la Résis­tance. Mais le plan MEDEF et des droites est d’en finir en 2027. Déjà la France se distingue par une surex­ploi­ta­tion du travail subor­donné, porteuse d’ac­ci­dents, de morts. Le « mal travail » géné­ral ignore les fina­li­tés humaines et les bifur­ca­tions écolo­giques. Or la crise du Travail mène tout droit à accep­ter un pouvoir auto­ri­taire, par peur d’une déclas­si­fi­ca­tion de son statut. Ainsi proli­fère le vote RN.

L’APRES propose aux forces du NFP de construire une Conven­tion durable pour la Démo­cra­tie au Travail et l’éman­ci­pa­tion. Pour renfor­cer et étendre la Sécu­rité sociale (alimen­ta­tion, loge­ment. Le salaire et les coti­sa­tions ne doivent pas être des compen­sa­tions pour celles et ceux « qui se lèvent tôt », mais l’af­fir­ma­tion digne d’un Pouvoir popu­laire. Affir­mer cette exigence est déci­sif pour rassem­bler, pour la Primaire plura­liste des gauches et pour gagner en 2027.?

Jean Claude Mamet

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