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Appel santé d’or­ga­ni­sa­tions poli­tiques. Dont Ensemble!

Le drame sani­taire, social, poli­tique et écolo­gique que nous traver­sons n’a pas seule­ment comme origine une pandé­mie mondia­le… La destruc­tion de notre système de santé, avec ses suppres­sions de postes, ses ferme­tures de lits et de services dans les hôpi­taux, ses attaques inces­santes contre l’as­su­rance mala­die, en a été l’un des ampli­fi­ca­teurs. Depuis plusieurs années, ce gouver­ne­ment comme les précé­dents n’a pas voulu écou­ter les mobi­li­sa­tions du monde de la santé, des EHPAD, du secteur médico-social ou de la psychia­trie. Ainsi, il y a un an, bien avant la pandé­mie du Covid-19, le mouve­ment des urgen­tistes tirait déjà la sonnette d’alarme sur l’état dégradé des hôpi­taux et sur l’as­phyxie de notre système de santé et de ses person­nels.

Dans le cadre de cette crise sani­taire, les soignant·e·s et l’en­semble des sala­rié·e·s du secteur en « première ligne  » ont assuré leur mission et conti­nuent à le faire dans des condi­tions diffi­ciles. Comme beau­coup de sala­rié-e-s ces derniers mois, ils et elles ont dû œuvrer pour que la vie conti­nue alors que les mesures de sécu­rité sani­taire n’étaient pas respec­tées, qu’il y avait pénu­rie de maté­riel de protec­tion, de person­nels et de places…

Une mobi­li­sa­tion salu­taire a débuté dans les hôpi­taux à la faveur du décon­fi­ne­ment pour exiger en parti­cu­lier de meilleures condi­tions de travail, une reva­lo­ri­sa­tion sala­riale à hauteur de 300 euros ainsi que la réou­ver­ture de lits, en parti­cu­lier en réani­ma­tion. Que répond le gouver­ne­ment ? Un inter­mi­nable concer­ta­tion bapti­sée « Ségur » dont n’émerge aucune réponse concrè­te… et des médailles pour récom­pen­ser « les héros » !

Nous avons applaudi quoti­dien­ne­ment ces person­nels de santé pendant la période du confi­ne­ment, mais cela ne suffit plus : il faut être main­te­nant à leur côté car leur combat est le nôtre. En défen­dant le service public, en se mobi­li­sant pour des augmen­ta­tions de salaire, ils et elles se battent pour une société plus égali­taire, pour faire recu­ler la loi du marché et les gestions comp­tables, pour une autre répar­ti­tion des richesses.

Nos orga­ni­sa­tions poli­tiques entendent appuyer ces mobi­li­sa­tions et appellent l’en­semble de la popu­la­tion à les rejoindre à l’oc­ca­sion de la jour­née de mobi­li­sa­tion de la santé du mardi 16 juin, à parti­ci­per aux diffé­rents rassem­ble­ments et mani­fes­ta­tions ce jour là, tout en respec­tant les mesures de protec­tion.

Nous y serons présents pour exiger que les réponses aux urgences sani­taires soient enfin appor­tées : la distri­bu­tion gratuite des masques ; la gratuité des tests et leur acces­si­bi­lité ; la réqui­si­tion des usines et entre­prises en capa­cité de produire masques et maté­riel médi­cal ; les brevets des médi­ca­ments et du futur vaccin contre le Covid-19 placés en bien public mondial…

Nous relayons aussi les reven­di­ca­tions des person­nels mobi­li­sés, de leurs syndi­cats et collec­tifs. Au-delà, nous exigeons un plan d’ur­gence pour l’hô­pi­tal public : embauche massive de person­nel, à commen­cer par 100 000 recru­te­ments sous statut fonc­tion publique ; augmen­ta­tion des salaires de 300 euros mini­mum ; annu­la­tion des plans de ferme­ture des sites ou de services ; réou­ver­ture des 100 000 lits suppri­més en 20 ans ; annu­la­tion de la tari­fi­ca­tion à l’ac­ti­vité (T2A) qui contraint les hôpi­taux à fonc­tion­ner comme des entre­prises ; remise en cause de la loi Hôpi­tal Patients Santé et Terri­toires de 2009 (dite loi Bache­lot) et du pouvoir des Agences régio­nales de santé (ARS) pour un fonc­tion­ne­ment démo­cra­tique de l’hos­pi­ta­li­sa­tion publique asso­ciant les person­nels médi­caux et para­mé­di­caux, les usagers, les terri­toires ; annu­la­tion de la dette des hôpi­taux et augmen­ta­tion de leurs budgets.

Nous avons aussi besoin d’un service public pour les personnes âgées en perte d’au­to­no­mie, ce qui passe par une sortie du marché de ce secteur et une reva­lo­ri­sa­tion des person­nels des EHPAD et de l’aide à domi­cile.

Concer­nant la Sécu­rité sociale, nous exigeons le rembour­se­ment des exoné­ra­tions qui sont scan­da­leuses, en augmen­tant ses ressources et en réta­blis­sant une gestion démo­cra­tique.

Le « monde d’après » ne peut se construire qu’en nous mobi­li­sant pour une alter­na­tive à un système, le capi­ta­lisme, qui broie nos vies comme il étouffe la planète. La jour­née du mardi 16 juin pour la santé et la protec­tion sociale en est une étape incon­tour­nable. 

Orga­ni­sa­tions signa­taires :

Ensemble ! ;

La France insou­mise ;

Gauche démo­cra­tique et sociale ; Géné­ra­tion-s ; Diem25 ;

Nouveau parti anti­ca­pi­ta­liste ;

Pour une écolo­gie popu­laire et sociale ; Répu­blique et socia­lisme ;

Union commu­niste liber­taire.

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