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Casta­ner avait annoncé pour le Premier Mai l’apo­ca­lypse à Paris contre les syndi­ca­listes et les gilets jaunes . Il l’a fait.

Et Casta­ner relayé par la presse aux ordres, les chaines d’info en continu et par les chefs « syndi­cats » de poli­ciers mentent. Un exemple de propa­gande menson­gère:

Frédé­ric Borras est mili­tant d’En­semble! insou­mis à Toulouse:

https://blogs.media­part.fr/stephane-borras/blog/010519/1er-mai-2019-que-s-est-il-passe-l-hopi­tal-salpe­triere

Autour de 20h, sur les chaînes d’info conti­nue, le ministre de l’In­té­rieur, Chris­tophe Casta­ner annonce devant hôpi­tal de la Salpê­trière que l’hô­pi­tal a été « attaqué » par des dizaines de mili­tants anti­ca­pi­ta­listes d’ul­tra­gauche « black blocs ».

17h30. Je reçois un coup de fil m’in­for­mant de l’ar­res­ta­tion d’un groupe de jeunes étudiants de ma connais­sance.

Je contacte l’un d’entre eux immé­dia­te­ment qui me confirme être en état d’ar­res­ta­tion.

Une heure aupa­ra­vant, après avoir défilé en famille avec la « fanfare invi­sible », nous étions parve­nus in extre­mis et dans la panique à échap­per à la gigan­tesque nasse poli­cière qui s’éten­dait du milieu du boule­vard de l’Hô­pi­tal au boule­vard Saint-Marcel.

Des milliers de mani­fes­tants de tous âges restaient à la merci des centaines de bombes lacry­mo­gènes envoyées sur la foule.

Car, après avoir barré l’ac­cès à la place d’Ita­lie sur le boule­vard de l’Hô­pi­tal, les forces de l’ordre avaient décidé de gazer et d’uti­li­ser les canons à eau pour faire refluer les milliers de mani­fes­tants présents vers le Boule­vard Saint-Marcel.

18h. Je parviens à échan­ger briè­ve­ment avec l’une des étudiantes.

Tout comme nous, avec son groupe d’amis, elle a défilé jusqu’au milieu du Boule­vard de l’Hô­pi­tal. C’est là qu’elle et ses amis étudiants ont été litté­ra­le­ment bombar­dés de lacry­mo­gènes. Déso­rien­tés, paniqués et suffo­cants, cher­chant une issue comme des milliers de mani­fes­tants, ils croient se mettre à l’abri en fran­chis­sant un portail ouvert. Il sont dans l’en­ceinte l’hô­pi­tal de la Salpê­trière au pied de l’un de ses bâti­ments. Quelques minutes plus tard, ils sont nassés et arrê­tés.

Vers 21h, j’ap­prends qu’elle est incul­pée pour « attaque en bande orga­ni­sée ».

Une autre version qui contre­dit celle d’un ministre qui fait passer des mani­fes­tants paniqués devant l’agres­sion de ses forces de l’ordre pour de dange­reux « black blocs »…

Quelques vidéos où on voit les poli­ciers pour­chas­ser violem­ment les mani­fes­tants dans l’hô­pi­tal :

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