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« Darma­nin, Lalle­ment, dehors! »

28 novembre 2020

Elle est insup­por­table la vidéo qui, pendant quinze minutes, nous montre le violent passage à tabac d’un produc­teur de musique par trois poli­ciers, accom­pa­gné de propos racistes. Cette agres­sion a été jusqu’au lance­ment d’une grenade lacry­mo­gène dans le local de répé­ti­tion et l’ar­res­ta­tion des dix-sept jeunes qui s’y trou­vaient.

Insup­por­table les fausses décla­ra­tions de ces trois poli­ciers accu­sant cette personne de « violences sur personnes dépo­si­taires de l’au­to­rité publique et de rébel­lion ».

Une enquête est ouverte par l’IGPN à l’en­contre de ces poli­ciers pour « violences volon­taires en réunion avec arme et à carac­tère raciste », « faux en écri­ture publique » .

Et cela, quelques jours à peine après la violente expul­sion des migrant.e.s de la place de la Répu­blique, migrant.e.s en errance dans les rues de Paris faute de propo­si­tion dans des foyers d’ac­cueil.

Le projet de loi sur la « sécu­rité globale » avec son fameux article 24 est une parfaite illus­tra­tion d’une dérive auto­ri­taire et liber­ti­cide assu­mée et accen­tuée par l’état d’ur­gence sani­taire.

Il vise à cacher au public les violences poli­cières, les actes racistes, à mettre en place une véri­table impu­nité des poli­ciers concer­nés.

Sans vidéo, le produc­teur de musique était inculpé de violence et de rébel­lion.

Il est temps de mettre un coup d’ar­rêt aux violences poli­cières dont sont victimes les migrant.e.s, les jeunes racisé.e.s des quar­tiers popu­laires, qui ont blessé grave­ment Théo Luhaka, tué Rémi Fraisse, Cédric Chou­viat, Adama Traoré, entre autres .

Le 28 novembre, c’est la Marche des Liber­tés. Rassem­blons-nous, mani­fes­tons tous ensemble comme le montrent les nombreux appels unitaires.

Un grand coup de balai, c’est urgent !

Le projet de loi sur la surveillance géné­ra­li­sée doit être retiré.

Le préfet Lalle­ment doit être relevé de ses fonc­tions par le gouver­ne­ment.

Le ministre de l’In­té­rieur, qui est le chef suprême de la police, doit démis­sion­ner.

L’IGPN doit être dissoute et rempla­cée par une instance indé­pen­dante tant de l’ins­ti­tu­tion poli­cière que du pouvoir poli­tique.

Commu­niqué de Ensemble insou­mis. Le 27 novembre 2020. 

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