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Collec­tif poite­vin « D’ailleurs Nous Sommes d’Ici » Mercredi 5 juillet 2017 le Collec­tif DNSI appelle à un rassem­ble­ment en soli­da­rité avec tous les migrant.e.s et sans-papiers 18h devant le Palais de justice.

 

Plus de 450 asso­cia­tions lancent un appel public à Emma­nuel Macron, Édouard Philippe et Gérard Collomb pour que le gouver­ne­ment change radi­ca­le­ment sa poli­tique migra­toire.

 

collec­tif poite­vin
Contact:dnsi86in­fo@g­mail.com
dnsi86
Poitiers le 5 juillet 2017,

Nous qui construi­sons chaque jour une France soli­daire et accueillante, nous appe­lons donc le Président de la Répu­blique et le Premier Ministre à convoquer d’ur­gence une confé­rence impliquant tous les acteurs, afin qu’é­mergent des poli­tiques alter­na­tives d’ac­cueil et d’ac­cès aux droits empreintes de soli­da­rité et d’hu­ma­nité.

Le ministre de l’in­té­rieur a fait connaître ses premières inten­tions en matière de poli­tique migra­toire, et nous déplo­rons qu’il y manque l’en­ga­ge­ment impé­ra­tif de mettre un terme aux violences poli­cières à l’en­contre des migrants et réfu­giés. De même, aucun mot n’a été prononcé pour annon­cer la fin de l’in­ti­mi­da­tion à l’égard de citoyens ou asso­cia­tions, qui sur le terrain s’ef­forcent d’as­su­rer accueil et soli­da­rité à leur égard. Deux prio­ri­tés qu’il faut d’ur­gence mettre en œuvre au regard des situa­tions qui prévalent à Paris, de nouveau à Calais, à la fron­tière franco-italienne, mais aussi ailleurs en France.

Pour­tant, la situa­tion actuelle le démontre impla­ca­ble­ment : la gestion répres­sive des migra­tions inter­na­tio­nales et le non-respect du droit d’asile qui prévalent dans la plupart des pays d’Eu­rope, et en France en parti­cu­lier, sont un échec effroyable. Tout d’abord parce que les guerres, les viola­tions des droits humains, l’ag­gra­va­tion des inéga­li­tés et les catas­trophes clima­tiques jettent un nombre incom­pres­sible de personnes sur les routes de l’exil, et aucune police au monde ne pourra jamais empê­cher des jeunes de cher­cher à se construire un avenir, ou des familles de vouloir proté­ger leurs enfants. Ensuite parce que « tarir les flux d’ar­ri­vées », selon les mots mêmes du Ministre, relève de l’illu­sion et du mensonge, que nous payons au prix fort : des milliers de vies perdues chaque année en Médi­ter­ra­née ou sur les auto­routes d’Eu­rope, des centaines de millions d’eu­ros gaspillés tous les ans, d’in­sup­por­tables souf­frances humaines, mais aussi des terri­toires sous tension, des béné­voles et des citoyens choqués et épui­sés…

De tels choix poli­tiques frac­turent nos terri­toires, dressent les hommes et femmes les uns contre les autres et nour­rissent le rejet de l’autre et le repli sur soi.

Nous, membres d’as­so­cia­tions natio­nales, collec­tifs de migrants ou citoyens réunis dans des initia­tives locales de soli­da­rité avec eux, compo­sons une grande partie de la « société civile » orga­ni­sée, qui tous les jours sillonne le terrain pour pallier les manque­ments, l’aveu­gle­ment et l’in­hu­ma­nité des poli­tiques publiques. Nous avons vu des dizaines de milliers de personnes, ces derniers mois, s’en­ga­ger, dans leurs quar­tiers ou dans leurs villages, pour témoi­gner de l’hu­ma­nité la plus élémen­taire : offrir récon­fort et dignité à des personnes acca­blées par des parcours de souf­france et de danger, voyant leurs droits fonda­men­taux tout simple­ment niés par les auto­ri­tés de l’État.

Face à ce qui consti­tue un véri­table « état d’ur­gence », nous appe­lons les respon­sables poli­tiques et admi­nis­tra­tifs à poser les vraies ques­tions : notre concep­tion de la justice admet-elle que des mili­tants de soli­da­rité soient harce­lés, et jugés comme délinquants, ou que des distri­bu­tions alimen­taires soient inter­dites par arrêté muni­ci­pal ? Les droits fonda­men­taux que nous aspi­rons à voir respec­tés à travers le monde sont-ils compa­tibles avec la déten­tion de milliers de personnes qui ont pour seul tort d’avoir cher­ché à survivre et bâtir un avenir meilleur ?

Plus de 450 asso­cia­tions lancent un appel public à Emma­nuel Macron, Edouard Philippe et Gérard Collomb pour que le gouver­ne­ment change radi­ca­le­ment sa poli­tique migra­toire.

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