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Commu­niqué de Ensemble Insou­mis. Macron doit céder ou céder la place.

Commu­niqué de Ensemble Insou­mis.

Après le 1er décem­bre….conver­ger toutes et tous ensemble !

 

Macron doit céder ou céder la place.

Depuis le 17 novembre, des centaines de milliers de gilets jaunes sont mobi­lisé-es contre la poli­tique d’injus­tice sociale du gouver­ne­ment, avec le soutien massif de la popu­la­tion qui n’ac­cepte plus une poli­tique de classe et de mépris du peuple au seul service des plus riches.

Par sa capa­cité d’auto orga­ni­sa­tion et sa radi­ca­lité cette mobi­li­sa­tion popu­laire semble

aujourd’­hui en capa­cité d’agré­ger de multiples colères.

Hermé­tique à leurs reven­di­ca­tions, le gouver­ne­ment est respon­sable du climat de quasi fureur géné­rale. Sa seule réponse, c’est la répres­sion poli­cière aveugle. Le patro­nat en arrière plan commence à s’inquié­ter pour ses profits et tente de divi­ser les sala­riés précaires par un chan­tage inac­cep­table. Cette tenta­tive de divi­sion doit être combat­tue.

Macron et les siens sont inca­pables de répondre à la colère sociale, aux injus­tices et aux inéga­li­tés car ils ont fait le choix des riches et main­te­nant, ils envi­sagent le recours  à l’ar­se­nal répres­sif pour faire taire les reven­di­ca­tions popu­laires, inter­dire les mani­fes­ta­tions et arrê­ter les respon­sables.

Nous refu­sons cette esca­lade auto­ri­taire. La colère physique expri­mée dans les mani­fes­ta­tions va au delà des agis­se­ments de groupes mino­ri­taires. Elle rencontre un écho certain parmi la masse déter­mi­née des mani­fes­tant-es. Nous appe­lons à proté­ger le mouve­ment de la violence des forces de répres­sion, comme des tenta­tives de récu­pé­ra­tions par une extrême droite qui ne cherche qu’à divi­ser en prônant le racisme et dont il ne faut rien attendre.

Aujourd’­hui, l’ur­gence est sociale, démo­cra­tique et écolo­gique. Les premières mesures indis­pen­sables sont connues : le réta­blis­se­ment de l’ISF et l’aug­men­ta­tion du SMIC à 1800 euros, la mise à jour des retraites en fonc­tion de l’in­fla­tion, la taxa­tion du kéro­sène et de Total, l’an­nu­la­tion de la taxe carbone qui impacte les classes popu­laires.

Nous saluons les initia­tives de certains syndi­cats en faveur de la conver­gence des luttes. Nous appe­lons à la fédé­ra­tion des colères popu­laires, notam­ment avec la jeunesse qui n’a rien de bon à attendre de la part de la poli­tique de Macron. Déjà, dans plusieurs villes, des initia­tives en ce sens ont eu lieu.

Nous soute­nons la motion de censure et tout moyen permet­tant de remettre en jeu le pouvoir de ce gouver­ne­ment, aujourd’­hui désa­voué, illé­gi­time, par de nouvelles élec­tions.

Dirigé contre les injus­tices sociales et démo­cra­tiques, ce mouve­ment n’est pas contre une néces­saire tran­si­tion écolo­gique. C’est pourquoi les marches pour le climat du 8 décembre doivent être massives et affir­mer leur soli­da­rité conver­gente avec les luttes popu­laires. Plus que jamais, l’heure est à fédé­rer le peuple et à construire un puis­sant « tous ensemble ».

Nous appe­lons à des collec­tifs, mani­fes­ta­tions, grèves, cahiers de doléances, caisses de soli­da­rité, aide maté­rielle, ainsi qu’à toutes expres­sions et initia­tives de nature à renfor­cer et orien­ter le mouve­ment vers la satis­fac­tion des reven­di­ca­tions pour la justice sociale, fiscale et écolo­gique pour faire cesser la misère, la préca­rité et les inéga­li­tés. C’est aussi l’ap­pel à un chan­ge­ment profond du système de repré­sen­ta­tion démo­cra­tique qui doit être entendu, au cœur d’un pouvoir en rupture avec la majo­rité du peuple, nécrosé par sa collu­sion avec les inté­rêts d’une mino­rité de possé­dants.

Macron et son gouver­ne­ment doivent céder ou bien céder la place.

Le 3 décembre 2018.

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